Texte Libre

J’ai abandonné ce site initialement consacré à la philo depuis juin 2006 (pour faire dieuexiste.com).

Si je le laisse agoniser de cette manière, il va disparaître, le pauvre…

Je ne peux pas non plus continuer à l’alimenter avec des réflexions du même ordre que celles qui permettent à dieuexiste.com de vivre (je me disperserais).

 

    N’oubliez pas : dieuexiste.com

                           DIEUEXISTE.COM

Pour connaître l'histoire du petit miteny...

Jeudi 7 juillet 2005

1). Nous sommes d’accord : il y a un « pour soi » et un « en soi ». Mais nous ne pouvons connaître ce dernier que par l’intermédiaire de notre représentation. Notre conscience nous domine, nous transcende et pour chacun d’entre nous, est le passage obligé.

 

En fait je veux ici proposer une méthode de « travail » rigoureuse pour nous permettre de trouver des points d’accord (et également pour éclaircir le problème).

Pour repartir sur de bonnes bases, je propose d’abord de faire table rase de toutes nos certitudes. L’étape 1 consistera à trouver une première « conviction commune ».

Je suggère la suivante, que j’ai repris à Kant : « L'homme ne connaît pas les choses "en soi", mais telles qu'elles lui apparaissent d'après les principes de son organisation comme être sentant et pensant. »

Nous ne connaissons la nature que par les informations et dans le cadre des conditions de l’expérience. D’ailleurs, comme dit si bien Fred, la science ne dit pas « tel ou tel théorie est vraie » mais « tout ce passe, dans ces conditions bien précises, comme si cette théorie était vraie ».

Que savons nous du monde extérieur à notre esprit en dehors des concepts que nous nous sommes forgés grâce d’une part à notre esprit et d’autre part aux informations fournies par l’expérience sensible ?

 

Je m’autorise à en présenter une deuxième : « La pensée personnelle, faculté de déduire, réfléchir, imaginer, douter, existe assurément. Il s’agit même d’un passage obligatoire pour se faire n’importe quel représentation du monde. ».

 

Attention, je n’ai rien déduit pour l’instant. Rien. On parlera du fonctionnalisme, du spiritualisme, de l’ontologie etc… après.

Propose-moi quelques unes de tes certitudes. Indique ce qui te gêne dans les miennes. Nous verrons ensuite comment nous mettre d’accord.

J’espère simplement que nous avons le même objectif, à savoir la vérité.

 

 

 

Quelques remarques annexes, malgré tout.

 

PS : Hegel ne dit pas que la pensée existe sans penseur mais que le penseur doit se libérer de tout ce qui le rend contingent. Extrait.

« Hegel dit que la tâche de ces leçons consiste en une élévation de la pensée à l’infinité divine, une tentative pour essayer de saisir Dieu par la pensée. Mais l’on ne saurait prétendre penser l’infini en le considérant comme extérieur à la pensée même, c'est-à-dire en le tenant pour un objet ou un être qui serait face à elle, car cela reviendrait à réduire l’infini visé lui même à quelques chose de fini. En effet, il y aurait au moins cette pensée en dehors de lui, et, inversement, la pensée serait condamnée à la finitude en sa séparation radicale d’avec cet infini auquel elle ne pourrait alors proprement s’élever. Il faut donc que notre pensée de l’infini soit le mouvement intérieur de celui-ci. L’infini ne se laisse penser que de l’intérieur. Et cela est bien possible car l’infini est pensée pure. »

 

PPS : sur le site Internet que tu m’as fourni, je trouve qu’il y a beaucoup de critiques pertinentes du fonctionnalisme.

« Qu’ils ne veuillent ou non, en cherchant à réduire la conscience à quelque chose d’autre, ou en l’éliminant entièrement, les philosophes matérialistes font face à une difficulté sérieuse : une fois qu’on a décrit et répertorié tous les faits matériels dans le monde, un grand nombre de phénomènes faisant partie de notre vie mentale ne trouvent pas leur compte dans cette approche. » Comme l’infini…

par Miteny publié dans : Pas à pas.
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Mercredi 6 juillet 2005

1) Rappel du cogito. Tout ce que je sais c’est que j’ai conscience de voir. Comment je vois, je ne sais pas. Tout ce que me montre la science est peut-être faux, floué (hypothèse Matrix). Je suppose que sans mes yeux je ne verrai pas, mais je ne peux en être totalement sûr (et si un miracle se produisait, par exemple ?). Tout ce que la science croit savoir est très fragile, éphémère.

Je croyais qu’on était d’accord à propos du cogito ? Si tu ne l’es pas, expliques moi alors ce que signifie pour toi le cogito cartésien.

