Une fiction bien réelle.
Mon raisonnement peut paraître répétitif, lourd, englué, borné, confus, misérable… J’en suis désolé. Néanmoins je persiste à vouloir comprendre, discuter. Il vaut toujours mieux faire de tout petits pas dans la bonne direction que de grands pas dans la mauvaise.
Pour te faire mieux comprendre mon point de vue, je ne te poserai aujourd’hui qu’une question : l’outil qui te permet de savoir que tu existes, quel est-il ? (1)
Comment peux tu être sûr que tu existes ? A mon avis, sans ton esprit, sans ta conscience, tu ne pourras pas savoir que tu existes. Elle est donc nécessaire (est-elle suffisante ? c’est un autre problème). Tu dis que le « je » du cogito existe, mais que c’est une fiction. Tu as écrit « fiction renvoie à l'idée de construction, d'artéfact. Le "je" du cogito est le produit d'une méthode : le doute cartésien. »
Non. Car le doute cartésien a pour objectif de révéler une réalité à savoir que sans la conscience, sans l’esprit, tu ne pourrais même pas prétendre que le cogito est une fiction. Bref le cogito n’est pas l’« invention » d’un esprit trop paranoïaque, puisque chacun d’entre nous l’utilise, à chaque instant. Si tu nies cela, je te demande de m’indiquer quel est selon toi l’instrument qui te permet de juger de ton existence et de l’existence d’une chose en général.
Pour toi, seul l’axiome d’existence est certain. « Tout ce qui réfère doit exister ». Certes. Mais qu’est ce que cela veut dire ? Peux tu me préciser le verbe « référer » ?
Ensuite la question sera de savoir si cette conscience de soi, ce cogito, ce sentiment d’exister est uniquement le produit du cerveau. Mais en attendant, je te demande de bien vouloir répondre à la question 1.