La géométrie de l'univers.
Notre univers (celui qui contient les milliards de galaxies) ne serait alors quune « couche », quune infime partie dun multivers contenant une infinité de ces variétés à 3 dimensions.
Avant daller plus loin, jai envie de proposer un petit rappel de géométrie. Un espace peut avoir n dimensions, n étant un entier naturel non nul, et plusieurs formes. Donnons quelques exemples :
En 1 dimension :
Espace fini et limité : segment.
Espace infini et limité : demi-droite.
Espace fini et illimité : cercle, courbe fermée.
Espace infini et illimité : droite.
En 2 dimensions :
Espace fini et limité : rectangle (ou triangle
).
Espace infini et limité : demi-plan.
Espace fini et illimité : surface dune sphère.
Espace infini et illimité : plan.
En 3 dimensions :
Espace fini et limité : cube, ou une pièce quelconque de mon triste appartement. Correspond aussi à une certaine vision antique de lunivers. Pour certaines religions, lunivers est une sorte de boîte entouré de dieux de formes diverses.
Espace fini et illimité : hypersphère, dodécaèdre de Poincaré
Espace infini et illimité : une « boîte » sans bords. Une boîte qui nest pas limitée est obligatoirement infinie.
Espace infini et limité : La même boîte, mais avec un bord.
Il existe beaucoup despaces (quon appelle donc aussi variétés, voire branes) qui diffèrent par leur forme, leur courbure... La première question quil faut se poser est la suivante : la géométrie de notre espace est-elle euclidienne ?
Gauss avait démontré (en établissant que la somme des angles dun triangle formé par les sommets de trois montagnes dun même massif était égal à 180 degrés) que cette dernière est localement euclidienne.
Mais bien sûr, si lon choisit un de ces sommets en Alaska, lautre en Nouvelle-Zélande et le dernier au Chili, on nobtiendra pas 180 degrés mais une valeur supérieure. On dira que la géométrie à la surface de
Quen est-il pour lunivers ? Si sa courbure était positive, on pourrait croire que sa topologie correspond à celle dune hypersphère par exemple. Dans ce cas là, nous ferions partie dun univers illimité mais fini (petite parenthèse : imaginer que notre univers puisse être limité est absurde. Que serait cette limite ? Un panneau ? Par contre personne ne sait sil est fini ou infini. Je croyais personnellement quil était fini, mais bon
).
Mais même si le cosmos est euclidien (ce que semble nous indiquer le fond diffus), il peut être fini. Il peut être une sorte de tore, de cube, dhexagone, répété dont une des faces déboucherait sur
une autre de ses faces (cest un peu compliqué, et je nai pas envie dexpliquer ça ici).
Quoi quil en soit (que la variété à laquelle correspond notre univers soit euclidienne ou pas, finie ou pas), le cosmos au sens où on lentend généralement ferait partie de « quelque chose » de plus grand, de plus général que certains spécialistes ont nommé « multivers de niveau 1 ».
Un multivers de niveau 1 est un ensemble dunivers parallèles dont les propriétés physiques sont semblables. Les constantes fondamentales (G, constante de la gravitation, constante de Planck, vitesse de la lumière
) ont toutes les mêmes valeurs au sein dun tel multivers.
De là à imaginer plusieurs multivers qui différeraient justement par la valeur de ces constantes, il ny a quun pas que franchissent allègrement nombre de théoriciens. Lensemble des multivers de niveau 1 formerait un multivers de niveau 2.
Car enfin, comment expliquer létonnante précision avec laquelle toutes les forces (gravitation, interaction forte, interaction faible) sont ajustées ?
Une explication simple des « coïncidences cosmiques » consiste à affirmer quil existe une infinité de multivers de niveau 1, chacun caractérisé par une série unique de valeurs fondamentales. Nous serions extrêmement chanceux (encore une fois !) puisque notre univers serait coincé à lintérieur dun des rares multivers à être doté des bonnes constantes.
Pourquoi la valeur de G est-elle de 6,64.10-11 SI ? Et celle de c de 299 792 458 m/s ? Personne ne sait. Mais en revanche, les spécialistes ont conscience que ces nombres ne peuvent pas être simplement le fruit du hasard. Quelques centièmes de plus ou de moins, et nous nexisterions pas !
Il ny avait jusquici aucune explication satisfaisante. Reste à savoir si celle introduisant la notion de multivers lest. Pour les scientifiques, il nest pas raisonnable de croire en un grand programmateur qui ajusterait son univers pour que ce dernier puisse être capable dengendrer la vie. Alors ils inventent ce concept.
Mais ce nest pas fini ! On peut également considérer quil existe plusieurs sortes de multivers de niveau 2 (je ne vois pas trop comment, dailleurs). Lensemble des multivers de niveau 2 formerait un multivers de niveau 3 (dit quantique). Jai arrêté de chercher à comprendre à ce niveau là. Je crois dailleurs que lauteur auquel jai pompé ces quelques considérations cosmologiques (et multiverselles) commençait à raconter vraiment nimporte quoi.
Le delirium tremens guette-t-il nos chères têtes pensantes ? Ont-il abusé du café ou de la marijuana ?
En fait, ils ne savent rien. Ils cherchent. Ils ne sont même pas sûrs que les constantes fondamentales soient vraiment
constantes.
Je nai pas exposé toutes les théories connues (comme par exemple la fameuse théorie des cordes), mais je leur reprocherai une chose : le refus dintégrer la métaphysique dans leurs discours. Pourquoi ne parlent-ils jamais de lesprit ? Cest pourtant grâce à lui quils arrivent à concevoir toutes ces hypothèses plus ou moins fumeuses. Ils essaient par tous les moyens de supprimer les coïncidences. Peut-être faudrait-il quils comprennent que cest tout simplement impossible.