Les yamanas.

Publié le par Miteny

Les yamanas vivaient à l’extrême sud de la terre de feu, au sein d’un paysage très hostile… et froid. Là-bas, la température moyenne de l’hiver ne doit pas dépasser les -2 degrés et l’été, elle atteint difficilement 10 à 12 degrés.

Pourtant les yamanas étaient continuellement nus, à la fois sur terre, et dans leurs barques, au milieu duquel se trouvait souvent un feu qu’ils n’éteignaient jamais.

Ils mangeaient des algues, des coquillages, mais surtout des otaries, qu’ils tuaient grâce à des harpons rudimentaires mais efficaces.

Ils ont disparu en quelques dizaines d’années, à la fin du 19ième siècle, après des millénaires de vie paisible. Pourquoi ?

A cette époque, il y avait des dizaines de milliers d’otaries dans ce lieu reculé et perdu de la planète. Mais les anglais (parmi lesquels se trouvait Darwin) sont arrivés et ont tout massacré. Ils n’utilisaient qu’une partie de ce que peut fournir le corps de ces pinnipèdes : la graisse. Laquelle servait de combustible aux lampadaires de Londres. Les yamanas, ne trouvant plus de nourriture, sont morts de faim.

 

Il s’agit donc d’un véritable génocide, doublé d’un grand saccage (un peu comme ce qui avait été fait en Amérique du nord avec les indiens).

Devant l’horreur de telles pratiques, on peut se demander si la civilisation occidentale est vraiment une civilisation de progrès. Après avoir tout ravagé, elle a imposé un mode de vie confortable mais pénalisant pour la planète, la faune et la flore.

La question qu’il faut se poser est la suivante : vers quoi allons nous ? Quel sera l’héritage de ces tueurs d’indiens qui étaient nos ancêtres ? Avons-nous « comblé la mesure de nos pères » ?

Commenter cet article