Jeudi 20 avril 2006

Je voudrais préciser certaines choses qui, me semble-t-il, n’ont pas été perçu très clairement.

Première étape. 

Je me place du point de vue valable pour tout le monde. Ce point de vue est unique : il se définit comme étant le point de vue valable pour tout le monde.

En fait, c’est le seul point de vue véritablement objectif, puisqu’il ne prend en compte aucune subjectivité. Le mot « subjectif » est donc à proscrire dans le raisonnement que je tente de vous exposer.

Donc, Miky, je ne parle ici que d’UN ET UN SEUL point de vue : ce n’est plus la peine de parler du point de vue d’un tel ou du point de vue d’un autre.

Tous les autres points de vue sont soit fictionnels soit particuliers.

 

Deuxième étape. 

Par souci de rationalisation, j’ai numéroté les individus. Si bien qu’on peut les distinguer même si on fait l’hypothèse qu’ils sont tous des clones. Cette numérotation permettant de rendre compte rationnellement de ce que vous avez appelé fort justement la localisation spatiale.

Toute l’humanité est l’ensemble I des individus In, la limite de n étant N (N valant plusieurs milliards).

 

Troisième étape. 

De ce point de vue (attention, uniquement de ce point de vue qui, je le rappelle est seul valable) il existe un et un seul p, p<N quelconque, tel que Ip soit concerné par la certitude d’exister, la certitude d’avoir mal…

C’est peut-être ici le point bloquant. Pourtant cela me paraît logique. Pour nier cette 3ième phrase, il faut se placer d’un AUTRE point de vue que celui que j’ai proposé (et donc d’un point de vue qui n’est pas universel).

En fait, je pense que c’est là que l’incompréhension s’installe. Mais si vous acceptez la première étape, il faut faire l’effort de respecter l’hypothèse (vraie) prise au début du raisonnement.

 

Quatrième étape. 

Est-ce dans les compétences de Ip de « produire » cette certitude d’exister, cette conscience directe des choses ?

Non, car sinon cela voudrait fatalement dire que quelque soit p « Ip frappé » implique l’existence de la certitude d’avoir mal (par exemple)... ce qui est faux, mais seulement du point de vue, encore une fois, de l’étape 1.

Je ne pense pas tourner en rond, parce que maintenant j’ai intégré vos remarques en :

-         ne me plaçant que d’un point de vue

-         en intégrant la localisation spatiale

 

 Il n’y a pas à évoquer le point de vue subjectif, ou le point de vue d’un tel ou d’un tel.

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Jeudi 13 avril 2006

J’avais écrit :

« Du seul point de vue valable pour tout le monde :

1. L’existence de l’expérience directe de l’existence, de l’expérience directe de la douleur est nécessaire (inévitable).

2. Ces expériences ne concernent qu’un et un seul corps. »

 

Un phénomène Y existe (et même avec beaucoup de force).

L’existence d’une chose de type Z (comme In) ne suffit pas pour faire apparaître ce phénomène. Donc il faut autre chose, cela me semble logique.

Dire qu’un phénomène est un « effet secondaire » ne résout rien. Ce que je veux savoir, c’est l’origine de cet effet secondaire.

Si on dit que cet effet a pour origine Ip, p quelconque, cela revient à affirmer que « In est frappé », n quelconque, implique l’existence de l’expérience insupportable de la douleur (par exemple).

Je me suis placé du point de vue valable pour tout le monde. Valable pour tout le monde signifie valable pour chacun d’entre nous.

Donc par exemple, valable pour Miteny : « In est frappé », n quelconque, implique donc Miteny a mal. De même pour Miky etc…

C’est bien sûr faux… Donc cet effet secondaire n’est pas seulement l’effet du fonctionnement du corps Ip, In…

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Vendredi 7 avril 2006

On pourrait imaginer par exemple un ordinateur qui crie « j’ai mal ! » lorsqu’on lui tord la souris ou lorsqu’on essaie de lui arracher des touches de son clavier.

