Mercredi 29 mars 2006

J’essaie maintenant d’aborder le problème différemment. J’espère que vous n’aurez pas l’impression que je me répète. Mais en même temps, pensez à moi. Si je fais de graves erreurs de logique, il faut me le dire (il me restera alors peut-être l’histoire du « dessein intelligent » à développer). 

 

Première étape : répondre par vrai ou faux à ces questions.

 

1. « L’existence d’un corps est nécessaire et suffisante à l’existence de ma conscience. »

 

2. « L’existence de mon corps est nécessaire et suffisante à l’existence de ma conscience. » 

 

Je n’ai pas le temps de continuer aujourd’hui, mais déjà c’est un premier point.

PS : n’oubliez pas que l’on peut être malhonnête intellectuellement sans s’en rendre compte.

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mardi 28 mars 2006

J’emploie le mot irrationnel un peu n’importe comment. C’est pourquoi je voudrais préciser quelque chose. Selon moi, la conscience ne peut pas être produite par la matière.

 

En effet, premier point : 

Le point de vue subjectif s’impose. Le point de vue objectif est une vue de l’esprit, une fiction. Par définition, pour être objectif, il faut faire abstraction de sa subjectivité. Mais quoi qu’il arrive, on ne saura toujours que soi. Par exemple, « on ne saura jamais ce que ça fait d’être une chauve-souris » a écrit je ne sais plus qui.

Deuxième point : 

Si le point de vue subjectif s’impose, il faut reconnaître l’existence nécessaire d’un « moi ». Les compréhensions objectives du monde sont toujours proférées par des personnes : elles ne sont donc pas vraiment objectives.

Je ne sais pas comment on pourrait ne pas admettre que le point de vue objectif n’est pas une fiction !

 

Troisième point :

Mais ce moi, d’où vient-il ? On ne peut pas faire comme si il n’existait pas.

Or l’existence d’un corps en vie est nécessaire à l’existence de la certitude d’exister, du « moi » mais pas suffisante.

Comment ne pas être d’accord ! Je n’ai pas envie de développer parce que je l’ai fait maintes fois (en parlant de clones, de monde virtuel… d’ailleurs pour moi, d’un point de vue objectif, nous sommes tous plus ou moins des clones).

 

Je répète :

Nécessaire, oui parce sans corps en vie, pas de conscience, pas de certitude d’exister (en plus il faut que ce corps soit en bon état, surtout le cerveau). Clair.

 

Suffisant : NON ! (là c’est dur) Parce que sinon tous les corps génèreraient non pas un « moi », mais du « moi » (aïe). En d’autres termes, les informations extérieures qui me permettent de me révéler, c'est-à-dire celles qui accèdent à mon entendement me proviendraient de tous les corps.

 

En fait, c’est tout simple ! 

Encore en d’autres termes : ma conscience, ma certitude d’exister ne concerne qu’un seul corps. VRAI.

Donc l’existence d’un corps en vie (quelconque) est nécessaire mais pas suffisante à l’existence de ma certitude d’exister. LOGIQUE, non ?

D’où vient ma certitude d’exister ? Faut-il seulement un corps en fonctionnement ? Non. Il faut donc autre chose, qui n’est pas biologique, qui n’est pas physique, qui n’est pas concret, (sinon il ferait partie de n'importe quel corps) mais qui existe bel et bien ! 

 

Voilà. Je ne comprends pas où est l’erreur. Peut-être que personne ne comprend parce que la conscience paraît trop banale à trop de gens.

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mardi 21 mars 2006

En l’absence de force de création, les particules, les éléments qui constituent l’univers pris absolument n’obéissent qu’aux lois de la physique déterminées par leurs natures et la nature de leur environnement. C’est ce qu’on appelle la nécessité.

Cependant, souvent, cette dernière ne suffit pas. En effet, certaines coïncidences sont la plupart du temps indispensables. Quelques exemples bien connus :

-         La vie ne peut apparaître qu’au sein d’un système solaire aux caractéristiques bien précises : étoile de taille adaptée, présence de planètes géantes protectrices - Jupiter, Saturne -, existence d’une planète tellurique ni trop grosse ni trop petite à une distance idéale du feu nourricier etc.. Un tel système n’est pas nécessaire, mais contingent. Autrement dit il n’a pu apparaître parce que les conditions initiales étaient par hasard (hasard rendue possible par le nombre gigantesque d’étoiles dans l’univers) les bonnes.

