Jeudi 27 octobre 2005

Voilà à quoi ressemblait le monde (du moins d’après les scientifiques) il y a 20000 ans. La température moyenne du globe était inférieure de 5 degrés à celle d’aujourd’hui. 

 De gigantesques glaciers recouvraient l’Amérique du nord, l’Europe, le Tibet, une partie de la Sibérie. Les glaces de l’Arctique et de l’Antarctique étaient beaucoup plus épaisses mais aussi beaucoup plus étendues. Le niveau de la mer était 120 mètres plus bas qu’à notre époque. Si bien que la Manche n’existait pas : c’était une plaine parcourue par les mammouths, les lions, les rhinocéros laineux… Regardez l’emplacement de l’actuelle Indonésie : une gigantesque forêt devait probablement recouvrir ces terres maintenant submergées. 

Il n’y avait pas de mer de Chine, pas de golfe Persique, la mer Noire n’était qu’un lac (d’ailleurs l’inondation de cette région a peut-être été à l’origine du mythe du déluge), pas de mer de Béring. L’Australie, la Nouvelle-Guinée et la Tasmanie étaient reliées entre elles. La péninsule coréenne n’était pas encore une péninsule. La Floride était beaucoup plus large, ainsi que l’Amérique du Sud (en tout cas il me semble, surtout au niveau de la Patagonie ). 

A quoi ressemblera le monde lorsque la température du globe sera supérieure de 5 degrés à celle d’aujourd’hui ? On est en droit de s’attendre à des changements aussi importants que ceux qui ont transformé la terre du paléolithique.

De plus ils surviendront beaucoup plus rapidement. Ils auront aussi un impact beaucoup plus fort puisque les humains sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux. 

Personnellement, je m’attends à vivre une catastrophe sans nom, avec encore plus de catastrophes naturelles (cyclones, sécheresses, incendies…), plus de guerres (déplacement de population, épidémies…). Une sorte d’apocalypse engendrée par la folie des hommes.

 

 

 

 

par Miteny publié dans : L'avenir.
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Lundi 17 octobre 2005

Miky, patriot.

 Puisque je n’ai rien compris semble-t-il, je vais simplement vous demander de me dire où est l’erreur (on se place toujours dans l’hypothèse clone). 

 

 

  

En m’adressant à l’un de vous : 

Si quelqu’un te frappe, est-il possible que tu aies mal ? Si oui, tu sais ce que signifie avoir conscience de la douleur. Donc la phrase B « tu as mal » a un sens. (1)

 Soit A la phrase suivante : « un corps de modèle P ou M (P si je m’adresse à patriot et M si je m’adresse à Micky) en fonctionnement normal est frappé très fortement ». A implique B est faux (exemple du clone). (2)

 Supposons (C) néanmoins que quelque chose (que l’on nommera K) de matériel, de concret (qui peut être simple ou très complexe, qui peut être aussi tout le corps) « fabrique » ta conscience de la douleur. Puisque ce quelque chose existe physiquement, il est obligatoirement localisé dans ton corps (et plus probablement dans ton cerveau). (3)

 Cela implique qu’il fait partie de n’importe quel corps de type P (hypothèse initiale du clonage parfait). (4) 

 Dans ce cas là on aurait effectivement A implique l’activation de K qui implique B (par définition de K) (5), soit A implique B, ce qui est faux. La supposition C est donc fausse. 

 

 

Je vous demande simplement de m’indiquer où mon raisonnement est faux. 

PS : Miky, j’ai lu certains des articles que tu m’as donnés. Et je n’ai pas tout compris. Je doute donc de la clarté de la pensée de leurs auteurs (j’ai lu Dokic plusieurs fois : je n’ai toujours pas compris ce qu’il voulait dire). Peut-être ai-je tort. Mais alors, dans ce cas là, je te demande humblement te m’expliquer où est mon erreur et de ne pas me dire « tu te trompes, c’est écrit dans l’article de machin » : c’est simple, il n’y a que 5 points. 

