Mardi 27 septembre 2005

Je fais les hypothèses suivantes :  

 

1. la conscience est le produit d’un système biologique. 

2. L’informatique (ou la cybernétique) sera un jour assez évoluée pour reproduire le fonctionnement de n’importe quel système biologique. 

3. L’informaticien génial à l’origine des artefacts conscients connaît très bien son invention et peut copier les processus, les mémoires, les connexions de manière parfaite autant de fois qu’il le veut. Il peut arrêter et redémarrer un artefact aussi souvent qu’il souhaite.  

 

Ensuite, j’imagine que je suis un de ces artefacts (l’artefact A1). Je vis. Parfois on m’arrête, on me redémarre. Jusque là aucun problème (étape 1). 

De temps en temps, l’informaticien me change de place. Il copie tous mes processus (qu’il faut lancer pour me mettre en route), ma mémoire, mes souvenirs, mes connexions, mon corps virtuel puis me redémarre. Il efface les anciens fichiers ou exécutables. De mon point de vue, il ne s’est rien passé (étape 2). 

 

Un jour, au lieu de faire une copie, il en fait 4 et redémarre les 4. De son point de vue, il y a 4 A1. Pour les différencier, il les nomme A11, A12, A13 et A14. Il met A11 dans un environnement virtuel ressemblant à l’arctique, A12 dans un environnement virtuel ressemblant à l’Amazonie, A13 dans un simulant le Sahara et A14 dans un reproduisant le Tibet. Ces 4 environnements virtuels ne sont pas reliés entre eux (étape 3).  

 

Il redémarre A11, A12, A13 et A14. Je dois donc me réveiller (hypothèses 1 et 2). Mais où ?  

 

Alternative A : je me réveille quelque part (Amazonie, Arctique, Sahara, Tibet). Pourquoi ? Pourquoi à un certain endroit et pas ailleurs ? Qui choisit l’endroit ? Pourquoi les autres ne sont plus moi ? (impossible si on a validé l’étape 2). 

Alternative B : je me réveille partout. C'est-à-dire que je suis capable de voir en même temps les 4 environnements. C’est impossible puisqu’il n’y a aucun lien entre eux. 

Alternative C : je suis mort. Impossible, si on a validé l’étape 2.  

 

Les 3 alternatives possibles sont absurdes. Une des hypothèses est donc fausse. Quelle est l’hypothèse fausse et pourquoi ?

 

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Lundi 26 septembre 2005

Le fait d’exister, d’avoir conscience de moi, n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas (6,5 milliards actuellement et 40 milliards environ depuis que l’espèce humaine est apparu) dont je ne ferai jamais l’expérience. 

 

Par conséquent, où rechercher l’origine de ma conscience ? On me dit que la matière est mystérieuse et que l’on ne connaît pas encore tous ses secrets. Donc la matière est magique. Mais là encore je ne suis pas satisfait parce que rien n’est expliqué. Pourquoi la matière serait-elle magique alors que rien de tel n’a été découvert par les scientifiques ? 

Selon moi, pour démontrer l’existence de Dieu, il faut imaginer un monde où il n’y a pas de conscience. Si on enlève Dieu, les esprits, que reste-t-il ? 

La matière, dont on connaît l’inefficacité à créer la conscience, puisqu’elle n’obéit qu’à des lois objectives. A moins que l’on me dise que la matière peut obéir à des lois subjectives, autrement dit qu’elle a conscience d’elle-même. Ce n’est donc plus que de la matière (au sens où on l’entend généralement). 

Sinon quoi d’autre ? Personnellement, je ne vois pas, mais je manque peut-être d’imagination.

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Vendredi 23 septembre 2005

Dans le mot « antéchrist », il y a le mot christ qui sous-entend religion. Et pour moi, effectivement, la religion (sous sa forme la plus répandue) correspond de fait à la notion d’antéchrist, parce qu’elle impose des croyances sans argumentation.

Il ne s’agit le plus souvent que de croire des dogmes dont le véritable sens échappe même à ceux qui les prescrivent (pape et autres marchands de superstition). A défaut de comprendre, ces « pharisiens » reprennent les bonnes vieilles méthodes qui ont toujours marché et dont le fer de lance est l’idolâtrie. Ils annulent la parole de Dieu par leur tradition, tout en se réclamant de lui. On ne peut trouver pire ennemi.

