Mes arguments.
Je veux faire ici un rapide résumé de mes arguments (je n’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui). 1) Il est impossible de considérer sa propre conscience en tant que « chose extérieure ».
Or la logique, la raison veut que les mêmes causes aient les mêmes effets. « La connaissance de la cause enveloppe celle de l’effet » dirait Spinoza. C’est un axiome logique aussi évident que si A implique B, alors non B implique non A. Par conséquent, si l’on suppose que toutes les consciences (sentiments d’exister) sont uniquement les produits de processus cérébraux mécaniques (c'est-à-dire qu’il est possible de mettre en équation et de modéliser), il faut admettre (en vertu du principe précédent) que les différences entre ces consciences ne sont explicables que par les différences de fonctionnement de ces processus. Donc, si tous les processus fonctionnent de la même manière, toutes les consciences devraient être semblables. Ce qui est vrai, mais d’un point objectif. En effet, sa propre conscience ne peut pas être considérée comme un objet extérieur que l’on met au même plan que les autres. Pour chacun d’entre nous, elle est DIFFERENTE puisque c’est la seule dont on fait l’expérience chaque jour. Cette différence ne s’explique pas par les différences de fonctionnement des processus. Donc il y a autre chose.
2) l’exemple « voulez vous un miracle ? »
L’exemple de l’article « voulez-vous un miracle ? » me semble aussi intéressant. On me répond qu’il est impossible de copier les consciences. Je suis d’accord. Mais l’informaticien de cette fiction ne copie pas les consciences, mais simplement les outils concrets qui lui permettent de faire naître la conscience chez ses artefacts. Or un outil, un logiciel, une mémoire peuvent être copiés. Si j’exécute la copie 1 d’un logiciel ou la copie 2 (que l’on suppose parfaite), c’est exactement, puisque les réactions physiques, les équations mathématiques ne sont pas personnalisées.
En fait, cet article est bâclé mais je voulais écrire quelque chose aujourd’hui. Pour finir, je dirais que les problèmes que soulèvent ces arguments n’ont toujours pas trouvé de réponse.