Dieu existe, et alors?
Si la conscience de soi ne s’explique pas rationnellement, alors la société doit changer.
En effet, de nos jours, il semble que le bonheur soit synonyme d’argent, de gloire, de réussite. C’est un bien individuel que l’on acquiert aux dépens des autres. C’est quelque chose que l’on compte. Être heureux pour beaucoup de gens c’est par exemple gagner au loto (donc ne pas avoir de soucis d’argent), avoir une activité intéressante et valorisante (tant qu’à faire), avoir des proches aimants et aimables etc.… bref c’est satisfaire ses désirs égoïstes.
Il s’agit d’une vision à court terme. Car les gens ne semblent pas se rendre compte que ce type de « bonheur » se brûle très vite et qu’une fois passé, on se retrouve soit lassé, soit aussi perdu qu’avant. Être heureux un an ou 10 ans, est-ce que cela a une quelconque importance ?
Pourquoi se battre pour être heureux, pour avoir une vie intéressante, pleine de récompenses et de joies ? Quand les vacances seront finies, quand la fête sera terminée, que restera-t-il ? Peut-être le plaisir de laisser à ses enfants un héritage. Mais ce n’est que déplacer le problème. Car si l’existence de l’humanité est absurde, sa civilisation peut disparaître comme ça d’un seul coup (à cause d’une météorite par exemple), sans que personne n’ait eu le temps de s’en émouvoir. Alors tout ce travail aura été inutile. Doit on alors s’investir dans une vie de débauche puisque de toute façon, à la fin, le résultat est le même ?
Car seul le résultat compte. « Pour peu que le bonheur survienne, il est rare qu’on se souvienne des épisodes du chemin. » disait le poète. Or le problème, c’est qu’il n’y a que les étapes, puis plus rien. Quelles qu’aient été ces étapes.
Ce qui intéresse chacun de nous, c’est l’avenir (comment apprendre des erreurs du passé pour se construire un meilleur avenir ?). Si l’avenir est voué au néant, nous n’avons plus qu’à nous contenter de moments de bonheur. Un moment de quelle durée ? Peu importe dira le sage, puisqu’à la fin le résultat est le même : la mort.
C’est pourquoi il me paraît important de démontrer que la conscience qui nous permet de profiter de tout ce qui nous fait du bien est un don de Dieu et que, par conséquent, on ne peut l’utiliser comme si elle nous appartenait entièrement.
S’il nous a prêté cette extraordinaire faculté pour un temps, ce n’est pas pour qu’on la brûle de façon égoïste absurde et limitée, mais pour autre chose.