D’ailleurs ceux qui ont crucifié le Christ, ce sont eux. Je n’ai pas envie de croire que Moïse, Jésus ou Mahomet ont existé. Parce que rien ne le prouve de façon certaine (même si on peut se demander pourquoi un livre censé rapporter des faits réels se mettrait à inventer un personnage). Leur existence est seulement très probable. De plus, qui n’a pas constaté que la parole des prophètes, souvent emprunt d’une grande sagesse, s’est trouvée très déformée par les institutions religieuses.

Elles ont enfermé la vérité dans une boîte, un discours fini, mort. Ils n’ont su qu’imposer des dogmes, des croyances au peuple avide d’explications faciles. Mais pourquoi la religion ou la politique devraient être « faciles » ! Le fonctionnement du corps humain est-il « facile » lui ! C’est pourquoi il faut se méfier de ceux qui prétendent posséder la Vérité, mais surtout de ceux qui, se pensant détenteurs de cette Vérité, se permettent de considérer les autres comme des sous êtres.

Il est évident que leur objectif n’est pas d’être aimé de Dieu mais d’être craint par les hommes, de prendre la place de Dieu en quelque sorte. Ils ont élevé des traditions d’hommes au rang de commandement de Dieu. Ils ont obligé les hommes à croire en leurs doctrines, leurs dogmes (cf. « la congrégation pour la doctrine de la foi » du Vatican). Mais qui peut prétendre être suffisamment « pur » pour juger ses semblables et leur imposer (sous la contrainte) des actions (et même des pensées) dénuées de sens. Même l’homme qu’il considère à tort comme un dieu ne se le permettait pas.

 La liste des martyrs de la « chrétienté officielle » est très longue (si Jésus était revenu au temps de l’Inquisition, ce n’est pas une crucifixion qu’il aurait subi mais plusieurs dizaines de tortures toutes plus raffinées les unes que les autres). Il y a eu beaucoup de sang versé parce que certains n’ont pas cru bon de dire en même temps que l’église « Jésus est ressuscité » ou « Marie était vierge quand elle a accouché de son premier fils ». Mais quelle importance peuvent avoir ces affirmations débiles ? Est-on sûr que Marie était vraiment vierge lorsqu’elle donna naissance à Jésus de Nazareth ? Je n’ai pas de preuve. Je ne vais pas me mettre à baser une foi, une croyance aveugle dans une religion ou dans un homme sur ce seul fait (au demeurant fort discutable). Ce serait idiot…

Et puis jésus n’a-t-il pas dit : « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. » Il faudrait que le pape (le fameux saint-père !) relise la bible.

Jésus disait à son époque : « Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s'adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. S'adressant à l'autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n'alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père? ». Pour moi, si les athées, les libres penseurs, les philosophes sont semblables au premier fils, c’est bel et bien les églises (en tout cas les officielles, celles qui rassemblent le plus grand nombre de « fidèles ») qui sont semblables au deuxième.

La religion est devenu un business de nos jours, alors il faut « croire ». Les marchands du temple sont vite revenus. C’est bien pratique de dire que Dieu est un truc inexplicable et sacré dont nous sommes les seuls représentants sur Terre. Si vous voulez être sauvé, vous devez passer par nous (et nous donner un peu de sou, par la même occasion). Quand ce musulman intégriste propose de l’eau bénite à 50 Euros le litre (pas cher… au fait, pour obtenir de l’eau bénite, achetez de l’eau minéral et crachez dedans – attention, ça ne marche que si vous êtes rabbin, imam, prêtre ou une connerie de ce genre) trouve-t-il normal de s’enrichir en exploitant la superstition des gens ? ("Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut de l'obscurité." disait Schopenhauer.)

