D'un point de vue objectif.
On pourrait imaginer par exemple un ordinateur qui crie « j’ai mal ! » lorsqu’on lui tord la souris ou lorsqu’on essaie de lui arracher des touches de son clavier.
Le système nerveux humain peut se comparer au système mis en place sur l’ordinateur en question (qui n’existe pas probablement pas mais que l’on peut imaginer) : un réseau permettant de transporter une information jusqu’au centre de décision, lequel décide du comportement à avoir.
Or, que constate-t-on d’un point de vue objectif (c'est-à-dire du seul point de vue valable pour tout le monde) ?
Le comportement de tous les individus In appartenant à I est semblable à celui de l’ordinateur cité plus haut. Mais l’ordinateur a-t-il vraiment mal ? D’un point de vue objectif, il est impossible de le savoir (il est probable que non). En étant vraiment rigoureux (et c’est ce que je veux être ici) on pourrait se demander aussi : les individus In ont-ils vraiment mal ? C’est probable mais il est impossible d’en être sûr.
Néanmoins, d’un point de vue objectif, il existe nécessairement p unique tel que « Ip est frappé » provoque la connaissance de la douleur (ce que ça fait d’avoir mal, la certitude de souffrir), qui est plus qu’une manifestation de douleur.
Le fonctionnement du système nerveux (cerveau compris) est nécessaire, bien évidemment, pour que cette connaissance de la douleur apparaisse. Mais pas suffisant : car il est évident que le fonctionnement de n’importe quel système nerveux (appartenant à In) ne provoque pas cette connaissance (attention ! du point de vue objectif, général. Je ne me place que de ce point de vue, encore une fois seule valable pour tout le monde).
Il faut autre chose. Une chose d’ordre spirituel. Autrement dit, le corps ne peut à lui seul produire cette connaissance, cette certitude de la douleur. Elle provient nécessairement d’un ailleurs, qui ne peut être physique mais spirituel.
On comprend peut-être mieux la nature spirituelle du monde si l’on considère que la matière est en fait de l’information.