Une première étape.

Publié le par Miteny

Miky tu dis « mais la clôture phénoménologique liée à l'existence distincte des corps t'empêche de le constater directement pour les autres corps que le tien. »

Bien sûr, mais la question n’est pas là. Pourquoi ce corps est-il le mien ? Voilà la question.

Un phénomène existe. Je cherche les raisons de cette existence. La clôture phénoménologique, je ne sais pas ce que c’est. Je sais bien que je ne peux pas constater directement la conscience des autres. Je cherche à savoir pourquoi.

Je reprends mon exemple de la lampe. Une lampe produit de la lumière. On a bien « Quelque soit n, « Ln allumé » implique l’existence d’une lumière associée à Ln. »

Il n’y a pas de clôture phénoménologique. Si quelque chose produit un phénomène, on doit pouvoir le vérifier expérimentalement. Oui ou non ?

En tout cas, je suis content que la pertinence de ma phrase (« Il existe un et un seul p, p<N, tel que « Ip frappé » implique l’existence d’une sensation de douleur associée à Ip. ») ait été accepté. N’est-ce pas ?

De plus, je sais bien que vous n’êtes pas d’accord, mais je voudrais bien que vous m’indiquiez à quel endroit mon raisonnement est faux.

Et aussi que vous me disiez ce qu’est la clôture phénoménologique et pourquoi elle ne concerne que le corps, le cerveau humain et la conscience.

Publié dans Démonstration.

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miteny 11/05/2006 14:08

« la connaissance de la cause dépend de celle de l’effet et l’enveloppe »
C'est valable en science, en métaphysique... C'est tout simplement rationnel.

Un an déjà? Serait-ce possible ??

Loïc 10/05/2006 18:30

"""""Oui, je suis prisonnier de mon fonctionnement cognitif. Je cherche à savoir pourquoi."""""

>> La réponse, au niveau scientifique, tient « tout simplement » à la structure de ton système nerveux. Plonge-toi dans la neurobiologie et tu comprendras mieux. Mais je doute que ce soit ce genre de réponse que tu attendes. Non, ton pourquoi semble encore une fois un pourquoi *métaphysique*, par définition hors du champ de la rationalité, te condamnant à la pure spéculation (la preuve : nos échanges se chiffrent maintenant en années !).

miteny 10/05/2006 09:58

Loïc
Oui, je suis prisonnier de mon fonctionnement cognitif. Je cherche à savoir pourquoi.
En fait le principe simple que j’utilise est le suivant : « la connaissance de la cause dépend de celle de l’effet et l’enveloppe ».
C’est tout. Un phénomène existe, il faut en connaître les raisons.
Tout phénomène doit avoir des causes. Et l’effet dépend de la cause. C’est tout.

Cordialement

Miky 09/05/2006 21:57

"Pour en revenir à nos moutons, je propose de nous limiter à mon enchaînement logique. Si ce dernier est faux, on doit pouvoir savoir à quel endroit.
Je suis d’accord avec ton commentaire, c’est pourquoi je n’emploie plus les mots « je » et « moi »." :

Le problème n'est pas la logique de ton raisonnement, ce sont ses prémisses. Voir mon commentaire précédent.

Amicalement,
Miky

Loïc 09/05/2006 19:05

La clôture phénoménologique, je ne sais pas ce que c’est. Je sais bien que je ne peux pas constater directement la conscience des autres.

>> Tu y es ! La clôture phénoménologique, c’est ça : ton incapacité à « constater directement la conscience des autres », à expérimenter ce qu’ils ressentent, *eux*. Tu es (nous sommes tous) prisonnier de ton fonctionnement cognitif.

Il n’y a pas de clôture phénoménologique. Si quelque chose produit un phénomène, on doit pouvoir le vérifier expérimentalement. Oui ou non ?

>> Question trop générale. Il se pourrait, par exemple, que quelque chose produise un phénomène, mais que nous ne disposions d’aucun moyen empirique pour mettre en évidence cette chose. Exemple de la théorie des cordes actuellement : testable en théorie, mais pas en pratique, parce que nous n’avons pas (pas encore, en attente du LHC à Genève, prévu pour 2007) les outils adéquats. Ensuite, il faut s’entendre : « vérifier expérimentalement » la relation de cause à effet entre deux phénomènes, ce n’est possible que si les phénomènes en question existent bel et bien. Or, dans le cas de la conscience, autant nous sommes sûrs de l’existence du cerveau, autant nous n’avons aucune certitude quant à l’existence de la ‘conscience’, *en tant que telle*, c’est-à-dire en tant que substance indépendante du cerveau. Si la conscience *est* le cerveau, ta quête d’une relation entre les deux est vouée à l’échec, puisque tu poursuivrais alors un fantôme. Enfin, tout ce qui relève de l’expérience subjective n’est « vérifiable expérimentalement » de manière *directe* que par le sujet lui-même. Je sais si j’ai mal. En revanche, je ne peux savoir si tu as mal, sinon de manière *indirecte*, dans la vie quotidienne en considérant tes mimiques, ton discours, ou dans un laboratoire en objectivant ta sensation (activation de réseaux neuronaux spécifiques, par exemple).