-         On peut faire le même raisonnement à propos de l’émergence de nouvelles espèces : multiplicité des individus, des mutations, des situations environnementales…

 

 Dans une perspective athée, il n’y a pas d’autres « forces » que le hasard pour les conditions initiales et la nécessité (détermination des évènements selon les lois de la physique) à la disposition du scientifique. Il doit se débrouiller avec ses éléments. Ce qu’il fait d’ailleurs généralement très bien… dans son domaine d’activité.

par Miteny publié dans : Le dessein intelligent.
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Mardi 21 mars 2006

Je considère ici que l’Univers (avec un grand U) est l’univers pris absolument, c'est-à-dire l’ensemble de tout ce qui existe. A ne pas confondre par exemple avec l’univers né avec le big-bang. En effet, selon certaines théories, existerait des univers parallèles. L’ensemble de tous ces univers parallèles est inclus dans l’Univers.

 

En effet, un Univers infécond (annihilation continuelle de la matière par l’antimatière par exemple) aurait pu exister, seul. C’est mathématiquement plausible. Si vous avez des doutes, lisez cet extrait d’un article de James Cline, professeur de physique à l’université McGill, à Montréal et publié dans un article d’une revue de l’édition française de Scientific American :

« L’existence de la matière, une évidence pour la plupart d’entre nous, est pourtant une affaire qui contrarie les cosmologistes : en effet, les meilleures théories n’expliquent toujours pas de façon satisfaisante comment l’Univers a réussi à ne pas être vide. L’existence de la matière est un pan non achevé de la théorie du Big Bang. On pense qu’au tout début de l’Univers, la matière et l’antimatière s’équilibraient, mais puisqu’elles s’éliminent mutuellement, comment la matière a-t-elle pris le dessus ? Le physicien russe Andreï Sakharov, en avance sur son temps, proposa, dès 1967, des idées sur la création de la matière, après qu’il eut montré qu’elle n’allait pas de soi. […] Une autre possibilité serait l’absence de baryon, après que la matière et l’antimatière se sont annulées. Dans ce cas, il n’y aurait pas de matière à faire perdre le sommeil aux physiciens, il n’y aurait pas de physiciens du tout ! Un tel Univers sans baryons eut été possible, car les principes de la symétrie se retrouvent à travers toute la physique. » 

 

 L’Univers sans possibilité de vie est peut-être une fiction, une vue de l’esprit mais il est tout à fait cohérent. Au point que d’éminents scientifiques ont eu les plus grandes peines à comprendre comment la matière a réussi à échapper à l’inexistence.

Par exemple, les univers suivants auraient très bien pu exister en lieu et place du nôtre :

-         espace constitué d’une seule dimension au lieu de trois

-         cosmos ne contenant qu’une seule particule, éternellement stable

-         cosmos empli de particules totalement instables et toujours chaudes, comme celui qui aurait existé si les particules étaient parfaitement symétriques etc.

 

 Les possibilités sont infinies.

Il faut admettre la proposition suivante : l’univers infécond est sans doute une fiction, mais une fiction mathématiquement, intellectuellement COHERENTE.

par Miteny publié dans : Le dessein intelligent.
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Mardi 21 mars 2006

Premier point. 

La science cherche à expliquer qu’est ce qui a provoqué tel ou tel état de fait ou situation. Je pense qu’on ne peut pas le nier. Par exemple la science explique l’apparition de l’homme, l’existence du soleil…

Êtes vous d’accord ?

 

Deuxième point. 

Une explication scientifique (hasard et nécessité) appelle une autre explication scientifique.