Je ne cherche qu’à comprendre. 

Et puis Jérôme Dokic ne dit-il pas lui-même : « Ma conclusion générale est que la notion de perception interne n’est pas foncièrement incohérente, et que la critique du langage privé laisse ouvertes certaines options ontologiques, des options qui relèvent de l’ontologie de l’esprit ».

 

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Vendredi 14 octobre 2005

Miky, Patriot.  

 

L’existence de Dieu (en tant que conscience infinie et éternelle) est seule à même d’expliquer l’existence de la conscience. Je vais essayer de décortiquer encore plus mon argumentation pour que les points de désaccord apparaissent clairement. Je suppose toujours que l’on m’a cloné à l’instant t.  

 

1. J’existe et j’ai un corps. La véracité de cette information dépend évidemment de la définition que l’on donne au mot « je ». Je sépare ici volontairement ma conscience et mon corps. « Je » renvoie donc à ma conscience. De plus il est plus juste de dire « j’ai un corps » que « je suis mon corps ». Car « je suis mon corps » est équivalent à « il existe « moi »= il existe mon corps ». Or «  il existe mon corps » est équivalent à « il existe moi et j’ai un corps ». 

Et dire « il existe moi = il existe moi et j’ai un corps » n’apporte aucune information. 

 

2. Mon clone et moi avons 2 corps en fonctionnement parfaitement identiques (c’est l’hypothèse). Il existe donc 2 corps de modèle M (M comme Miteny : ce Miteny s’identifie objectivement) en fonctionnement. Ces 2 corps peuvent chacun être frappé par un coup de règle sur les doigts. Appelons A la proposition : « un corps de modèle M en fonctionnement est frappé sur les doigts ». 

3. Si on me frappe suffisamment fort sur les doigts, j’ai mal : ce sentiment (avoir mal) est une réalité dont je ne peux douter. J’appelle cette réalité B. 

4. A-t-on A implique B ? Non, parce que si on frappe mon clone et pas moi, A est vrai, mais B est faux. Cela semble assez clair. 

Par conséquent : (5) la conscience que j’ai des choses (de la douleur, de moi) n’existe pas uniquement parce qu’un corps est en fonctionnement. Il y a donc une deuxième cause, une autre cause… qui ne se trouve pas dans le fonctionnement du corps. 

Cependant, si on appelle A2 la réalité « mon corps est frappé », alors on a bien B. A2 implique B. Cependant A2 sous-entend, encore une fois (avec l’expression « mon corps ») que d’une part j’existe et que d’autre part j’ai un corps, donc qu’il y a un lien entre les deux… mais pas que l’un est cause de l’autre. Dès que l’on utilise le pronom « mon », cela sous-entend l’existence de « moi », donc de ma conscience (ma conscience d’être moi).  

 

J’ai essayé d’être rigoureux. Je reconnais que ce n’est pas parfait, mais je n’ai pas eu trop de temps aujourd’hui. Néanmoins, j’espère être de plus en plus claire (sans doute pas suffisamment). Il ne me reste qu’à attendre vos remarques. 

 Sur quel point n’êtes vous pas d’accord ?

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mardi 11 octobre 2005

 Je croule sous les messages : je n’arrive plus à répondre à tous les commentaires, ni même à tous les lire. Je suis débordé, un peu comme quand je joue au foot en tant que latéral droit : l’attaquant adverse a réussi à passer et à centrer, la balle n’est plus dans mon camp. 

Je vais quand même essayer de réagir à quelques posts qui concernaient mon principal objectif à savoir : peut-on démontrer l’existence de Dieu ?  

 

A propos de mon clone et moi (encore !) : Une tierce personne ne pourra jamais faire la différence entre mon clone et moi tandis que moi, oui. Cela me paraît évident. On me répond la localisation spatiale. Mais encore une fois une tierce personne ne pourra pas faire la différence entre moi et mon clone même si nous sommes l’un à côté de l’autre : il verra simplement 2 êtres identiques. 