 

2) Le poète peut être un scientifique. Tous deux utilisent la même logique humaine. Mais là n’est pas le problème. J’attendais une réponse plus précise sur la nature du processus qui permet à la conscience d’émerger d’un système comme le cerveau (que nous connaissons très mal, certes, mais bon on peut imaginer même si en l’occurrence, personnellement, j’ai beaucoup de mal).

 

3) l’esprit n’est pas une vapeur. On ne peut en faire un objet « extérieur ». L’esprit, c’est la conscience : c’est soi quand on réfléchit, quand on ressent une émotion. C’est notre représentation des choses, dont on ne peut se défaire. C’est donc quelque chose de très abstrait mais également de très présent.

Je ne crois d’ailleurs très judicieux d’être dualiste. Je serais plutôt idéaliste. Selon moi, seule la pensée existe réellement. J’ai envie de citer Hegel :

« La déficience de notre être fini, sa négativité, sont en fait celle de l’être comme tel. La finitude propre à l’étant fini est d’être, car c’est l’être en tant qu’être qui est néant, comme l’indique le début de la science de la logique. Hegel n’a pas de mot trop dur pour évoquer ce caractère passager de l’être. Dès lors que l’être comme tel requiert être fondé en sa finitude, il ne peut trouver sa source qu’en l’infinité de la pensée, car s’il est passager, c’est qu’il passe et est toujours déjà passé en la pensée. Telle est l’idéalité du fini dont parle Hegel dans l’encyclopédie.

Car l’infinité comme unité de l’être et de la pensée est une unité dialectique où un terme l’emporte sur l’autre. Et Hegel indique bien comment l’Etre n’a de sens que par le Concept qui l’anime, comme le corps est animé par l’âme, tandis qu’il n’a en propre que la caducité. L’ontologie hégélienne se détermine sciemment comme suppression de l’on au profit du logos. Dire que l’unité de l’infini et du fini est une unité dialectique signifie que cette unité est en mouvement, ce qui n’est possible que si, en elle, un terme passe en l’autre. Si l’être a bien pour caractère être justement passager, on comprend que ce soit lui qui passe dans la pensée et qui soit ce terme qui seul est supprimé, tandis qu’au contraire l’infini est conservé. Ainsi, la mise en évidence du caractère négatif de l’être fini doit en fait mener à la reconnaissance de la finitude de l’être par rapport à l’infinité de la pensée.

La dialectique du fini et de l’infini interne au logique en tant que tel, et à cause de ce caractère intérieur, montre donc que seul est conservé l’esprit par rapport auquel son autre n’a de sens que posé par lui, tiré du néant qu’il a en propre, ou plutôt du sein de l’infini pensé, c'est-à-dire du sein de la logique hors d’elle-même. Tout se déroule en effet en la pensée qui se différencie elle-même dans son mouvement propre, dans la mesure où seul l’esprit supporte tout selon l’idéalisme absolu de Hegel. »

 

4) Mon existence est contingente, c'est-à-dire que moi en tant que numéro de sécurité sociale avec une taille précise, un état civil déterminé, suis contingent.

Mais moi en tant que conscience (la partie la plus réelle), non. Car si je sais que le monde existe, c’est d’abord parce que j’existe. C’est d’abord parce que je m’en suis fait une représentation. Il est évident que le monde existe en dehors de ma représentation, mais il est aussi évident qu’il m’est impossible de savoir si le monde existe ou pas si je n’existe pas. Le monde sans un « je » n’existe pas.

Si le monde existe, alors un « je », un « moi », existe aussi (qu’on me prouve le contraire !!)

C’est pour ça que je dis que j’aurai pu être quelqu’un d’autre. C’est pour ces raisons que ce « je » ne peut provenir du monde contingent et matériel.

Encore un petit de Hegel :

« En effet, pour la pensée pure, penser est bien toujours en même temps être, car être de la pensée est alors de penser. Ce que l’on ne saurait dire à propose de l’être qui, seul, n’est pas en même temps pensée. La pensée est donc d’autant plus infinie qu’elle est plus pure, ou plus purement pensée, car alors tout son être se réduit à penser. Si donc pour Hegel l’infini est la pensée, et si on peut saisir cet infini que de l’intérieur, alors l’infini est bien seul, en toute rigueur, à pouvoir se penser et donc se prouver, s’exposer. Telle est, on le sait, la tâche de la Logique hégélienne. »

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Lundi 4 juillet 2005

Tu as écrit « Le matérialisme et le spiritualisme sont des doctrines métaphysiques indémontrables. »

Je récapitule la principale hypothèse du matérialisme : certains processus cérébraux objectifs, assimilables à un fonctionnement mécaniste (n’oublions pas que dans l’hypothèse matérialiste, aucune intelligence n’a « voulue » créer, fabriquer le cerveau humain) sont à l’origine de la conscience de soi.