Je crois qu’il s’agit là d’un point délicat. Quelques exemples :

On peut expliquer l’apparition de l’homme par l’évolution. La réussite de l’évolution s’explique par le caractère unique de la Terre. Le caractère unique de la Terre s’explique par la formation du système solaire et ainsi de suite en passant par la formation des galaxies, le big-bang…

Après le big-bang, cela devient plus délicat. Néanmoins les hypothèses existent : multivers de niveau 1, 2, 3 et 4…

A ma connaissance, le multivers de niveau 4 est l’hypothèse qui va le plus loin. Mais ça ne change rien. Même cette explication appelle nécessairement une autre explication puisqu’on ne SAIT PAS ce qui a permis au multivers de niveau 4 d’exister. Un multivers de niveau 5 ? On ne fait que déplacer le problème.

Si quelqu’un nie ce que j’affirme ici, qu’il me trouve un contre-exemple. Qu’il me trouve une théorie scientifique qui ne soulève aucune nouvelle interrogation. Qu’il me trouve une description de l’Univers dont on puisse dire qu’elle ne demande aucun éclaircissement quant à son existence. 

 

Troisième point. 

Que l’Univers puisse abriter la vie, être fécond, ne va pas de soi. Voir II.

Or c’est un des buts de la science : expliquer ce qui a autorisé l’Univers à être fécond ?

Oui ou non ?

Je m’arrête là parce que je pense que c’est une étape importante à valider.

 

 A SUIVRE…

 

par Miteny publié dans : Le dessein intelligent.
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Mardi 21 mars 2006

2 choses sont à mon avis inexplicables. 

Premièrement, l’existence d’un univers fécond. J’ai eu, à ce propos, un différent avec Loïc sur la définition du mot pourquoi. Je vais essayer de préciser ma pensée demain (dans la catégorie « le dessein intelligent »). 

Ensuite, mon existence me paraît inexplicable. Vous êtes obligé d’admettre que chacun sait faire la différence entre sa propre personne et celle des autres. Il suffit de prendre l’exemple de la douleur. 

Tout observateur rationnel qui cherche à comprendre le monde se doit de l’accepter tel qu’il se présente à lui et non tel qu’il aimerait qu’il se présente à lui. Supposons que je me mette à la place de cet observateur rationnel. Les phénomènes que je constate peuvent se classer de la façon suivante :

-          Il y a d’abord moi. Toute personne a un moi, une conscience personnelle dont il fait directement l’expérience. Je suis une conscience. Je suis certain de ma propre existence. Je sais que si on me donne un bon coup de marteau, j’aurai mal. Je ressentirai ce mal directement. Appelons ce phénomène « moi ».

-          Il y a ensuite les autres. Les autres sont des semblables, des personnes comme moi mais dont il est impossible de ressentir directement les affects. Pour que je sache qu’un autre existe, il faut que je sois mis au courant. Si on donne un coup de marteau à un autre, je ne ressens rien. Appelons ce phénomène « conscience autre » que je ne peux raisonnablement pas confondre avec le phénomène « moi ».

-          Il y a enfin le monde avec le ciel, les animaux, la terre, les étoiles dont le fonctionnement est relativement bien expliqué par les scientifiques (je simplifie).

Examinons l’affirmation suivante : « L’existence d’un corps (avec le cerveau !) en fonctionnement est nécessaire et suffisant pour expliquer l’émergence de la conscience ». 

Dans cette phrase, le terme « conscience » recouvre à la fois les phénomènes « moi » et « autre conscience ». Une telle confusion ne paraît guère rigoureuse. Il serait donc plus juste d’écrire : « l’existence d’un corps en fonctionnement est nécessaire et suffisant pour expliquer le phénomène « moi » » et la même chose avec « autre conscience » à la place de « moi ».

Ces deux nouvelles assertions sont-elles vraies ? Visiblement pas. Si Dieu est une réalité incontournable pour moi, c’est parce que je trouve que mon existence est inexplicable.

Comment dire ?  

 

La probabilité que je naisse là où je suis né au moment où je suis né était au maximum d’environ 1 sur 40 milliards (nombre d’individus qui, paraît-il, ont déjà vu le jour depuis que Homo Sapiens Sapiens foule la Terre ) ! 

C’est loufoque. A l’école, je n’aimais que la physique et les mathématiques. J’aimais chercher à comprendre. Et là, voilà une énigme bien étrange et une probabilité d’exister bien faible (1 sur 40 milliards, j’ai encore moins de chance de gagner qu’à Euromillions : si ça, c’est pas un miracle !).

