Les processus cérébraux: réponse à différents commentaires.
Mon raisonnement est généralisable tout simplement parce que je ny ai rien mis concernant mes spécificités. Je nai parlé que du sentiment du moi, universel (ou tout du moins qui existe chez une grande quantité de personnes).
Je regroupe sous le terme matérialiste toutes les théories qui postulent quun processus objectif est à lorigine de lexistence de la conscience. Jentends par processus objectif tout système impersonnel comme par exemple la matière et ses lois chimiques, électrochimiques, biologiques
Les nuances existent, je nen doute pas. Mais toutes les théories ont, je pense, un point commun : elles sont assimilables aux lois physiques, mathématiques
bref à un processus objectif (je me répète parce que je nai pas limpression que ma définition soit si claire).
Tu dis que « selon certains, la conscience, bien quelle soit le produit de processus cérébraux, ne peut être décrite intégralement dun point de vue neurophysiologique ». Je ne comprends pas très bien cette phrase. Quelle est la différence entre « processus cérébraux » et « neurophysiologie ». Je croyais que la neurophysiologie était létude des processus cérébraux ?
Quoi quil en soit, quelque soit la nature de ces processus (pas encore explicitée) leur principale caractéristique est dêtre généralisable, impersonnelle. Ils ne peuvent pas dire « moi, je suis le processus Untel, jhabite dans chaque cerveau et mon travail est de faire prendre conscience aux gens quils existent
»
Car tu seras, je lespère, au moins daccord sur un point : ce que tu évoques est assimilable au fonctionnement dune machine, quelque chose de quasiment mécanique (processus commun à tous les cerveaux que certains scientifiques espèrent pouvoir décrire bientôt).
Quelque soit le degré de complexité de ces processus, les experts cherchent un processus objectif (encore ce mot !), impersonnel. Et cest ce point que je conteste.
Jaimerais donc (sil te plaît) que tu tintéresses aussi à la suite de mon argumentation : la conscience peut-elle être le produit dun processus objectif ?
PS : en ce qui concerne la généralisation, si jy ai consacré si peu de mots, cest simplement parce que je ne me trouve rien dexceptionnel. Je ne suis quun gusse parmi tant dautres (et Manu par exemple, est beaucoup plus intelligent que moi, et aussi plus fort en vélo, au foot
)
Réponse à Tzenga : tu dis, en parlant de la conscience de soi, que cest un état transitoire et éphémère (quelque secondes à chaque fois) qu'il faut essayer de rendre permanent. Cest aussi ce que jessaie de faire, en essayant dexpliquer au mieux son existence. Cest en cherchant à comprendre que de nouvelles portes souvrent, que la conscience séclaire. Ce nest pas en bloquant son intelligence sur quelques certitudes.
Sauf ton respect, tu me fais penser aux religions qui affirment : « voilà lexplication, voilà la vérité et vous naccéderez au salut quen répétant bêtement et sans arrêt les paroles du livre saint n°3 (parce quévidemment il y en a plusieurs, et comme ils disent la même chose mais pas tout à fait, cela suffit à pousser les membres de la secte n°1 à détester les membres de la n°2 etc
mais bon, là nest pas le sujet)).
Je te demande simplement une chose : admets simplement quil est louable dutiliser la raison (et quil faut toujours essayer dy faire référence).
De mon côté, jai rabaissé mes prétentions. Je demande simplement à être aidé. Quon mexplique en quoi le raisonnement de ma partie 1 est faux. Cest tout. Je ne veux pas imposer mon point de vue aux autres, mais simplement faire évoluer le mien, étape par étape. Et plus on démontera mon argumentation, plus je serai content. Je ne veux surtout pas (ou plus !) que des gens disent « il a raison, suivons le » (cest horrible, je me transformerais en gourou). Je pense changer le sous-titre de mon blog dailleurs.