 

Si j’ai bien compris, le matérialiste nous demande de « croire » en cette hypothèse, sans la démontrer. Et pourquoi devrait-on y croire ?

Il faudrait croire qu’il existe un processus physique si puissant qu’il est capable de se comprendre lui-même, de créer la subjectivité. Mais comment fait-il ? C’est ce que j’aimerais savoir. Je ne veux pas simplement qu’on me dise « il faut avoir la foi » mais des preuves solides. Si c’est encore une question de foi, je préfère alors à la limite me tourner vers la religion.

 

Tu as écrit : « nous sommes d'accord sur la valeur axiomatique du cogito cartésien : impossible de poser quelque proposition que ce soit sans un sujet pour ce faire. »

La condition a priori est donc que « j’existe », que je « pense ». Je suis d’accord. Mais alors je te pose la question : que peut-on en déduire ?

Que signifie donc « condition a priori » ?

On veut me faire croire que les processus cérébraux transcendent la conscience alors que la compréhension de ces processus n’est qu’un sous-produit de ma propre conscience : pour Kant, l'homme ne connaît pas les choses "en soi", mais "telles qu'elles lui apparaissent d'après les principes de son organisation comme être sentant et pensant".

Il a aussi écrit un jour : "La Science ne peut prouver que Dieu n'existe pas, car il y a quelque chose qui lui échappe par nature."

Je trouve déjà étonnant qu’il « existe quelque chose qui échappe à la science par nature » (ce n’est pas du tout le point de vue matérialiste). Et cette chose, comment expliquer son existence ?

 

Alors quelle est la condition a priori ? Quelle est la première certitude que l’on peut avoir et à partir de laquelle on peut commencer à déduire ?

Tu l’as dit toi-même : le cogito.

Quand on me tape, je souffre. Quand on fait du mal à l’autre, la souffrance relève davantage de la compassion (soumise au libre arbitre). C’est une différence fondamentale qui illustre, si besoin était, la valeur axiomatique du cogito.

 

PS : comment vit une bactérie ? Les chercheurs ne le savent pas encore. Est-on capable de faire vivre un conglomérat de molécules ?

 

PPS : tu as écrit tout à l’heure : « il se pourrait fort que ton 'esprit' ne soit qu'une fiction utile à la simplification de processus cérébraux dont tu n'as pas idée. » Alors que tu avais écrit « le cogito a une valeur axiomatique ». Ces 2 phrases sont en contradiction totale.

Si mon esprit est une fiction, TOUT est une fiction.

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Vendredi 1 juillet 2005

Sommes nous d’accord sur le fait que si le dualisme ontologique n’est pas démontré, l’hypothèse matérialiste non plus ? (sinon pourquoi Sir Eccles existerait-il ?)

 

Tu as écrit : « si tu entends défendre le dualisme ontologique, tu dois 1) démontrer que la 'conscience' transcende d'une manière ou d'une autre les processus cérébraux et 2) expliquer comment se fait l'interaction entre la 'conscience' et le cerveau (Sir Eccles, le principal neurobiologiste résolument dualiste, n'y a pas réussi, pour l'heure). »

 

Je ne suis pas tout à fait d’accord pour le petit 2). Expliquer comment se fait l’interaction entre la conscience et le cerveau n’est pas nécessaire (c’est mieux, et même beaucoup mieux mais très difficile tant on ne connaît pas les secrets du fonctionnement du cerveau ; on ne sait même pourquoi une bactérie qui vit, vit).

Car enfin, le petit 1) signifie déjà que les processus cérébraux ne peuvent pas être seuls à l’origine de la conscience (où alors j’ai mal compris le mot transcende). Il faut rechercher ailleurs.

 

Tu as écrit : « mon 'esprit' ? Mais qu'est-ce que l'esprit' ? » L’esprit, pour moi, c’est la conscience. Quelque chose de si présent qu’on en oublie l’existence.

Qui peut mieux expliquer ce qu’est l’esprit que Descartes lui-même ? Chacun d’entre nous peut faire cette exercice : douter de tout. Et si tout ce qui m’entoure n’était qu’un théâtre. Peut-être que les autres ne sont que des pantins qu’un démon agite quand je les regarde. Tu as toi-même écrit que le scepticisme radical est irréfutable.

Seulement il y a une limite au doute hyperbolique. Pour pouvoir douter, il faut pouvoir penser. Douter du fait que l’on doute est impossible (cette assertion est presque une Lapalissade).

Toutes les doctrines, les croyances qui sont élaborées sur Terre le sont par des esprits humains, des consciences qui oublient qu’ils ont justement une conscience. Doutons de tout. Je pourrai toujours douter de n’importe quel résultat physique, de n’importe quel hypothèse scientifique, de n’importe quelle sincérité, mais jamais je ne pourrai douter du fait que… je doute.