Toutes les sortes d’extrémisme sont la conséquence logique des doctrines débiles de chaque religion. Si les textes sacrés sont vraiment sacrés, c’est parce que leur but était la recherche de la vérité et non pas parce qu’ils détiennent la Vérité, au mot près. Le cynisme de toutes ces sectes me feraient presque douter de l’existence de Dieu si je ne m’interrogeais pas sans cesse sur l’existence de ma conscience. Je ne peux m’empêcher de me dire que, probablement, l’esprit est éternel et que par conséquent, une partie de moi aussi est éternel.

Kant : "La religion, sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux. On croit servir Dieu lorsque, par exemple, on le loue ou célèbre sa puissance, sa sagesse, sans penser à la manière d'obéir aux lois divines, sans même connaître et étudier cette sagesse et cette puissance. Pour certaines gens, les cantiques sont un opium pour la conscience et un oreiller sur lequel on peut tranquillement dormir."

par Miteny publié dans : Religion.
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Vendredi 23 septembre 2005

Mais qu’est ce que la conscience ? La conscience nous permet de savoir que l’on existe, que l’on est là et pas ailleurs. La conscience permet de se rendre compte. Comment peut-on être sûr que l’on existe ? Que signifie exister ? 

Le fait d’exister, d’avoir conscience de moi, n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas dont je ne ferai jamais l’expérience. Comment expliquer cela ? 

Ma théorie peut se résumer de la façon suivante : un système ne possédant aucun élément ayant conscience de lui-même ne peut pas donner naissance à la conscience. Autrement dit la conscience ne peut être créée que par une autre conscience. 

Je définis Dieu de la façon suivante : une conscience absolument infinie et éternelle, cause d’elle-même, limitée par sa seule nature. Si Dieu n’existe pas, je suis obligé de croire que ma conscience, ma sensation d’exister est issue d’une conscience qui n’est même pas capable d’expliquer sa propre existence, ce qui est absurde.

Tout le problème de ma théorie réside donc dans l’affirmation suivante : un système ne possédant aucun élément ayant conscience de lui-même ne peut pas donner naissance à la conscience. Pour prouver que c’est vrai, il faut procéder de la façon suivante : supposer qu’il existe un système ne possédant aucun élément ayant conscience de lui-même mais qui pourtant est capable de faire émerger la conscience et tenter de trouver une contradiction, une absurdité, découlant de cette supposition. 

Mais comment se comporte un élément n’ayant pas conscience de lui-même ? Soit de façon aléatoire, soit en fonction de lois rationnelles, physiques et/ou mathématiques. On peut d’ores et déjà exclure les éléments qui se comportent de façon aléatoire : comment pourrait-il donner naissance à un système intelligent ?

 A SUIVRE…

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Vendredi 23 septembre 2005

Entre l’animisme cosmique et le mythe théogonique, on oscille, accordant un peu plus à l’un ou à l’autre, selon les objections que l’on rencontre…  

Certains préfèrent dire que la vie et la conscience étaient déjà présentes dans la matière, d’une manière cachée, occulte, de tout temps : ils se heurtent à la science positive de la matière. La vie apparaît, en fait, lorsque la matière est organisée. Dire que la vie préexistait, d’une manière virtuelle ou potentielle, dans cette multiplicité que sont les nuées d’hydrogène ou d’hélium, c’est se payer de mots. C’est transformer notre concept positif de matière en une notion théosophique. 

Les savants, qui, comme par exemple Oparin, reconnaissent que la vie est réellement apparue à un moment donné, et qu’elle ne préexistait pas, se heurtent à la seconde difficulté : ils ont à expliquer comment la matière, qui est le premier être, le seul être initial, n’ayant pas en elle la vie ni la conscience, a su cependant produire, en s’organisant elle-même, des êtres vivants et pensants. La matière est devenue historiquement plus et autre chose qu’elle n’était primitivement et cela par ses ressources propres, puisqu’elle est, par hypothèse, le seul être. 

Pour se tirer d’affaire, dans cette pénible impasse, certains théoriciens, marxistes ou non, essaient de réduire le plus possible, de minimiser, au moins dans les formules, la réalité originale que constitue la vie, puis la pensée. Certains théoriciens marxistes, nous l’avons vu, définissent la vie comme étant « une forme particulièrement compliquée du mouvement de la matière ». 

