Quelques réponses en retard.

Publié le par Miteny

Pour Loïc. 

J’aimerais connaître ta définition du terme « pourquoi ». Pour moi, ce mot signifie « pour quelle raison » et non pas « dans quel but ». C'est-à-dire qu’il appelle une réponse exposant les causes (les faits) permettant d’expliquer un fait.

Si les mots pourquoi et comment deviennent gênants et si nous n’arrivons pas à nous entendre sur les définitions de ces termes, je propose que l’on ne les utilise plus et qu’on les remplace par « quelles sont les causes de… » 

De toute façon :

Il me semble bien que la science essaie de trouver les causes (des faits permettant d’expliquer un autre fait) de notre existence. 

Or il lui est impossible de trouver une raison au simple constat suivant : l’univers pris absolument (c'est-à-dire en incluant notre cosmos, les éventuels univers parallèles et autres multivers, bref tout ce qui existe de manière absolue) est capable d’engendrer la vie et la conscience.

Car il faut dire qu’un univers totalement infécond est mathématiquement cohérent. 

  Pour Christophe Moreau. 

Ma première question est la suivante : acceptes-tu qu’un univers totalement infécond soit mathématiquement cohérent. 

Exemples d’univers (pris absolument), totalement inféconds : 

-          un univers ne disposant que d’une seule dimension 

-          un univers où la matière et l’antimatière ont exactement les mêmes propriétés : une petite asymétrie a permis à la matière de gagner sur l’antimatière… mais cette asymétrie aurait très bien pu ne pas exister 

-          un univers ne disposant que d’un atome ou que d’une particule

 Pour ma part, il semble évident que, d’un point de vue mathématique, logique, ces modèles d’univers sont cohérents.

 J’ai une formation scientifique et lorsque je considère les choses d’un point de vue objectif, j’essaie de bien le faire c'est-à-dire en ne tenant compte QUE de ce que les particules, les espaces… sont capables de faire, en fonction de leur nature. un proton (ou un ensemble quelconque de particules) ne veut pas construire quelque chose de mieux. Il ne veut rien, il n’agit qu’en fonction de ses caractéristiques.

 D’autre part, j’ai envie de repréciser ici des choses qui me paraissent logiques. Je considère que tous les être humains sont semblables et qu’il est très facile de trouver quelqu’un qui nous ressemble tant que nous aurions pu être lui. Ma question est : « pourquoi je suis moi ? »

 J’aurais très bien pu être quelqu’un d’autre.  J’ai déjà expliqué maintes fois quelque chose qui me paraît évident : la matière n’obéit qu’aux lois de la physique (et de la logique, puisque la physique est logique) : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ainsi, si nous prenons au hasard 2 ordinateurs naturels, 2 cerveaux (le mien et celui d’un voisin par exemple), les mêmes processus devraient aboutir aux mêmes résultats. C’est d’ailleurs effectivement ce que l’on constate, à une nuance près : pourquoi est-ce que je ne ressens que le fonctionnement de mon cerveau, de l’ordinateur qui est dans MA tête ? Ce dernier doit avoir une particularité que les autres cerveaux (qui sont faits comme le mien, c’est universellement admis) n’ont pas.

 

 

 

 

 

 

 

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Cowboy 01/02/2006 23:50

Salut,
Je suis nouveau aussi. Je découvre ce blog ce soir et j'avoue avoir lu plusieurs textes au gres des clics de la souris.
Sans prétention de ma part et tres modestement (car je n'ai pas tout lu), premiere conclusion : Miteny cherche à demontrer de maniere logique et scientifique l'existence de Dieu. Aie...ça coince pour moi ici.
Je cite "Il me semble bien que la science essaie de trouver les causes (des faits permettant d’expliquer un autre fait) de notre existence." dans l'article du 23 janvier, et "J’ai déjà expliqué maintes fois quelque chose qui me paraît évident : la matière n’obéit qu’aux lois de la physique (et de la logique, puisque la physique est logique) : les mêmes causes produisent les mêmes effets "
 Je suis moi aussi un scientifique Miteny, mais il me semble que tu fais une lourde erreur à vouloir prouver de maniere scientifique l'existence de dieu, tout simplement parce que la science ne prouve rien, Elle décrit.
Pour les scientifiques prérelativites, le temps revetait un caractere d'absolu. Nous le savons aujourd'hui, ils étaient dans l'erreur, parce qu'une nouvelle théorie que les observations ont validée, est venue détruire en partie la mécanique classique de Newton. Ce dont nous pouvons être sur aujourd'hui, c'est que la théorie de la relativité d'einstein décrit plus justement une partie des phénomenes de notre univers que ne le faisait la physique Newtonienne ; et ceci jusqu'à qu'une nouvelle théorie n'emerge et vienne l'invalider.
Pour moi, la science ne cherche pas à "trouver les causes de notre existence", elle décrit avec plus ou moins de justesse les phénomenes qui nous entourent. "La matiere n'obeit qu'aux loi de la physique"......NON C'EST L'INVERSE, ce sont les lois de la physique qui obeissent à la matiere !!!
En somme, il me semble que chercher scientifiquement des preuves de l'existence ou non de dieu est impossible, puisque pour moi, toute science est par nature non exacte. 
Dieu existe ou pas. Mais sa révélation ne sera pas scientifique.
Sans prétention.

