Faut-il respecter les croyances?
Tu as écrit « J'ai en effet parlé de joutes parce que pour moi le débat philosophique est un combat, mais un combat entre idées, pas entre personnes. En ce sens, il ne s'agit pas d'un concours destiné à gratifier narcissiquement celui qui aura finalement raison de/sur l'autre. Peu importe qu'une idée valable soit formulée par Loïc Talmon ou par n'importe qui d'autre si elle trouve un écho suffisant pour être entendue par le plus grand nombre. »
Et je trouve que tu as tout à fait raison. Je rajouterai que s’il faut bien sûr respecter les personnes, il ne s’agit pas pour autant de respecter leurs idées. Une idée peut s’avérer fausse, incomplète. Quoiqu’il en soit, elle est souvent éphémère. Il me paraît plus judicieux de respecter avant tout la raison, la vérité, la logique. Il faut s’incliner devant elle. Car vouloir s’accrocher à son idée, sa croyance aux dépens de l’amour de la vérité, c’est mentir à soi-même et aux autres. Et
Pour en revenir à mon problème (la nature de l’univers pris absolument), j’ai écrit : « Bref le cogito n’est pas l’« invention » d’un esprit trop paranoïaque, puisque chacun d’entre nous l’utilise, à chaque instant. Si tu nies cela, je te demande de m’indiquer quel est selon toi l’instrument qui te permet de juger de ton existence et de l’existence d’une chose en général. » Tout est concept. Chacun d’entre nous appréhende la réalité à l’aide de concepts. C’est grâce à eux que l’on peut se faire une représentation du monde et que l’on peut communiquer. Même l’existence est un concept…
Je suis d’accord avec l’axiome d’existence. Mais j’aimerais savoir quel est selon toi l’instrument, l’outil qui te permet de savoir que tu existes et que l’autre existe. Je ne crois pas que tu m’aies répondu (ou alors j’ai encore une fois mal compris). Peux tu le faire s’il te plaît, parce que je n’arrive pas bien à te saisir ? (Descartes en vient à une certitude : le doute implique nécessairement l'existence… de l’esprit !)