Vous ne pouvez pas dire que le « moi » est une illusion. C’est la plus puissante des réalités ! Je ne suis toujours que moi, quoique je fasse, quoique je pense. 

Le point de vue objectif est une fiction. C’est en discutant avec Loïc que j’ai appris ce concept de fiction. Etre totalement objectif, c’est se considérer soi-même comme un objet d’étude extérieur. J’aimerais parfois être ailleurs, être extérieur, mais c’est impossible !

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Vendredi 17 mars 2006

Je ne suis pas un vrai kamikaze. Je hais la violence (enfin surtout celle qui fait mal et qui tue). Mais, mais… je veux maintenant tout donner pour pouvoir démontrer l’existence de Dieu. C’est étrange, mais je ne sais pas pourquoi je fais ça. Suis-je fou ? Probablement un peu. Peut-être que Dieu m’ordonne d’agir ainsi ? C’est une hypothèse à creuser.

Quoiqu’il en soit, je persiste : je proposerai même de l’argent que je n’ai pas à celui qui sera capable de me prouver mon erreur.

 

Je me permets même de m’adresser ici à tous les extrémistes, à tous les terroristes (je suis un peu mégalo aujourd’hui) :

« Arrêtez de vous faire sauter la tronche, ça ne sert pas Dieu. Militez plutôt pour l’organisation de ce débat qui m’est si cher ! Il est indispensable que les athées aient le droit à la parole. Comprenez au moins ça ! Je veux même les payer pour qu’ils exposent leurs arguments. C’est en démontrant l’existence de Dieu dans un monde de totale liberté d’expression que l’on sert vraiment sa cause. »

par Miteny publié dans : Religion.
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Jeudi 16 mars 2006

J’aimerais organiser un débat dont le sujet serait l’existence de Dieu. Je m’imagine déjà en train d’argumenter et de contre-argumenter face aux sceptiques. Je pense qu’au bout de plusieurs heures de discussion, réparties peut-être sur plusieurs émissions, la conclusion finirait par se dessiner de plus en plus clairement : oui, Dieu en tant qu’être conscient et infiniment transcendant, éternel, qui a créé le monde en général et l’humanité en particulier, existe. 

Il faut que ce débat ait lieu une fois, deux fois, dix fois, cent fois ne serait-ce que pour lutter contre les superstitions et les dogmatismes des religions. N’en avez-vous pas marre de voir toutes ces guerres et tous ces massacres perpétrés au nom de prophètes et de religions plus ou moins obscures ? 

Je veux prouver que Dieu existe, qu’il veut que l’homme soit humble, avide de raison et vérité et que donc les religions n’étant ni humbles (puisqu’elles affirment en gros qu’elles possèdent Dieu et même qu’elles le contrôlent… ce qui est absurde), ni avides de raison et de vérité (puisqu’elles ne s’occupent même pas de chercher à prouver la légitimité de ses livres et de ses prophètes) sont à éviter comme la peste.

 

 

par Miteny publié dans : Mon idéal.
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Jeudi 16 mars 2006

Ces caricatures ne me paraissaient pas horribles. Elles me paraissaient même plutôt justes. Je ne vois pas pourquoi on interdirait à certaines personnes de se moquer d’une religion qui, dans les faits, incite des milliers, voire des millions de personnes à s’entretuer. 

En fait, il faut critiquer les religions, c’est une nécessité, parce qu’elles imposent des coutumes et des dogmes sans apporter la moindre preuve. Les gens sont libres de croire n’importe quelle bêtise, mais il ne faut pas qu’ils cherchent à imposer leurs vues par la violence ou la mauvaise foi. 

Je veux que les religions disparaissent et qu’elles soient remplacées par l’humilité et l’amour de la raison et de l’idée de la vérité. Je suis profondément anti-clérical, comme Jésus d’ailleurs. Il s’est quand même fait tuer par les chefs religieux de sa propre religion ! (Je ne suis pas chrétien : pour moi, personne n’a encore démontré l’existence de ce Jésus). Je me fous des risques que je prends (puisque j’écris anonymement… mon courage est limité). 

Pour que les religions disparaissent, aidez-moi à organiser un débat à propos de l’existence de Dieu !

par Miteny publié dans : Religion.
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