seb 25/01/2006 23:39

Bonjour! Je découvre votre blog en passant.
J'ai une remarque: si, comme vous le dites, "les mêmes causes produisent les mêmes effets", deux enfants élevés dans la même famille d'alcooliques devraient, à l'âge adulte, présenter les mêmes troubles du comportement. Or, ce n'est pas systématique, loin de là. La constitution de la personnalité est polyfactorielle; les milliards de connexions neuronales possibles font que chaque être est unique. Oui, la conscience est issue de la matière, mais chaque être vivant un tant soit peu dégagé des obligations instinctives se constitue une conscience unique, qui ne pourrait en aucun cas être remplacée par une autre sans changer plusieurs paramètres.
Donc, le jour n'est pas encore arrivé, où un ordinateur sera assez puissant pour calculer et imiter toutes ces pensées, ces actions irréfléchies, ces sourires sans cause, ces tristesses soudaines, ces coups de coeur qui définissent si bien chaque être humain.

Loïc 24/01/2006 19:08

"""""Pour Loïc. 
J’aimerais connaître ta définition du terme « pourquoi ». Pour moi, ce mot signifie « pour quelle raison » et non pas « dans quel but ». C'est-à-dire qu’il appelle une réponse exposant les causes (les faits) permettant d’expliquer un fait."""""
>> Pour moi aussi, le terme "pourquoi" renvoie aux raisons à l'origine d'un phénomène particulier mais...
"""""Si les mots pourquoi et comment deviennent gênants et si nous n’arrivons pas à nous entendre sur les définitions de ces termes, je propose que l’on ne les utilise plus et qu’on les remplace par « quelles sont les causes de… »
De toute façon :
Il me semble bien que la science essaie de trouver les causes (des faits permettant d’expliquer un autre fait) de notre existence."""""
>> ... la science ne s'occupe pas des "causes finales" (métaphysiques, définitives, par définition anempiriques) mais uniquement des "causes empiriques", c'est-à-dire que la science "se contente" (si j'ose dire) de mettre en relation des phénomènes.
"""""Or il lui est impossible de trouver une raison au simple constat suivant : l’univers pris absolument (c'est-à-dire en incluant notre cosmos, les éventuels univers parallèles et autres multivers, bref tout ce qui existe de manière absolue) est capable d’engendrer la vie et la conscience.

Car il faut dire qu’un univers totalement infécond est mathématiquement cohérent."""""
>> Tu te contredis : si un univers totalement infécond est "mathématiquement cohérent", alors il est tout aussi probable qu'un univers fécond le soit aussi ! Du reste, je ne suis pas d'accord avec ton constat d'impossibilité d'expliquer l'émergence de la vie et de la conscience dans notre univers : des raisons, il y en a, dont certaines ont été mises en évidence par la science (principes d'auto-organisation, théorie de l'évolution, etc.). Le problème, à mon humble avis, c'est que ces raisons ne te satisfont pas, parce qu'elles sont incomplètes. Aussi, plutôt que de patienter (le processus scientifique est cumulatif) et/ou d'admettre que nous autres humains ne pouvons pas tout comprendre (aporie fondamentale, liée à notre fonctionnement cognitif), tu invoques une pseudo-explication, 'Dieu', qui n'explique en réalité rien du tout, mais comble artificiellement le trou dans le champ de nos connaissances ("Dieu, cet asile de l'ignorance", disait Spinoza).
Amicalement.