L'argument ontologique.

Publié le par Miteny

Souvent, quand je parle de Dieu, on me répond « Je n’y crois pas parce qu’il y a trop d’injustice dans le monde ». Mais avant d’affirmer de manière péremptoire s’il existe ou pas, il faudrait savoir de quoi on parle, n’est ce pas ?

Pour moi, évoquer Dieu, c’est se poser des questions sur le sens véritable de la vie. Attention, il ne s’agit pas d’en trouver un arbitrairement, trop rapidement. Il s’agit de voir la vie et l’humanité dans son ensemble, et de se demander : pourquoi existons nous ? Qui sommes nous ?

Certains répondront « nous existons parce que les femelles préhistoriques préféraient les mâles intelligents : ils rapportaient plus de viande que les autres. Alors avec le temps, par sélection naturelle, l’australopithèque a évolué vers l’homme moderne ». Sans doute que c’est vrai, mais ce n’est pas le sujet. Cette affirmation répond partiellement à la question « comment sommes nous apparus ? » mais pas à la question « pourquoi ».

Je crois que pour appréhender correctement le problème, il faut, à l’instar de Descartes, considérer l’argument ontologique : « je pense, donc je suis ». Car, n’oublions pas que la première chose dont on soit sûr, c’est que nous pensons, que nous avons une conscience (certes pour certains très endormi, mais une conscience quand même). Et cette conscience est indispensable. Elle est inévitable. Même un athée scientiste est obligé de l’utiliser pour construire son argumentation. Sa doctrine est entièrement incluse dans ce qu’on pourrait appeler la Pensée, avec un grand p. Celle-ci est première, incontournable. Son existence a plus de réalité que celle du soleil ou de la pluie. Car ce qui a le plus de réalité pour nous, ce n’est pas le monde en lui-même mais la représentation que l’on en a…

Publié dans Métaphysique.

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