Mon argumentation n'est pas encore au point.
Mon problème n’est pas artificiel. Je ne vois pas pourquoi il n’existerait pas de réponses (même à des questions stupides… toute question stupide est stupide parce que la réponse est évidente). Si le fonctionnalisme (ou le scientisme) est incapable de répondre à une question, c’est peut-être parce que ses hypothèses de départ sont fausses. Je ne vois pas pourquoi j’accepterais le fait que je suis telle personne sans poser de questions. La raison est censée être capable de tout expliquer.
Je constate simplement que le monde sans un « moi » est une fiction, une vue de l’esprit : si le monde existe, c’est avant tout parce que il y a un « moi » qui sait qu’il existe (attention, je n’ai pas dit que le monde n’existait pas en dehors de ma représentation). Et il est vraiment étrange de penser que « je » existe obligatoirement, alors qu’il est clair que, d’un point de vue objectif, j’aurais très bien pu ne pas naître ou mourir à la naissance…
En d’autres termes :
1. Le point de vue objectif du fonctionnaliste considère que la réalité du monde ne dépend de personne. Le monde est, c’est tout.
2. Mais même pour le fonctionnaliste, un monde sans lui n’est plus réel, c’est une fiction, une vue de l’esprit.
3. Donc le point de vue objectif du fonctionnaliste (qui considère que le monde est réel de toute façon, avec ou sans lui) est abusif.
Je ne suis pas encore au point dans mon argumentation, mais je te poserai tout de même une question : Le fonctionnaliste a-t-il le droit de considérer son propre esprit (dans ce qu’il a de plus général) comme un objet d’étude extérieur ? Pour illustrer mon propos, j’ai écrit une petite histoire de science-fiction. Ça ne vaut pas grand-chose, mais j’en avais envie.
http://sanspretention.over-blog.com/article-665042.html PS : « Sans cerveau, pas de conscience ». Par souci de rigueur, j’émets un doute sur cette proposition. Je ne dis pas que je crois aux fantômes (ou autres esprits sans corps), mais que je me permets de ne pas considérer comme certaine une affirmation qui ne l’est peut-être pas. Ce qui est sûr, c’est que sans ma conscience, je ne pourrais pas savoir que j’ai un cerveau.