Le système nerveux humain peut se comparer au système mis en place sur l’ordinateur en question (qui n’existe pas probablement pas mais que l’on peut imaginer) : un réseau permettant de transporter une information jusqu’au centre de décision, lequel décide du comportement à avoir.

Or, que constate-t-on d’un point de vue objectif (c'est-à-dire du seul point de vue valable pour tout le monde) ?

Le comportement de tous les individus In appartenant à I est semblable à celui de l’ordinateur cité plus haut. Mais l’ordinateur a-t-il vraiment mal ? D’un point de vue objectif, il est impossible de le savoir (il est probable que non). En étant vraiment rigoureux (et c’est ce que je veux être ici) on pourrait se demander aussi : les individus In ont-ils vraiment mal ? C’est probable mais il est impossible d’en être sûr.

Néanmoins, d’un point de vue objectif, il existe nécessairement p unique tel que « Ip est frappé » provoque la connaissance de la douleur (ce que ça fait d’avoir mal, la certitude de souffrir), qui est plus qu’une manifestation de douleur.

Le fonctionnement du système nerveux (cerveau compris) est nécessaire, bien évidemment, pour que cette connaissance de la douleur apparaisse. Mais pas suffisant : car il est évident que le fonctionnement de n’importe quel système nerveux (appartenant à In) ne provoque pas cette connaissance (attention ! du point de vue objectif, général. Je ne me place que de ce point de vue, encore une fois seule valable pour tout le monde).

Il faut autre chose. Une chose d’ordre spirituel. Autrement dit, le corps ne peut à lui seul produire cette connaissance, cette certitude de la douleur. Elle provient nécessairement d’un ailleurs, qui ne peut être physique mais spirituel.

On comprend peut-être mieux la nature spirituelle du monde si l’on considère que la matière est en fait de l’information.

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Jeudi 6 avril 2006

D’un point de vue général (ou objectif, je ne sais pas quelle terme est le plus appropriée) :

L’ensemble des personnes qui ont existé et qui existent peut être considéré comme l’ensemble I des individus In, n étant un entier naturel pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards.

I est l’ensemble des « individus objectifs » dont j’ai parlé précédemment. Quelque soit n, le fonctionnement de In peut s’expliquer par le fonctionnalisme : pour chaque sollicitation, In a une réaction adaptée qui dépend aussi de ses particularités génétiques, historiques… Comment dire… ce sont des réactions logiques dans le contexte de In. La plupart du temps, le comportement de In appartenant à ce que j’ai appelé l’ensemble des « individus objectifs » est étudié par les neuroscientifiques par exemple (un peu comme un ordinateur serait étudié par des informaticiens).

Néanmoins on est obligé de constater qu’il existe p tel que Ip est lié à la certitude d’exister, la capacité « à se rendre compte que l’on se rend compte », à la sensation de la douleur. L’individu Ip est plus communément appelé « moi » (attention aux guillemets, il ne s’agit pas de miteny).

Autrement dit, il existe p tel que « la connaissance de la douleur » (ou la certitude d’avoir mal) apparaît ssi (si et seulement si) Ip est frappé.

 

Quelque soit n différent de p, « In est frappé » n’implique absolument la connaissance de la douleur. « In est frappé » implique une manifestation de douleur, ce qui n’est pas la même chose. Or la connaissance de la douleur (ou des choses) existe nécessairement. Autrement dit, p existe nécessairement.

Ip, appartenant à I, peut produire la douleur, mais ne peut produire seul la connaissance de la douleur (cela ne fait pas partie des « compétences » des éléments de I). Celle-ci provient donc d’un autre phénomène.

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mercredi 5 avril 2006

Le « miteny objectif » est le miteny tel que tout le monde (à part moi) le voit. C’est un individu quelconque (lambda), peut-être un zombi philosophique semblable à une machine qui débite des phrases sur un blog sans vraiment les comprendre.

L’existence de ce « miteny objectif » s’explique bien par les contingences de l’histoire (comme on explique la présence d’eau dans ce verre). D’un point de vue objectif (ou d’un point de vue extérieur) : miteny est le « miteny objectif ». Il n’y a pas de mystère.

