Pourquoi suis-je moi?

Publié le par Miteny

Ma question est-elle légitime ? Je ne sais pas, mais je vais essayer de la préciser ici. 

Je ne constate que peu de différences entre les être humains. Nous sommes tous assez semblables. Lorsqu’on regarde cette immense foule (désormais plus de 6 milliards de personnes), et son comportement relativement homogène, on ne peut que se dire que, finalement, nous sommes tous assez communs. Personne ne se distingue vraiment, et surtout pas moi (je n’ai en effet aucun talent particulier). 

L’humanité est comparable à une fourmilière dont les soldats (très performants, je ne dis pas le contraire) se comptent par milliers de millions. Jusqu’ici tout va bien. Mais quand je me pose la question « aurais-je pu être quelqu’un d’autre », rien ne va plus.  

Car, la réponse est oui. En effet, on peut me définir de deux façons : 

D’une part en tant que français né dans les années 70, ayant vécu à tel endroit, se nommant untel etc.… ce sont mes caractéristiques objectives qui n’existent que pour que l’on puisse me reconnaître, me distinguer des autres. 

D’autre part, je peux me définir en tant que conscience de soi, qui sait qu’elle existe. C’est la partie la plus importante de ma personnalité, je pense. Car peu importe que je sois né ici ou ailleurs, je sais que j’existe. Ce sentiment d’exister ne dépend pas de l’endroit ni de la date de ma naissance.  

Par conséquent, j’aurais pu être quelqu’un d’autre. Ce « je » aurait pu se trouver dans la peau d’une autre personne, en France ou dans un autre pays. J’aurais même pu ne pas exister. Car je ne connaîtrai jamais la vie personnelle de milliards de personnes. En d’autres termes, le fait d’exister n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas dont je ne ferai jamais l’expérience. 

Conclusion ? L’existence, la conscience est pour moi un miracle, un don de Dieu… ou parfois, dans les moments difficiles, une malédiction mais en tout cas, ne s’explique pas rationnellement.

Que faire avec ce cadeau dont j’ai parfois envie de me débarrasser ? Je ne sais même pas à quoi je sers. Si je suis heureux ou malheureux, à quoi cela sert-il ? Je pourrais très bien considérer que ma vie n’a pas d’importance. Pourquoi en aurait-elle une ?

 

 

 

Publié dans Métaphysique.

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pif75 13/09/2015 19:12

ça s'appelle l'angoisse existentielle... en effet nulle différence entre ton propre sentiment du "soi" et celui d'un autre... étrange, hein ? quel est donc le "suprême soi" qui organise le monde et qui nous dispose arbitrairement à travers le temps et l'espace ? Dieu ? ou soi-même ? voilà pourquoi on dit aux jeunes "te pose pas trop de questions", ça évite des bonnes crises d'angoisse lol