1). Nous sommes daccord : il y a un « pour soi » et un « en soi ». Mais nous ne pouvons connaître ce dernier que par lintermédiaire de notre représentation. Notre conscience nous domine, nous transcende et pour chacun dentre nous, est le passage obligé.
En fait je veux ici proposer une méthode de « travail » rigoureuse pour nous permettre de trouver des points daccord (et également pour éclaircir le problème).
Pour repartir sur de bonnes bases, je propose dabord de faire table rase de toutes nos certitudes. Létape 1 consistera à trouver une première « conviction commune ».
Je suggère la suivante, que jai repris à Kant : « L'homme ne connaît pas les choses "en soi", mais telles qu'elles lui apparaissent d'après les principes de son organisation comme être sentant et pensant. »
Nous ne connaissons la nature que par les informations et dans le cadre des conditions de lexpérience. Dailleurs, comme dit si bien Fred, la science ne dit pas « tel ou tel théorie est vraie » mais « tout ce passe, dans ces conditions bien précises, comme si cette théorie était vraie ».
Que savons nous du monde extérieur à notre esprit en dehors des concepts que nous nous sommes forgés grâce dune part à notre esprit et dautre part aux informations fournies par lexpérience sensible ?
Je mautorise à en présenter une deuxième : « La pensée personnelle, faculté de déduire, réfléchir, imaginer, douter, existe assurément. Il sagit même dun passage obligatoire pour se faire nimporte quel représentation du monde. ».
Attention, je nai rien déduit pour linstant. Rien. On parlera du fonctionnalisme, du spiritualisme, de lontologie etc
après.
Propose-moi quelques unes de tes certitudes. Indique ce qui te gêne dans les miennes. Nous verrons ensuite comment nous mettre daccord.
Jespère simplement que nous avons le même objectif, à savoir la vérité.
Quelques remarques annexes, malgré tout.
PS : Hegel ne dit pas que la pensée existe sans penseur mais que le penseur doit se libérer de tout ce qui le rend contingent. Extrait.
« Hegel dit que la tâche de ces leçons consiste en une élévation de la pensée à linfinité divine, une tentative pour essayer de saisir Dieu par la pensée. Mais lon ne saurait prétendre penser linfini en le considérant comme extérieur à la pensée même, c'est-à-dire en le tenant pour un objet ou un être qui serait face à elle, car cela reviendrait à réduire linfini visé lui même à quelques chose de fini. En effet, il y aurait au moins cette pensée en dehors de lui, et, inversement, la pensée serait condamnée à la finitude en sa séparation radicale davec cet infini auquel elle ne pourrait alors proprement sélever. Il faut donc que notre pensée de linfini soit le mouvement intérieur de celui-ci. Linfini ne se laisse penser que de lintérieur. Et cela est bien possible car linfini est pensée pure. »
PPS : sur le site Internet que tu mas fourni, je trouve quil y a beaucoup de critiques pertinentes du fonctionnalisme.
« Quils ne veuillent ou non, en cherchant à réduire la conscience à quelque chose dautre, ou en léliminant entièrement, les philosophes matérialistes font face à une difficulté sérieuse : une fois quon a décrit et répertorié tous les faits matériels dans le monde, un grand nombre de phénomènes faisant partie de notre vie mentale ne trouvent pas leur compte dans cette approche. » Comme linfini
ajouter un commentaire commentaires (5) créer un trackback recommander
Commentaires