Ce n'est pas si compliqué.

Publié le par Miteny

En fait ma question est simple.

L’existence d’un corps (en bon état de fonctionnement) est-elle suffisante pour que la conscience c'est-à-dire la connaissance de l’existence des choses et des évènements (au minimum) soit produite ?

 

Si vous répondez OUI.

Alors vous admettez que l’affirmation est vraie pour tout le monde.

Donc par exemple pour Pierre.

Ainsi quelque soit le corps sollicité (celui de Ronan) par un évènement (un but de Zidane contre le Brésil par exemple), la connaissance de l’existence de cet évènement apparaîtra… pour Pierre…Ce qui signifie clairement que Pierre sera donc au courant de l’évènement.

ABSURDE.

 

En fait, il n’existe qu’un seul corps qui, sollicité par un évènement, « produit » la connaissance de l’existence de cet évènement. Voilà ce qui est vrai pour tout le monde.

Ainsi pour Pierre, l’information « tel évènement a eu lieu » ne peut lui être apporté que via un seul corps, le sien. Il ne pourra être au courant que si ce sont SES yeux qui voient le but du talentueux Zidane par exemple.

 

La réponse est donc NON. On peut en déduire fort logiquement que si l’existence d’un corps n’est pas suffisante, il faut autre chose. Autre chose mais QUOI ?

Quelque chose de concret, de général, une condition objective…mais laquelle ?

 

PS : tout peut et doit être expliqué, même la clôture phénoménologique. Pourquoi s’interdire de comprendre ?

Publié dans En toute rigueur.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Loïc 09/06/2006 11:53

La réponse est donc en Jésus-Christ, Stéphane ? Et dire que les philosophes perdent leur temps à réfléchir ! :-D

stéphane gauthier 08/06/2006 23:33

peux etre que mon blog pourrais répondres a certaines de tes questions dit moi ce uqe tu en penses

CM 06/06/2006 11:38

Bonjour, reprenons : "L’existence d’un corps en fonctionnement suffit-elle à expliquer l'existence de la connaissance des choses ? Non, puisqu'un seul corps produit cette dernière. ..." Il me semble évident que la répose soit non. Mais pas pour la raison évoquée ("un seul corps produit cette dernière"). Car le corps ne produit pas "l'existence de la connaissance des choses", mais peut au mieux participer à sa corroboration. Prenons l'exemple simple d'un bébé qui découvre le monde et s'ouvre à la vie. Ce bébé qui voit bouger quelque chose que les adultes appellent "ses doigts" mettra beaucoup de temps pour assimiler le fait que ces doigts sont les siens et qu'il peut développer la possibilité de les contrôler et de les utiliser à sa guise. Le corps (ses doigts) ne va pas lui permettre d'expliquer l'existence de la possibilité d'un tel contrôle, mais juste lui offrir la capacité de découvrir ce contrôle, sans raison apparente. L'explication (de ce contrôle), il la découvrira peut-être plus tard lors de ses premiers cours de biologie... Le corps n'est donc pas celui qui explique l'existence de "quoi que ce soit", mais celui qui permet "d'accéder au quoi que ce soit" sans explication. Plus globalement, ce n'est pas le corps qui "permet la conscience" mais plutôt la conscience qui "permet le corps". Le corps n'est qu'un élément parmis tant d'autres dans l'inventaire des choses qui nous permettent de decrire le monde. Cette description du monde nous est "transmises" par nos semblables et forme, au fil du temps, ce que nous nommons la réalité. Le corps n'est donc qu'une composante, comme la table, le verre, la voiture...ou le but de Zidane. Ceci me permet donc d'embrayer sur l'assimilation de la conscience à la "connaissance des choses". Cette association ne me semble pas trés pertinente...voire même franchement fausse. La conscience se nourrit de la connaissance des choses, mais peut cependant subsister sans elle (reprendre l'exemple du bébé...). Il y a donc (peut-être?) un raccourci employé trop rapidement dans l'énnoncé de tes hypothèses. Cordialement. CM

Loïc 04/06/2006 19:00

Miteny, il ne s'agit pas de "droit" de parler de la 'conscience' ou de la connaissance d'un évènement, mais de *logique*, dont tu te réclames en permanence : la 'conscience' est toujours "conscience de" (Husserl) quelque chose et donc localisée, tant spatialement que temporellement. En outre, lorsque tu parles de la "connaissance de l'existence des choses", cela implique *nécessairement* (consistance logique) l'existence d'un connaisseur. Il n'y a pas de connaissance sans connaisseur !

Miteny 04/06/2006 18:07

Loïc
Je ne comprends pas. Pourquoi n'aurais je pas le droit de parler de la conscience, de la connaissance?
Ce n'est pas parce que mes mains ne se séparent jamais de mon corps que je n'ai pas le droit de parler des mains.
L'existence d'un corps (en bon état) est elle suffisante pour qu'une main existe?
J'ai le droit de poser la question et la réponse existe. Elle est simple, c'est oui.

Je peux faire pareil pour les pieds, la peau.. et je n'aurais pas le droit pour la connaissance de l'existence des choses ???