Un rêve.

Publié le par Miteny

Une maison avec un jardin. La famille (j’ai réussi à les convaincre de me rejoindre dans ce paradis), les amis. Un poulailler aussi, pour la viande, les œufs. Autour, une forêt, luxuriante, débordante de vie sauvage.

Au premier étage de ma demeure se trouve une petite pièce que j’ai aménagée en bureau. Deux à trois ordinateurs s’y trouvent. L’un d’entre eux est connecté à Internet et me procure ainsi l’essentiel de mes revenus, grâce au télétravail. Je bricole aussi : charpentier, mécanicien, plombier, maçon. J’apprends tous les métiers.

Je quitte rarement mon quartier, car j’ai tout ce qu’il faut à ma portée : la nature, la mer. En effet, à environ 400 mètres, il y a une petite crique dans laquelle mouille continuellement un modeste bateau qui me permet de sillonner la côte pour voir des baleines, des dauphins et quelque fois pêcher quelques poissons, histoire d’accompagner le manioc et les patates douces que j’ai récolté dans mon potager. Je consacre une bonne partie de mon temps à écrire. C’est une sorte de passion que j’entretiens avec régularité.

Où se trouve cet endroit enchanteur ? Peut-être à Fort Dauphin au sud de Madagascar. Le climat de cet région du monde est idéal : jamais trop chaud, jamais trop froid. En janvier et en février la moyenne des températures minimales est de 22,2 °C et la moyenne des températures maximales de 28,8 °C. Juste ce qu’il faut. Ces valeurs descendent à 16,1 °C et 23,3 °C en juillet et août[1]. Cela permet de se rafraîchir un peu.

Les animaux que l’on trouve là-bas sont dans la mer : dauphins, baleines, poissons multicolores. Sur Terre : lémuriens (dont le magnifique Sifaka de Verreaux), caméléons, serpents inoffensifs… une faune totalement endémique, dotée d’un vrai charme.

Cette terre, il faut la protéger. Alors, si en plus je pouvais faire quelque chose pour la préservation de la biodiversité, je crois que je serais assez content.

Tout ceci n’est-il vraiment qu’un rêve ? Sans doute. Pourtant j’y crois parfois. Ma femme est malgache (et originaire du sud). C’est un atout non négligeable, vous en conviendrez, même si le fossé culturel qui sépare les européens (dont je suis un représentant) du peuple de l’île rouge est grand. Pourrai-je m’adapter ? Et surtout (le plus important) serai-je accepté ?



[1] Source : Météo France.

Publié dans Mon idéal.

Commenter cet article

Cévennes mon amour 05/07/2005 09:19

le paradis rêvé c'est bien une affaire personnelle et parfois peut-être on se rejoint dans un projet commun (tiens les phalanstères de Fourier ont existé en Cévennes et il y a encore les héritiers aujourd'hui), mais pour beaucoup d'autres lascars (qui sont plus dans le paraître que l'être) il s'agit d'être à fond dans la système et de faire absolument du flouze pour pouvoir siroter un jour sur une plage un coktail en charmante compagnie : la maison près des HLM...et cela finissait par c'est le progrès (une chanson de Nino qui s'est flingué avec un fusil).