Mais de mon point de vue, miteny (moi) est plus que « le miteny objectif ». L’existence du « miteny objectif » n’implique pas l’existence de la sensation de la douleur quand on me frappe.

De mon point de vue (on se place ici uniquement de mon point de vue) :

La sensation de douleur, la certitude d’exister, bref la conscience, le « moi » existent. Le « miteny objectif » est-il suffisant à l’existence de ces choses ?

Des individus du type « miteny objectif » sont pléthore. En d’autres termes les propriétés des individus du type « I objectif » sont identiques. Or l’existence d’un « I objectif » n’implique pas l’existence de la certitude d’exister. Le pouvoir de fabriquer la certitude d’exister (ou la sensation de douleur) n’est pas dans les propriétés d’un « I objectif » (même s’il s’agit de « miteny objectif »).

Il faut une autre condition, autre chose.

Ce raisonnement, n’importe qui peut le faire. N’importe qui a un point de vue personnel. Ce point de vue personnel s’impose à chacun d’entre nous : la sensation de la douleur, la certitude d’exister. Tout le monde sait ce que c’est. Le point de vue personnel est le seul qui soit valable. Car pour qu’un raisonnement existe, il faut d’abord qu’une personne existe. Le raisonnement absolument objectif n’est qu’une fiction produite par quelqu’un.

Voilà, le tour est joué (est-ce seulement un tour ou est-ce une démonstration ? telle est la question…).

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mardi 4 avril 2006

Je ne cherche pas à comprendre pourquoi je suis ainsi et pas autrement. Je cherche à connaître les raisons objectives du fait suivant : j’existe.

Je cherche des causes qui ne sous-entendent pas mon existence, qui ne dépendent pas de moi, qui ne comportent donc pas les mots « mes, mon ».

J’aimerais savoir ce que vous pensez du raisonnement suivant :

(1) Avant ma naissance, mes parents n’étaient pas mes parents. Ils étaient des parents que rien ne distinguaient d’autres parents (mis à part bien sûr des détails mais qui n’ont pas d’intérêt ici).

(2) « Des parents ont un enfant » n’implique pas « j’existe ». C’est logique.

(3) Or c’est ce qui s’est passé. Des parents (qui deviendront mes parents mais qui ne le sont pas) ont eu un enfant. Cela n’aurait pas du impliquer mon existence. Oui ou non ?

 

(4) Il faut donc une autre condition. Cette autre condition ne peut pas être « ce sont mes parents » car mon existence n’est pas obligatoire (ils n’étaient pas « mes » parents). Cette autre condition doit être extérieure. C’est toujours comme ça : toute chose existe du fait d’éléments extérieurs qui ont été assemblés soit par le hasard et la nécessité soit par la volonté de quelqu’un (je simplifie).

Alors j’aimerais savoir où, dans quelle phrase, se trouve mon erreur (si elle existe).

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Lundi 3 avril 2006

J’existe parce que mon corps existe et mon corps existe parce que mes parents ont eu un enfant. Mais mes parents, avant de m’avoir, n’étaient pas mes parents. Ils étaient comme tout le monde. Des parents parmi des millions d’autres.

Ces parents sont devenus mes parents au moment de ma naissance. Bref tout ceci revient à dire que : « j’existe » parce que « mon corps existe » parce que « mes parents existent » parce que « j’existe ». Bref « j’existe » parce que « j’existe ».

Il faut sortir de cette boucle qui n’a pas d’intérêt. Mon existence n’est pas obligatoire : je ne suis pas cause de moi-même. Il faut donc que je trouve une raison extérieure à mon existence.

Es-tu d’accord pour dire que cette boucle n’a pas d’intérêt ?

 

Il faut que je trouve une raison à mon existence qui ne dépende pas de mon existence. Je pense que tu seras d’accord : à moins de dire qu’il n’y a pas d’autre solution que la boucle située plus haut. Un tel choix ne me semblerait pas très rationnel.

par Miteny publié dans : Démonstration.
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