Argumentation plus détaillée.
Miky, Patriot.
L’existence de Dieu (en tant que conscience infinie et éternelle) est seule à même d’expliquer l’existence de la conscience. Je vais essayer de décortiquer encore plus mon argumentation pour que les points de désaccord apparaissent clairement. Je suppose toujours que l’on m’a cloné à l’instant t.
1. J’existe et j’ai un corps. La véracité de cette information dépend évidemment de la définition que l’on donne au mot « je ». Je sépare ici volontairement ma conscience et mon corps. « Je » renvoie donc à ma conscience. De plus il est plus juste de dire « j’ai un corps » que « je suis mon corps ». Car « je suis mon corps » est équivalent à « il existe « moi »= il existe mon corps ». Or « il existe mon corps » est équivalent à « il existe moi et j’ai un corps ».
Et dire « il existe moi = il existe moi et j’ai un corps » n’apporte aucune information.
2. Mon clone et moi avons 2 corps en fonctionnement parfaitement identiques (c’est l’hypothèse). Il existe donc 2 corps de modèle M (M comme Miteny : ce Miteny s’identifie objectivement) en fonctionnement. Ces 2 corps peuvent chacun être frappé par un coup de règle sur les doigts. Appelons A la proposition : « un corps de modèle M en fonctionnement est frappé sur les doigts ».
3. Si on me frappe suffisamment fort sur les doigts, j’ai mal : ce sentiment (avoir mal) est une réalité dont je ne peux douter. J’appelle cette réalité B.
4. A-t-on A implique B ? Non, parce que si on frappe mon clone et pas moi, A est vrai, mais B est faux. Cela semble assez clair.
Par conséquent : (5) la conscience que j’ai des choses (de la douleur, de moi) n’existe pas uniquement parce qu’un corps est en fonctionnement. Il y a donc une deuxième cause, une autre cause… qui ne se trouve pas dans le fonctionnement du corps.
Cependant, si on appelle A2 la réalité « mon corps est frappé », alors on a bien B. A2 implique B. Cependant A2 sous-entend, encore une fois (avec l’expression « mon corps ») que d’une part j’existe et que d’autre part j’ai un corps, donc qu’il y a un lien entre les deux… mais pas que l’un est cause de l’autre. Dès que l’on utilise le pronom « mon », cela sous-entend l’existence de « moi », donc de ma conscience (ma conscience d’être moi).
J’ai essayé d’être rigoureux. Je reconnais que ce n’est pas parfait, mais je n’ai pas eu trop de temps aujourd’hui. Néanmoins, j’espère être de plus en plus claire (sans doute pas suffisamment). Il ne me reste qu’à attendre vos remarques.
Sur quel point n’êtes vous pas d’accord ?