Warszawa.
Cest la première fois que je suis loin de loccident. Nous sommes arrivés tard la nuit dernière et je ne pensais alors quà dormir. Mais ce matin, en regardant la rue par la fenêtre de lhôtel, jai limpression dêtre dans un autre monde. Les voitures sont différentes ainsi que les immeubles, les façades. Il est 6h et le jour est déjà levé, depuis longtemps. Nous sommes impatients de visiter la ville. Nous commencerons par la gare, pour prendre un billet de train direction Hajnowka, dans lEst, du côté de la forêt de Bialowieza. Cest en effet là-bas que nous avons lintention daller
pour voir les derniers bisons sauvages dEurope. Il paraît quil y a aussi dans cette grande forêt des loups et des élans. Chacun ses goûts
Tandis que nous apportons les trottoirs de la ville reconstruite, je remarque lallure bizarre des polonais. Tout le monde est blanc ici. Ce nest pas une société cosmopolite et la plupart des gens que je croise doivent être pure souche. Les magasins sont différents, et comme tout est écrit en polonais, cest difficile pour nous de ne pas se sentir dépaysé. Je navais pour linstant visité que lAngleterre ou lAllemagne, qui ressemblent assez à
Une fois au guichet, nous essayons de nous débrouiller pour obtenir ce que nous voulons, ce qui nest pas facile. Certes jai quelques notions de polonais, mais ce ne sont vraiment que quelques notions. Je sais dire bonjour, au revoir et comment allez vous. Mais pour aller dans la petite ville de Bialowieza cest une autre histoire. Nous finissons tout de même par obtenir nos billets.
Installés sur nos sacs à dos, prêts à partir, nous attendons patiemment larrivée du train, en lisant le guide du Routard « Pologne, Slovaquie, Roumanie ». Nous croyons naïvement quune nature intacte nattend que nous : nous ne savons pas encore que nous ne verrons là-bas que des moustiques