 Mais de mon point de vue, nous ne sommes pas 2 êtres identiques. En effet, l’un est moi et l’autre est autre. 

Considérons l’affirmation suivante (1) : « L’existence d’un corps (avec le cerveau !) d’une certaine forme et avec une certaine histoire (souvenirs… je ne détaille pas) en fonctionnement est nécessaire et suffisant pour expliquer l’émergence de ma conscience ». 

Cette théorie est-elle validée par l’expérience ? Du point de vue « nécessaire » oui. Mais pas pour « suffisant ». En effet puisque je constate (avec mon clone) que l’existence d’un corps identique au mien n’est pas suffisant pour expliquer l’émergence de ma conscience. 

Donc l’affirmation (1) est fausse. Mes caractéristiques objectives (mon corps, mon cerveau, mon nom, mon histoire…) ne sont pas suffisantes pour expliquer l’émergence de ma conscience. 

Par conséquent il existe une autre cause, suffisante cette fois. Une cause qui ne se trouve pas « localiser » dans le cerveau ou dans le corps humain. Une cause qui se suffit à elle-même.

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mercredi 5 octobre 2005

Supposons que l’on puisse faire, à un instant t, un clone parfait de ma personne : même corps, mêmes souvenirs, même caractère… 

D’un point de vue extérieur, nous sommes équivalents, égaux, semblables. Après la date t, on pourra remplacer l’un par l’autre sans que personne s’en aperçoive. Néanmoins, que ce dernier existe ou pas, je peux savoir que je ne suis pas mon clone parce que d’une part j’ai la certitude d’exister en tant que conscience et que, d’autre part, ce « moi », cette conscience, n’est localisée que dans un seul corps : elle ne voyage pas d’un corps à l’autre.  

 

Je constate donc une différence entre mon clone et moi. Et cette différence doit avoir une explication. Etant cartésien, je me refuse à admettre qu’elle n’en a pas. C’est une différence que je constate et que je ne peux pas qualifier d’illusion. De plus, il est raisonnable de penser que tout le monde étant capable de s’identifier au « je » de ce discours, chaque être humain est en droit de se demander pourquoi il est lui et pas quelqu’un d’autre, pourquoi parmi tous les cerveaux qui existent, il n’y en a qu’un dont il peut faire l’expérience. 

Autrement dit, comment le fait d’exister, d’avoir conscience de moi, peut-il être uniquement du à l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas (6,5 milliards actuellement et 40 milliards environ depuis que l’espèce humaine est apparu) dont je ne ferai jamais l’expérience ? 

 

On me répond souvent : « la localisation spatiale ». Mais si je sais que je suis là et que l’autre est à côté, ou ailleurs, c’est bien parce que je sais que je suis moi, je sais que je ne suis pas l’autre, je sais qu’à cet instant je suis ici et pas ailleurs bref parce que j’ai conscience d’être moi.  

 

Sans la conscience de soi, il est impossible de savoir que l’on existe et que l’on est ici. La conscience et la pensée sont incontournables. 

Puisque la différence réelle entre mon clone et moi (c'est-à-dire la conscience de soi) ne peut pas être due à l’absence de différences entre les caractéristiques de mon cerveau et les caractéristiques du sien, comment s’explique-t-elle ? 

En fait un monde sans conscience, sans la Pensée chère à Hegel est une fiction, une vue de l’esprit : il ne peut pas exister. La Pensée , la conscience, existe nécessairement parce que c’est elle qui permet au mot exister d’avoir un sens. Et comme elle ne peut pas provenir de la matière (Spinoza considérait que c'était évident: « si 2 choses n’ont rien de commun entre elles, alors l’une ne peut pas être cause de l’autre ») elle est en quelque sorte cause d’elle-même.

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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