Le doute en pleine action, c’est de la conscience de soi, de la pensée, de la transcendance. Douter de l’existence du monde sensible ou se demander « pourquoi je suis moi ? », c’est prendre conscience que l’on est avant tout une conscience.

"Le doute n'est pas au-dessous du savoir, mais au-dessus." écrivait Alain.

Il faut faire l’exercice du doute pour prendre conscience de la nature transcendantale de notre conscience.

L’esprit ne peut pas être considéré comme un objet. On ne peut pas le comprendre en essayant de le voir « extérieur ». Il faut (par exemple) faire l’expérience du doute hyperbolique pour comprendre à quel point la conscience est liée à la partie la plus intime du moi.

 

Je sais que le monde extérieur existe, mais je sais surtout que j’ai une conscience. Et c’est bien ce que j’ai de plus précieux. Que pourrais-je faire sans elle ? Comment pourrais-je apprécier la beauté d’un paysage, d’une œuvre d’art ? Comment pourrais-je me réjouir de la formidable magnificence de l’univers (alors que je n’ai jamais quitté le plancher des vaches) sans ma capacité à imaginer l’infini ?

 

Parlons en de l’infini. L’infini est-il autour de nous. Quelqu’un peut-il dire « je suis allé voir l’infini l’autre jour, c’était beau ; plus petit que je l’imaginais mais beau ». L’infini ne s’observe jamais. Il est dans notre esprit. Il est transcendant.

Par exemple, regarder le ciel la nuit peut laisser une personne de marbre et provoquer chez une autre une émotion très forte. Cette dernière peut essayer de comprendre et de voir l’univers avec toutes ses étoiles, ses planètes, toutes ses galaxies, comprendre l’infini diversité qui doit se trouver là-haut : des centaines de milliards d’étoiles rien que dans la Voie Lactée qui n’est qu’un « univers-île »parmi des milliards. Tout ceci risque fort de lui donner le vertige. Cependant ce n’est pas seulement le spectacle qui provoque de tels sentiments mais surtout la capacité de l’esprit à transcender la réalité.

Ce qui est beau, ce n’est pas seulement le monde extérieur mais c’est surtout notre esprit. Il possède en lui une formidable propension à admirer, à aimer et aussi à avoir conscience de lui-même. Comment ne pas comprendre que ce n’est pas la chose en soi qui est belle, mais la chose telle que notre esprit la perçoit ?

 

Je propose tout simplement une origine spirituelle à ma dimension spirituelle.

Pour les raisons suivantes :

-         je ne peux comprendre que la matière soit à l’origine de l’esprit[1].

-         par contre un monde où l’esprit (ou plutôt un principe spirituel, si j’ose dire) serait à l’origine de la matière est tout à fait compréhensible.

 



[1] Mais la matière a bien sûr une grande influence sur mes capacités cérébrales. Ainsi il est clair que toutes les fonctions de mon cerveau sont liées aux réactions électrochimiques se produisant au niveau de l’aire de Broca, des lobes frontaux, du corps calleux, de la substance blanche,  grise … mais cela ne signifie nullement que la conscience de soi est le « produit » de ma cervelle (pour le démontrer, il faudrait quele fonctionnement du cerveau soit parfaitement décrit et même, reproduit).

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Vendredi 1 juillet 2005

La chanson dit « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Paris, de Manille ou d’Alger pour apprendre à marcher ».

Mais qu’est ce que ce « on », à part une conscience transcendante de soi.

On peut être n’importe qui. Le matérialiste dira pourtant que la conscience est déterminée par les gènes, l’histoire, l’expérience du cerveau. Mais alors que faire du texte de Le forestier ?

Que faire de ce « on » qui est la sensibilité humaine, voire même sa détresse à ne pas savoir ce qu’il fait sur la Terre ?

La transcendance est essentielle et ne s’explique pas par le déterminisme matérialiste.

Fred, pour Spinoza, « la connaissance de l'effet dépend de la connaissance de la cause et l'enveloppe ». Peut-on réfuter cette presque évidence ?

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Jeudi 30 juin 2005

Tu as écrit : « la faculté de 'conscience de soi', le fait que tu aies une 'conscience', une 'sensibilité', une 'subjectivité', dépendent de fait de tout un ensemble de facteurs que nous avons évoqués à de nombreux reprises, qu'il s'agisse des "pré-câblages" génétiques, de la biochimie cérébrale… »

 

Je suis d’accord, il y a un lien très fort entre la machine cérébrale et la conscience. Cela ne signifie pas pour autant que la première soit entièrement cause de la seconde.

J’estime avoir mis en évidence une contradiction, une sorte d’anomalie dans la théorie matérialiste. Il ne suffit pas dire « de fait » pour avoir raison. Il faut prouver.

