Une approche plus rigoureuse.

Publié le par Miteny

D’un point de vue général (ou objectif, je ne sais pas quelle terme est le plus appropriée) :

L’ensemble des personnes qui ont existé et qui existent peut être considéré comme l’ensemble I des individus In, n étant un entier naturel pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards.

I est l’ensemble des « individus objectifs » dont j’ai parlé précédemment. Quelque soit n, le fonctionnement de In peut s’expliquer par le fonctionnalisme : pour chaque sollicitation, In a une réaction adaptée qui dépend aussi de ses particularités génétiques, historiques… Comment dire… ce sont des réactions logiques dans le contexte de In. La plupart du temps, le comportement de In appartenant à ce que j’ai appelé l’ensemble des « individus objectifs » est étudié par les neuroscientifiques par exemple (un peu comme un ordinateur serait étudié par des informaticiens).

Néanmoins on est obligé de constater qu’il existe p tel que Ip est lié à la certitude d’exister, la capacité « à se rendre compte que l’on se rend compte », à la sensation de la douleur. L’individu Ip est plus communément appelé « moi » (attention aux guillemets, il ne s’agit pas de miteny).

Autrement dit, il existe p tel que « la connaissance de la douleur » (ou la certitude d’avoir mal) apparaît ssi (si et seulement si) Ip est frappé.

 

Quelque soit n différent de p, « In est frappé » n’implique absolument la connaissance de la douleur. « In est frappé » implique une manifestation de douleur, ce qui n’est pas la même chose. Or la connaissance de la douleur (ou des choses) existe nécessairement. Autrement dit, p existe nécessairement.

Ip, appartenant à I, peut produire la douleur, mais ne peut produire seul la connaissance de la douleur (cela ne fait pas partie des « compétences » des éléments de I). Celle-ci provient donc d’un autre phénomène.

Publié dans Démonstration.

Commenter cet article

bonnesidees2007 14/04/2006 02:30

Bonjour,

j'ai lu avec attention votre superbe blog sans prétention de la métaphysique supra et ultra-sensorielle des données obscures de l'univers et j'avoue je n'ai rien capté. Est-ce normal ?

Cordialement

Miky 06/04/2006 18:32

"Je dis qu’il existe 1 et 1 seul p tel que « Ip est frappé » provoque la connaissance directe de la douleur." :
Ben non, il en existe autant qu'il existe d'Ip. Si tu frappes chaque Ip de 1 à 6542112 et même au-delà, tu auras autant de connaissances directes de la douleur. Chaque Ip aura sa connaissance directe de la douleur.
Miky

Loïc Talmon 06/04/2006 18:25

Pardonne-moi, Miteny, mais personnellement je ne vois pas où tu veux en venir, en dehors de montrer que l'expérience subjective est nécessairement individuelle, ce qui semble plutôt logique, puisque le système nerveux qui produit cette expérience subjective concerne une et une seule entité biologique. So what ?

miteny 06/04/2006 18:18

Tout à fait. Je vois que, à propos des In, je me suis fait comprendre. J’ai oublié de dire que je me plaçais du point de vue de la réalité, qui s’impose à nous tous.
Je dis qu’il existe 1 et 1 seul p tel que « Ip est frappé » provoque la connaissance directe de la douleur.
Dans ton exemple, les manifestations douloureuses de I1 et de I2 sont équivalentes. Mais la connaissance directe de la douleur lié au coup en question n’existe que si p=1 ou p=2.
La connaissance directe de la douleur, c’est l’expérience directe de la douleur (comment ça fait d’avoir mal).
 

J’essaie de rationnaliser ma description de la réalité, telle qu’elle s’impose à nous tous. J’essaie de la décrire et je pense que Ip existe et est unique, même si p peut-être 1 ou 6542112 (bien qu’en général, les gens aient plutôt des noms propres J).
 

Miky 06/04/2006 17:32

"Néanmoins on est obligé de constater qu’il existe p tel que Ip est lié à la certitude d’exister, la capacité « à se rendre compte que l’on se rend compte », à la sensation de la douleur. L’individu Ip est plus communément appelé « moi » (attention aux guillemets, il ne s’agit pas de miteny)." :
Ben oui, ce n'est pas miteny (disons pas nécessairement lui) et c'est là tout le problème : car alors on ne voit pas bien ce qui différencie les Ip des In.
On peut tout à fait évaluer objectivement des choses telles que la certitude d'exister, la capacité "à se rendre compte que l'on se rend compte", la sensation de la douleur.
Par exemple, on demande à tous les In : "avez-vous la sensation d'exister ?". Je pense que tous répondront : "oui".
Quelle différence fondamentale entre ce genre d'étude et l'étude des fibres musculaires lors d'un mouvement ?
Ce que tu appelles "point de vue subjectif" peut d'ailleurs parfaitement être inclu dans cette vision objective du monde.
Supposons I1 et I2 tels que I1 et I2 soient indiscernables à la molécule près. On frappe I1 et I2 exactement de la même façon. Qu'est-ce qui différencierait le qualia douleureux de I1 de celui de I2 ?
A+
Miky