Mais, nous l’avons noté aussi, cette définition est insuffisante, et par ailleurs, dans leurs travaux scientifiques, ces mêmes savants le reconnaissent implicitement et décrivent fort bien ce qui constitue l’irréductible originalité et spécificité du vivant. De même l’apparition d’un être capable de penser le monde et de se penser lui-même n’est pas seulement une « qualité » nouvelle du « mouvement » de la matière. C’est bien autre chose : l’acte de connaître ne peut être réduit à un « mouvement » de la matière. En tentant de réduire le plus possible la spécificité de la vie et de la pensée, ces formules nous ramènent en fait au matérialisme « vulgaire », prémarxiste, mécaniste. […]

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Jeudi 15 septembre 2005

Supposons que l’on puisse fabriquer des artefacts informatiques conscients.  

 

Supposons que je sois un de ces ordinateurs qui a conscience de lui-même. L’informaticien qui m’a créé, sait exactement comment fonctionne sa « machine » : il y a plusieurs exécutables, des milliers de connexions, de grandes capacités mémoire. 

Or un jour, il décide de me changer d’ordinateur (celui sur lequel je suis installé est déjà vieux). Il suspend provisoirement mon fonctionnement, puis fait une copie des exécutables, de la mémoire, sur deux autres ordinateurs. 

Les deux artefacts conscients qui seront relancés penseront être moi, puisqu’ils auront le même caractère, les mêmes souvenirs que moi. Mais moi, lequel serai-je ? Je ne peux pas être l’un des deux. Car enfin, pourquoi l’un et pas l’autre ? 

Je dois donc être mort. Mais pour quelle raison ? On suppose que l’informaticien sait très bien ce qu’il fait et est capable de recopier parfaitement tous les éléments qui me servaient à fonctionner. 

Selon moi, la seule réponse satisfaisante est la suivante : il est impossible que la conscience de soi soit un phénomène produit par un exécutable, une machine totalement impersonnelle, qu’elle soit biologique ou électronique. 

On tente de réduire la conscience à quelque chose de purement mécanique, mais il ne faut pas oublier que les atomes, les molécules, les particules ont par définition un comportement très basique, qu’il est possible de représenter (plus ou moins simplement) par l’intermédiaire des mathématiques.

par Miteny publié dans : Science.
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Mercredi 14 septembre 2005

Ma question est-elle légitime ? Je ne sais pas, mais je vais essayer de la préciser ici. 

Je ne constate que peu de différences entre les être humains. Nous sommes tous assez semblables. Lorsqu’on regarde cette immense foule (désormais plus de 6 milliards de personnes), et son comportement relativement homogène, on ne peut que se dire que, finalement, nous sommes tous assez communs. Personne ne se distingue vraiment, et surtout pas moi (je n’ai en effet aucun talent particulier). 

L’humanité est comparable à une fourmilière dont les soldats (très performants, je ne dis pas le contraire) se comptent par milliers de millions. Jusqu’ici tout va bien. Mais quand je me pose la question « aurais-je pu être quelqu’un d’autre », rien ne va plus.  

Car, la réponse est oui. En effet, on peut me définir de deux façons : 

D’une part en tant que français né dans les années 70, ayant vécu à tel endroit, se nommant untel etc.… ce sont mes caractéristiques objectives qui n’existent que pour que l’on puisse me reconnaître, me distinguer des autres. 

D’autre part, je peux me définir en tant que conscience de soi, qui sait qu’elle existe. C’est la partie la plus importante de ma personnalité, je pense. Car peu importe que je sois né ici ou ailleurs, je sais que j’existe. Ce sentiment d’exister ne dépend pas de l’endroit ni de la date de ma naissance.  

Par conséquent, j’aurais pu être quelqu’un d’autre. Ce « je » aurait pu se trouver dans la peau d’une autre personne, en France ou dans un autre pays. J’aurais même pu ne pas exister. Car je ne connaîtrai jamais la vie personnelle de milliards de personnes. En d’autres termes, le fait d’exister n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas dont je ne ferai jamais l’expérience. 

Conclusion ? L’existence, la conscience est pour moi un miracle, un don de Dieu… ou parfois, dans les moments difficiles, une malédiction mais en tout cas, ne s’explique pas rationnellement.