Mon raisonnement est peut-être, voire sans doute faux, mais je n’arrive pas à trouver la faille. Autrement dit, je n’arrive pas à comprendre pourquoi je suis moi et pas quelqu’un d’autre. Tout simplement parce que j’aurai pu être n’importe qui.

De plus, d’autres hypothèses sont possibles.

On peut par exemple supposer que l’esprit vient de Dieu (conscience éternelle, infinie..) mais a besoin, pour se révéler à lui-même de commencer par être dépendant d’une matière à la fois fragile, brutal et totalement impersonnel, inhumaine.

La matière, qu’est ce c’est ? On ne peut même pas savoir ce que c’est en soi, c'est-à-dire en dehors de la représentation que nous en avons.

Voici un article intéressant pêché sur Internet (site futura-sciences.com news 5132 du 28/12/2004) :

« De deux choses l'une, nous explique le philosophe Nick Bostrom : soit l'humanité est très proche de son extinction, soit vous et moi sommes ("presque certainement") les produits d'une simulation informatique, des personnages de Matrix en quelque sorte, et par définition incapables de savoir si c'est ou non le cas.

Le raisonnement est simple : l'humanité que nous connaissons (si elle ne disparaît pas) parviendra dans relativement peu de temps à produire des ordinateurs et des logiciels capables de simuler l'intelligence et la conscience humaines. Une fois disponibles :

1/ il est plus que probable que quelqu'un décidera de s'en servir.

2/ dans la mesure où ces moyens deviendront de plus en plus faciles à dupliquer, il y aura très vite beaucoup plus d'êtres simulés que d'êtres réels.

Ergo, la probabilité que nous soyons des simulations est très élevée.

Cet argument est représentatif d'un ensemble de "théories de la simulation", portées - sérieusement ou à titre de jeu intellectuel - par quelques dizaines de physiciens (qui étudient notamment l'hypothèse de l'existence de plusieurs "univers parallèles" régis par des lois légèrement différentes), de mathématiciens, de philosophes. »

 

Le raisonnement est à la fois simple et pertinent : nous n’avons pas les moyens de savoir si oui ou non nous faisons partie d’une simulation. On sait déjà que l’information apportée par nos sens peut être reproduit par ordinateur. A quand les mondes entièrement virtuels dans lesquels nous serions plongés 16 heures sur 24 (en attendant 24/24) ?

Si cette hypothèse est vraie alors la démonstration de Descartes pourrait trouver une seconde jeunesse.

-         la matière en soi, on ne sait pas ce que c’est (simulation informatique, particule ?..)

-         par contre, nous savons que nous avons un esprit

-         nous savons aussi que les autres existent et qu’ils ont également la même sensibilité que nous

Partons de nos certitudes pour construire une théorie solide.

Ce que je veux dire, c’est qu’il y a quelque chose d’autre que la matière impersonnel dans la vie de chaque être humain. Tout ce passe comme si l’univers était un système mis en place pour que l’humanité apprenne à trouver le meilleur de sa nature, pour que les consciences puissent se révéler à elles-mêmes pour peut-être n’en former qu’une seule ensuite.

 

C’est facile de dire « mais, c‘est n’importe quoi ! ». N’importe qui peut dire ça. Argumenter, c’est autre chose. L’histoire a montré qu’en général les théories « bien établies » étaient souvent fausses.

Quelques exemples : la terre est le centre du monde, la théorie de la gravité selon Newton… Même la théorie de la relativité n’est qu’une théorie (elle ne s’applique pas pour les très petites dimensions).

 

PS : ne me dites pas « ta démonstration est fausse parce que je l’ai décidé » comme on décide de façon arbitraire que par exemple tous ceux qui ont des chaussures rouges méritent la mort, mais dites moi où elle est fausse, à quel endroit ça dérape.

 

PPS : la conscience est « accrochée » au cerveau c’est vrai. Il y a des liens très forts entre les deux. Pour moi, il s’agirait un peu de 2 choses très étroitement mêlés (il faut encore préciser comment) mais il est ARBITRAIRE de dire le cerveau produit la conscience. Rien ne le prouve.

Si le cerveau est très abîmé, la conscience aussi. Si le cerveau disparaît, la conscience s’en trouve profondément modifié, mais disparaît-elle ?

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Mercredi 29 juin 2005

Je pose une question : où sont les erreurs de raisonnement (citer le numéro de l’étape) ?

 

Qu’est ce qui est unique exactement chez moi (comme chez n’importe qui) ?

Il est vrai que n’importe qui est unique (même des jumeaux ont une expérience de la vie différente). Cependant, le fait que j’ai conscience de moi au sens où je l’ai défini (c'est-à-dire le fait de savoir que je ne suis pas un autre) ne dépend pas de mon histoire, ni de ma naissance.