Que faire avec ce cadeau dont j’ai parfois envie de me débarrasser ? Je ne sais même pas à quoi je sers. Si je suis heureux ou malheureux, à quoi cela sert-il ? Je pourrais très bien considérer que ma vie n’a pas d’importance. Pourquoi en aurait-elle une ?

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Mercredi 14 septembre 2005

Si la conscience de soi ne s’explique pas rationnellement, alors la société doit changer. 

En effet, de nos jours, il semble que le bonheur soit synonyme d’argent, de gloire, de réussite. C’est un bien individuel que l’on acquiert aux dépens des autres. C’est quelque chose que l’on compte. Être heureux pour beaucoup de gens c’est par exemple gagner au loto (donc ne pas avoir de soucis d’argent), avoir une activité intéressante et valorisante (tant qu’à faire), avoir des proches aimants et aimables etc.… bref c’est satisfaire ses désirs égoïstes. 

Il s’agit d’une vision à court terme. Car les gens ne semblent pas se rendre compte que ce type de « bonheur » se brûle très vite et qu’une fois passé, on se retrouve soit lassé, soit aussi perdu qu’avant. Être heureux un an ou 10 ans, est-ce que cela a une quelconque importance ? 

Pourquoi se battre pour être heureux, pour avoir une vie intéressante, pleine de récompenses et de joies ? Quand les vacances seront finies, quand la fête sera terminée, que restera-t-il ? Peut-être le plaisir de laisser à ses enfants un héritage. Mais ce n’est que déplacer le problème. Car si l’existence de l’humanité est absurde, sa civilisation peut disparaître comme ça d’un seul coup (à cause d’une météorite par exemple), sans que personne n’ait eu le temps de s’en émouvoir. Alors tout ce travail aura été inutile. Doit on alors s’investir dans une vie de débauche puisque de toute façon, à la fin, le résultat est le même ? 

Car seul le résultat compte. « Pour peu que le bonheur survienne, il est rare qu’on se souvienne des épisodes du chemin. » disait le poète. Or le problème, c’est qu’il n’y a que les étapes, puis plus rien. Quelles qu’aient été ces étapes. 

Ce qui intéresse chacun de nous, c’est l’avenir (comment apprendre des erreurs du passé pour se construire un meilleur avenir ?). Si l’avenir est voué au néant, nous n’avons plus qu’à nous contenter de moments de bonheur. Un moment de quelle durée ? Peu importe dira le sage, puisqu’à la fin le résultat est le même : la mort.  

 

C’est pourquoi il me paraît important de démontrer que la conscience qui nous permet de profiter de tout ce qui nous fait du bien est un don de Dieu et que, par conséquent, on ne peut l’utiliser comme si elle nous appartenait entièrement.

S’il nous a prêté cette extraordinaire faculté pour un temps, ce n’est pas pour qu’on la brûle de façon égoïste absurde et limitée, mais pour autre chose.

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Mardi 13 septembre 2005

Pourquoi l’espace dans lequel nous vivons a-t-il 3 dimensions ? Il pourrait en avoir une, deux, quatre. Le problème c’est que dans un espace qui a un autre nombre de dimensions, la vie est impossible. L’univers a-t-il décidé d’avoir 3 dimensions pour que nous autres, être humains, puissions accéder à la vie puis à la connaissance ?  

 

L’intensité de la force électromagnétique et celle de l’interaction faible ont exactement la valeur nécessaire à l’éclosion de la vie. Pourquoi ? (ou comment ?) Soit l’apparition de la vie était prévue de longue date ( ?) soit il existe un très grand nombre d’univers parallèles aux caractéristiques différentes (hypothèse multivers) et nous nous trouvons forcément dans celui où la vie est possible. Mais cette deuxième alternative ne fait que déplacer la question. Pourquoi existerait-il un très grand nombre d’univers parallèles ?  