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la phrase suivante : Ma conscience n’est pas unique. D’un point de vue objectif, je suis absolument quelconque.

 

Reprenons (étape0) :

-         la « forme » que prend ma personnalité, ma conscience dépend de mon histoire (gènes, éducation, expérience...)

-         le fait que j’ai une conscience, une sensibilité, une subjectivité par contre n’en dépend pas.

 

Je suppose que nous sommes d’accord sur ce point (me dire si ce n’est pas le cas). Ce qui m’intéresse, ce n’est pas ma personne en particulier et ses avatars (lieu de naissance, pays d’origine, taille, sexe, milieu social, caractère, etc..) mais le fait de penser et d’avoir conscience de moi.

 

Etape1 :

Considérons que la conscience en général est un produit de la « machine biologique très complexe et malléable » qu’est le cerveau.

Il existe des millions de machines humaines au sein desquels se produisent des processus sophistiqués dont certains sont à l’origine de la conscience de soi. Je fais partie de cet ensemble.

(étape 1a : peut-on la valider ensemble ?).

 

Etape 1b :

J’en arrive, en faisant cette hypothèse, à considérer ma propre conscience comme un processus parmi tant d’autres. Appelons X le processus qui amène à l’émergence de la conscience (processus très élaboré, sans doute).

 

Etape 1c :

Ce processus existe et est le même pour tout le monde. Je rappelle que le fait d’avoir conscience de moi n’est pas une particularité (étape 0). Je peux donc considérer que X est identique, fonctionne de la même façon pour tout le monde.

On m’a objecté que comme chacun d’entre nous est unique, X n’est pas le même pour tous.

Je suis d’accord, mais d’un individu à l’autre, il ne diffère que par des modes de fonctionnement. X serait un peu comme un logiciel à la structure très élaborée. Il est utilisé différemment au niveau de chaque individu. Très malléable, il peut aussi évoluer au cours du temps.

Mais pour pouvoir faire tout ça, il faut qu’il ait une structure de base, commune à chacun d’entre nous puisque nous avons tous à peu près les mêmes capacités. Sommes nous d’accord ?

 

Etape 1d :

Or ma conscience, X, a quelque chose de fondamentalement particulier pour moi.

Il suffit de prendre l’exemple de la douleur. Quand j’ai mal, je sais que ce n’est pas quelqu’un d’autre qui a mal. Si on ne peut être sûr de ça, de quoi peut-on être sûr ?

Quand on me donne un coup de marteau sur le doigt, quand on me frappe, quand je tombe de vélo, mon corps est heurté, meurtri. L’information « douleur » va jusqu’à la partie du cerveau qui a conscience de moi. C’est à ce moment que moi, conscience, sais que j’ai mal au doigt (par exemple).

Si l’on regarde ces processus de manière objective, il n’y a aucune raison pour qu’ils aient une telle particularité.

 

Etape 1d bis :

Tout processus est un objet, un système que l’on regarde de façon objective, c'est-à-dire extérieur. C’est une suite d’évènements physiques (ou autre) que l’on observe puis éventuellement que l’on explique.

Considérer sa propre conscience comme un objet extérieur (à sa propre conscience) est pour moi un abus de langage, une erreur de raisonnement.

 

Etape2 :

Les idées, les raisonnements, les démonstrations ne prennent « vie » que dans l’esprit des gens. Il n’existe pas d’idée sans que une ou plusieurs personnes la conceptualisent. Une idée pour exister a besoin d’être « pensée », donc d’être pensée par au moins une personne.

Tu as écrit : « Impossible pour quelqu'un d'autre que toi de connaître le sens précis que tu donnes à tel ou tel terme lors d'une discussion philosophique ».

Je suis d’accord : le point de vue totalement objectif n’existe pas. Personne n’a le bon point de vue, le vrai sens de chaque terme. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est si difficile de communiquer.

 

Ma subjectivité est omniprésente. L’objectivité n’est qu’un état passager d’une personne. On essaie d’être objectif lorsqu’on discute sérieusement avec quelqu’un, quand on veut faire des maths (par exemple), mais on est soi toute la journée, toute la vie.

Notre conscience nous transcende, nous enveloppe. Vouloir en faire un « objet », un processus, est (encore une fois) un abus de langage.

 

PS : je ne remets pas en cause les travaux des Churchland.

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Mardi 28 juin 2005

Quelques remarques rapides, j’espère qu’elles feront progresser le débat. Je tiens également à remercier Loïc, Tzenga, Fred pour leurs précieux commentaires. J’espère que vous ne m’en voudrez pas en constatant que je n’ai pas changé d’idée.

 

1) Il semble que vous soyez d’accord sur 1 point. La conscience est le produit d’un processus objectif localisé dans une machine biologique très très complexe : le cerveau (conscience modulaire, c'est-à-dire composée d'un ensemble de sous processus dévolus à des tâches spécifiques…).

On ne connaît pas encore toutes les nuances de cette complexité, mais il y a une chose dont on est sûr. Elle est produite par la matière, la vie, par un mécanisme (d’où le mot machine).

 

2) Loïc a écrit « Et pourtant, ta 'conscience' est unique. Pourquoi ? Parce que ton cerveau est lui-même unique ! »

Non ! Ma conscience n’est pas unique. Il y a des centaines de millions de personnes qui ont conscience d’eux-mêmes. Je ne suis qu’une personne quelconque (certains diraient très quelconque). Je n’ai pas de talents particuliers. Qu’est ce que j’ai de différent ! J’aurais pu être n’importe qui. D’un point de vue objectif, je suis absolument quelconque.

 

3) Je réitère mon raisonnement : pour moi, mon corps, mon esprit a quelque chose de très particulier. Il est le seul dont je ressente les processus physiologiques. Pourtant, (d’un point de vue objectif toujours) je n’ai rien d’extraordinaire. Conclusion : la conscience de soi, l’esprit ne peut pas être seulement le produit d’une machine biologique.

Considérer sa propre conscience comme un produit extérieur (à sa propre conscience) est pour moi une erreur. Nietzsche dit « Quelque chose pense, mais que ce quelque chose soit justement l'antique et fameux "je" n’est qu’une hypothèse ».

Pourtant quand je sais quand même que je suis moi, que je ne suis pas quelqu’un d’autre. Si quelqu’un d’autre a mal, souffre, je peux tourner la tête. Mais si c’est mon corps que l’on maltraite, je ne pourrai pas faire comme si de rien n’était.

Je n’aurai mal que si c’est moi qu’on frappe (et qu’on ne me dise que ce raisonnement n’est pas généralisable, bordel !)

Et là est le mystère. On peut se mettre à la place de quelqu’un d’autre, mais seulement grâce à l’imagination. On peut croire que les pensées viennent d’ailleurs, mais elles ne deviennent réelles pour nous que quand on les intègre à notre esprit. Tzenga a dit fort justement : « Dire que tu m'a convaincu, dire que je t'ai convaincu... Cela peut être tout a fait illusoire, tant les mots sont chargés de choses DIFFERENTES pour toi et pour moi. »

 

 

 

PS : « il s'agit simplement d'une conséquence inévitable des limites de notre langage ». Je ne comprends pas cette phrase. Est-ce à dire qu’il y a des choses qu’on ne peut pas comprendre ?? Pourquoi une telle affirmation ?

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Lundi 27 juin 2005

Ce texte a été écrit par Fred dans le but de mettre en évidence les erreurs de mon raisonnement.

 

« Hello,

 

J’ai lu tes réponses et même certaines réponses d'autres personnes (intéressantes).

Ton raisonnement est en partie faux. La conscience ne repose pas sur la matière mais sur une organisation spécifique de la matière : le cerveau. La distinction est d'importance car d'autre organisation de la matière ne présente pas à priori cette propriété (cailloux, choux..).

Tu pourras encore objecter qu'en réduisant à l'extrême on retombe sur des particules mais là encore aucun scientifique ne dit que les particules ont une conscience (d'aucun l'ont dit pour l'eau mais ce n'était que la mémoire...).

La conscience de soi (si on se réduit à cette définition) existe chez les humains, les primates, les dauphins (test de la tâche sur le front de Gallup).

Cependant elle n'est pas innée chez l'humain, elle ne vient qu'après un certain temps (au moins 8 mois car Noam (mon fils) ne réussit pas le test de gallup alors que les chimpanzés adultes oui).

C’est ce que Changeux appelle l'épigenèse (darwinisme neuronale) : stabilisation des structures neuronales en fonction des stimulations extérieures mais en partant non pas d'une tabula rasa (Descartes - voir le mail de soude caustique sur ton blog) mais de précablages propre à notre espèce et spécifique aussi à chacun (génétique).

Te généraliser est une erreur car quid des fous (schizophrènes ou des ahlzeihmer qui n'ont plus consciences d'eux même : ils n'existent plus)*si on coupe le pont de varole reliant les deux hémisphères, on obtient un split brain, la personne n'a conscience que d'un seul côté d'elle même (il y a plein d'autres exemples en neurobiologie) les particules sont interchangeables, pas les cerveaux : ils sont construits des notre naissance et ont une architecture spécifique à chacun de nous (même des jumeaux n'ont pas les mêmes connexions).

C'est d'ailleurs dans les méandres de cette architecture particulière que l'on pense dénicher le comment de l'émergence (synchronisation de neurones, cartes réentrantes, neuromédiateurs, cellules gliales, connexions inter - hémisphériques ....).