 

Comment la vie est-elle apparue ? On peut certes facilement expliquer l’apparition des éléments nécessaires à la vie (soupe primitive), mais qu’est ce qui a déclenché la vie de la première cellule ? Pourquoi aucun scientifique n’a-t-il réussi à refaire en laboratoire cette expérience, qui doit sans doute être très simple à reproduire ? Les athées prêtent à la nature un pouvoir et un talent que l’homme le plus savant ne pourra jamais avoir. En fait ils ne sont pas athées, mais animistes.  

 

Et surtout, comment la conscience peut-elle être produite par un instrument que l’athéisme est obligé de considérer comme étant simplement mécanique ? Après maintes discussions sur ce blog, j’en suis arrivé à la conclusion que c’était impossible. Les réponses qu’ont m’a fourni sont vagues et très peu convaincantes : « mais le cerveau est très compliqué », « l’existence de la conscience est due au principe d’incertitude d’Heisenberg (!!?) », « tes questions sont stupides et n’ont aucun sens », « parce que », « il y a un moment où il faut s’arrêter de se poser des questions », « sans cerveau, pas de conscience, donc la conscience est produite par le cerveau » (sans roue avant, pas de promenade à vélo, donc les promenades à vélo sont le fait de la roue avant) etc.… 

 

 

 

Jérémie 2 :27 « ils disent au bois « tu es mon père » et à la pierre « tu m’as engendré » ».

 

 

 
par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Lundi 12 septembre 2005

Je suis désespéré. Je n’ai pas d’autre choix, il faut que je change de boulot. Mais avant de resombrer dans les aléas de la jungle qu’est la société, j’ai envie de tenter autre chose. Et cette autre chose prend la forme d’un pari. 

Mon idée est saugrenue (voire ridicule) et provoquera sans doute le mépris (ou la moquerie) de beaucoup de personnes. Mais peu importe (j’aimerais ne pas recevoir trop d’insultes quand même), j’ai envie de débattre, de discourir.  

 

Avant toute chose, il me faut faire une étude de marché, c'est-à-dire un sondage. Qui est volontaire pour relever le défi dont le règlement est le suivant ? (ou simplement pour me donner son avis sur cette initiative pour le moins prétentieuse).

 REGLEMENT DU PARI «  LA CONSCIENCE DE SOI EST UN MIRACLE ».

Article 0 : présentation du projet.

L’existence de Dieu est souvent considérée comme une hypothèse, une croyance ou, au pire, une affabulation. De mon côté j’ai toujours pensé que celle-ci était démontrable, c'est-à-dire qu’il appartenait à la science de s’occuper de cette question. Beaucoup de gens disent croire en Dieu, mais il s’agit le plus souvent d’une accoutumance culturelle. Cette foi s’apparente à de la superstition, et ceux qui se disent rationnels se proclament la plupart du temps également athées (il est vrai que l’on compte généralement plus d’amoureux de la vérité chez ces derniers que chez ceux qui se satisfont d’une croyance plus ou moins floue). 

Ces raisons (et quelques autres) m’ont poussé à imaginer le pari suivant : montrer que la conscience de soi est un miracle, autrement dit qu’il est impossible pour la science d’expliquer son existence. Une partie de l’enjeu du pari est financière puisque je propose une récompense à ceux qui seront capables de prouver que mon affirmation est fausse. De cette façon j’intéresse les gens à la question (enfin j’espère).  

 

D’autre part, je compte demander aux personnes qui se seraient portés candidat mais qui n’auraient pas réussi à mettre en évidence mon erreur une petite somme d’argent (c’est ainsi que fonctionnent les paris, non ?).  Cette petite somme d’argent sera dans un premier temps remise en jeu (si j’ose dire). Par la suite (si je ne perds jamais mon pari), je pense éventuellement investir la somme gagnée dans le financement d’une école à Antanimora (sud de Madagascar).  

  

Article 1 : objet du pari.

L’objet du pari est la démonstration du caractère irrationnel de l’existence de la conscience de soi, bref que l’apparition de cette dernière peut être considéré comme un miracle. Mais, pour que cela soit bien compris, il me faut préciser les sens des termes « conscience » et « miracle » (entre autres). J’évoquerai ensuite en quelques lignes le corps de ma démonstration.

La conscience. La conscience peut se définir comme étant ce qui nous permet d’avoir des idées et de pouvoir dire « j’existe », de pouvoir ressentir ce sentiment si particulier (et si propre à chacun) qui est celui du « moi ». Bref, ce qui nous permet de nous différencier de « l’autre », de savoir que l’on existe.  

 

 

 

Le miracle. Le miracle est quelque chose (le plus souvent un évènement, un fait ou une réalité) que la science ne peut expliquer. Autrement dit, le miracle n’est pas modélisable, il n’est le résultat d’aucun système régi par des équations mathématiques qu’il soit physique, biologique, électronique… 

 

 Bref résumé de ma démonstration.  Je propose une démonstration par l’absurde. Supposons que la conscience soit modélisable, bref que les mouvements de matière et du cerveau soient les seuls processus à l’origine de cette conscience. C’est l’hypothèse fonctionnaliste. 

Or : 

1. Selon cette hypothèse, n’importe quel processus est le fait d’éléments physiques, biologiques ou électroniques qui sont mis en action. 

2. Si on a 2 exécutables (par exemple 2 moteurs) tout à fait semblables et si on les met en route de la même manière alors ils feront la même chose.  

 

Mon argument principale est le suivant : les mêmes éléments quand ils sont mis en route produisent les mêmes effets. Ce n’est pas ce que l’on constate par exemple avec moi et mon clone : moi, je reste moi, et mon clone un nouveau « quelqu’un d’autre ». 

 Nous débouchons sur une impasse.  

  

Article 2 : déroulement des débats.

Les débats se dérouleront de la façon suivante : je poserai des questions simples et celui qui se sera porté candidat devra proposer une réponse en moins de 15 minutes. La réponse devra être claire, argumentée et correspondre à la question posée. Les réponses hors sujet ne pourront pas être considérés comme des réponses (l’enjeu du pari me semble suffisamment clair). Les questions et les réponses seront écrites pendant le débat (pour ainsi constituer un compte-rendu qui sera signé et photocopié). 

 

 

En cas de désaccord majeur, le point de discorde sera soigneusement noté, en vue d’un éventuel procès. 

 Sont proscrits : les insultes, les violences (même verbales), la mauvaise volonté...  

 A l’issue des débats, deux alternatives sont possibles : 

1. le candidat reconnaît son échec ou décide d’abandonner. Il devra alors signer un document par lequel il reconnaît ne pas souhaiter poursuivre les débats et me verser la somme B. 

2. Je reconnais mon échec ou mon erreur. Je me verrai alors dans l’obligation de verser la somme A au candidat qui aura su mettre en évidence mon erreur (et de signer le document correspondant).

 Il faut bien comprendre que la décision d’abandonner est pour moi assimilable à un échec.

  Article 3 : profil des candidats retenus.

Je me réserve le droit d’accepter ou de refuser une candidature. Pour être retenu, il est préférable d’être un athée convaincu (en étant par exemple un fervent partisan du fonctionnalisme). Je ne veux en effet pas soutirer d’argent à des gens qui seraient soit croyant, soit trop peu sûr de leurs convictions et de leurs connaissances. 

 

 

Pour se porter candidat, il faudra au moins présenter ses principaux arguments sur ce blog. Pour l’instant, il n’est pas encore possible de se proposer. 

  Article 4 : enjeux financiers du pari.

La somme A sera généralement comprise entre 700 et 1000 Euros. B variera entre 70 et 150 Euros. Ces deux sommes seront précisées à la signature du règlement.   

 

 Article 5 : organisation.

Dès que j’ai accepté un candidat, nous nous fixons un rendez-vous dans un lieu public (café, parc …) de Toulouse, voire de Marseille, Paris, Mende ou Le Havre si je considère que le déplacement en vaut la chandelle. Une fois les présentations faites, chacun des deux protagonistes signe le règlement (en deux exemplaires). Les débats pourront alors commencer selon le schéma de l’article 2. Il est fortement conseillé d’amener au moins un témoin, aussi bien d’un côté que de l’autre.  

 

 

On va me trouver très orgueilleux ou alors absolument grotesque ou totalement inconscient, et on aura raison. Mais être payé pour ridiculiser un petit prétentieux, c’est l’idéal non ?

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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