Il va te falloir étudier la neuroanatomie en plus sur les esprits externes des scientistes, j'y reviendrais (notion d'intersubjectivité). »

 

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Lundi 27 juin 2005

Mon raisonnement est généralisable tout simplement parce que je n’y ai rien mis concernant mes spécificités. Je n’ai parlé que du sentiment du moi, universel (ou tout du moins qui existe chez une grande quantité de personnes).

Je regroupe sous le terme matérialiste toutes les théories qui postulent qu’un processus objectif est à l’origine de l’existence de la conscience. J’entends par processus objectif tout système impersonnel comme par exemple la matière et ses lois chimiques, électrochimiques, biologiques…

Les nuances existent, je n’en doute pas. Mais toutes les théories ont, je pense, un point commun : elles sont assimilables aux lois physiques, mathématiques… bref à un processus objectif (je me répète parce que je n’ai pas l’impression que ma définition soit si claire).

Tu dis que « selon certains, la conscience, bien qu’elle soit le produit de processus cérébraux, ne peut être décrite intégralement d’un point de vue neurophysiologique ». Je ne comprends pas très bien cette phrase. Quelle est la différence entre « processus cérébraux » et « neurophysiologie ». Je croyais que la neurophysiologie était l’étude des processus cérébraux ?

 

Quoi qu’il en soit, quelque soit la nature de ces processus (pas encore explicitée) leur principale caractéristique est d’être généralisable, impersonnelle. Ils ne peuvent pas dire « moi, je suis le processus Untel, j’habite dans chaque cerveau et mon travail est de faire prendre conscience aux gens qu’ils existent… »

 Fred, tout ce que tu dis est juste. Il est clair que la conscience et le cerveau sont très intimement liés. Cependant, selon ma théorie, la partie la plus noble de la conscience de soi (celle qui se regarde elle-même, qui se transcende – et qui existe sans doute chez les animaux, à des degrés infiniment divers - tout ceci est bien sûr très compliqué comme tout ce qui concerne la nature et la vie) ne peut pas être le produit des processus objectifs et impersonnels que tu décris si bien (synchronisation de neurones, cartes réentrantes, neuromédiateurs, cellules gliales, connexions inter - hémisphériques...)

Car tu seras, je l’espère, au moins d’accord sur un point : ce que tu évoques est assimilable au fonctionnement d’une machine, quelque chose de quasiment mécanique (processus commun à tous les cerveaux que certains scientifiques espèrent pouvoir décrire bientôt).

Quelque soit le degré de complexité de ces processus, les experts cherchent un processus objectif (encore ce mot !), impersonnel. Et c’est ce point que je conteste.

J’aimerais donc (s’il te plaît) que tu t’intéresses aussi à la suite de mon argumentation : la conscience peut-elle être le produit d’un processus objectif ?

 

PS : en ce qui concerne la généralisation, si j’y ai consacré si peu de mots, c’est simplement parce que je ne me trouve rien d’exceptionnel. Je ne suis qu’un gusse parmi tant d’autres (et Manu par exemple, est beaucoup plus intelligent que moi, et aussi plus fort en vélo, au foot…)

 

Réponse à Tzenga : tu dis, en parlant de la conscience de soi, que c’est un état transitoire et éphémère (quelque secondes à chaque fois) qu'il faut essayer de rendre permanent. C’est aussi ce que j’essaie de faire, en essayant d’expliquer au mieux son existence. C’est en cherchant à comprendre que de nouvelles portes s’ouvrent, que la conscience s’éclaire. Ce n’est pas en bloquant son intelligence sur quelques certitudes.

Sauf ton respect, tu me fais penser aux religions qui affirment : « voilà l’explication, voilà la vérité et vous n’accéderez au salut qu’en répétant bêtement et sans arrêt les paroles du livre saint n°3 (parce qu’évidemment il y en a plusieurs, et comme ils disent la même chose mais pas tout à fait, cela suffit à pousser les membres de la secte n°1 à détester les membres de la n°2 etc… mais bon, là n’est pas le sujet)).

Je te demande simplement une chose : admets simplement qu’il est louable d’utiliser la raison (et qu’il faut toujours essayer d’y faire référence).

 

De mon côté, j’ai rabaissé mes prétentions. Je demande simplement à être aidé. Qu’on m’explique en quoi le raisonnement de ma partie 1 est faux. C’est tout. Je ne veux pas imposer mon point de vue aux autres, mais simplement faire évoluer le mien, étape par étape. Et plus on démontera mon argumentation, plus je serai content. Je ne veux surtout pas (ou plus !) que des gens disent « il a raison, suivons le » (c’est horrible, je me transformerais en gourou). Je pense changer le sous-titre de mon blog d’ailleurs.

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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