Texte Libre

J’ai abandonné ce site initialement consacré à la philo depuis juin 2006 (pour faire dieuexiste.com).

Si je le laisse agoniser de cette manière, il va disparaître, le pauvre…

Je ne peux pas non plus continuer à l’alimenter avec des réflexions du même ordre que celles qui permettent à dieuexiste.com de vivre (je me disperserais).

 

    N’oubliez pas : dieuexiste.com

                           DIEUEXISTE.COM

Pour connaître l'histoire du petit miteny...

Mercredi 14 septembre 2005

Si la conscience de soi ne s’explique pas rationnellement, alors la société doit changer. 

En effet, de nos jours, il semble que le bonheur soit synonyme d’argent, de gloire, de réussite. C’est un bien individuel que l’on acquiert aux dépens des autres. C’est quelque chose que l’on compte. Être heureux pour beaucoup de gens c’est par exemple gagner au loto (donc ne pas avoir de soucis d’argent), avoir une activité intéressante et valorisante (tant qu’à faire), avoir des proches aimants et aimables etc.… bref c’est satisfaire ses désirs égoïstes. 

Il s’agit d’une vision à court terme. Car les gens ne semblent pas se rendre compte que ce type de « bonheur » se brûle très vite et qu’une fois passé, on se retrouve soit lassé, soit aussi perdu qu’avant. Être heureux un an ou 10 ans, est-ce que cela a une quelconque importance ? 

Pourquoi se battre pour être heureux, pour avoir une vie intéressante, pleine de récompenses et de joies ? Quand les vacances seront finies, quand la fête sera terminée, que restera-t-il ? Peut-être le plaisir de laisser à ses enfants un héritage. Mais ce n’est que déplacer le problème. Car si l’existence de l’humanité est absurde, sa civilisation peut disparaître comme ça d’un seul coup (à cause d’une météorite par exemple), sans que personne n’ait eu le temps de s’en émouvoir. Alors tout ce travail aura été inutile. Doit on alors s’investir dans une vie de débauche puisque de toute façon, à la fin, le résultat est le même ? 

Car seul le résultat compte. « Pour peu que le bonheur survienne, il est rare qu’on se souvienne des épisodes du chemin. » disait le poète. Or le problème, c’est qu’il n’y a que les étapes, puis plus rien. Quelles qu’aient été ces étapes. 

Ce qui intéresse chacun de nous, c’est l’avenir (comment apprendre des erreurs du passé pour se construire un meilleur avenir ?). Si l’avenir est voué au néant, nous n’avons plus qu’à nous contenter de moments de bonheur. Un moment de quelle durée ? Peu importe dira le sage, puisqu’à la fin le résultat est le même : la mort.  

 

C’est pourquoi il me paraît important de démontrer que la conscience qui nous permet de profiter de tout ce qui nous fait du bien est un don de Dieu et que, par conséquent, on ne peut l’utiliser comme si elle nous appartenait entièrement.

S’il nous a prêté cette extraordinaire faculté pour un temps, ce n’est pas pour qu’on la brûle de façon égoïste absurde et limitée, mais pour autre chose.

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Mardi 13 septembre 2005

Pourquoi l’espace dans lequel nous vivons a-t-il 3 dimensions ? Il pourrait en avoir une, deux, quatre. Le problème c’est que dans un espace qui a un autre nombre de dimensions, la vie est impossible. L’univers a-t-il décidé d’avoir 3 dimensions pour que nous autres, être humains, puissions accéder à la vie puis à la connaissance ?  

 

L’intensité de la force électromagnétique et celle de l’interaction faible ont exactement la valeur nécessaire à l’éclosion de la vie. Pourquoi ? (ou comment ?) Soit l’apparition de la vie était prévue de longue date ( ?) soit il existe un très grand nombre d’univers parallèles aux caractéristiques différentes (hypothèse multivers) et nous nous trouvons forcément dans celui où la vie est possible. Mais cette deuxième alternative ne fait que déplacer la question. Pourquoi existerait-il un très grand nombre d’univers parallèles ?  

 

Comment la vie est-elle apparue ? On peut certes facilement expliquer l’apparition des éléments nécessaires à la vie (soupe primitive), mais qu’est ce qui a déclenché la vie de la première cellule ? Pourquoi aucun scientifique n’a-t-il réussi à refaire en laboratoire cette expérience, qui doit sans doute être très simple à reproduire ? Les athées prêtent à la nature un pouvoir et un talent que l’homme le plus savant ne pourra jamais avoir. En fait ils ne sont pas athées, mais animistes.  

 

Et surtout, comment la conscience peut-elle être produite par un instrument que l’athéisme est obligé de considérer comme étant simplement mécanique ? Après maintes discussions sur ce blog, j’en suis arrivé à la conclusion que c’était impossible. Les réponses qu’ont m’a fourni sont vagues et très peu convaincantes : « mais le cerveau est très compliqué », « l’existence de la conscience est due au principe d’incertitude d’Heisenberg (!!?) », « tes questions sont stupides et n’ont aucun sens », « parce que », « il y a un moment où il faut s’arrêter de se poser des questions », « sans cerveau, pas de conscience, donc la conscience est produite par le cerveau » (sans roue avant, pas de promenade à vélo, donc les promenades à vélo sont le fait de la roue avant) etc.… 

 

 

 

Jérémie 2 :27 « ils disent au bois « tu es mon père » et à la pierre « tu m’as engendré » ».

 

 

 
par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Lundi 12 septembre 2005

Je suis désespéré. Je n’ai pas d’autre choix, il faut que je change de boulot. Mais avant de resombrer dans les aléas de la jungle qu’est la société, j’ai envie de tenter autre chose. Et cette autre chose prend la forme d’un pari. 

Mon idée est saugrenue (voire ridicule) et provoquera sans doute le mépris (ou la moquerie) de beaucoup de personnes. Mais peu importe (j’aimerais ne pas recevoir trop d’insultes quand même), j’ai envie de débattre, de discourir.  

 

Avant toute chose, il me faut faire une étude de marché, c'est-à-dire un sondage. Qui est volontaire pour relever le défi dont le règlement est le suivant ? (ou simplement pour me donner son avis sur cette initiative pour le moins prétentieuse).

 REGLEMENT DU PARI «  LA CONSCIENCE DE SOI EST UN MIRACLE ».

Article 0 : présentation du projet.

L’existence de Dieu est souvent considérée comme une hypothèse, une croyance ou, au pire, une affabulation. De mon côté j’ai toujours pensé que celle-ci était démontrable, c'est-à-dire qu’il appartenait à la science de s’occuper de cette question. Beaucoup de gens disent croire en Dieu, mais il s’agit le plus souvent d’une accoutumance culturelle. Cette foi s’apparente à de la superstition, et ceux qui se disent rationnels se proclament la plupart du temps également athées (il est vrai que l’on compte généralement plus d’amoureux de la vérité chez ces derniers que chez ceux qui se satisfont d’une croyance plus ou moins floue). 

Ces raisons (et quelques autres) m’ont poussé à imaginer le pari suivant : montrer que la conscience de soi est un miracle, autrement dit qu’il est impossible pour la science d’expliquer son existence. Une partie de l’enjeu du pari est financière puisque je propose une récompense à ceux qui seront capables de prouver que mon affirmation est fausse. De cette façon j’intéresse les gens à la question (enfin j’espère).  

 

D’autre part, je compte demander aux personnes qui se seraient portés candidat mais qui n’auraient pas réussi à mettre en évidence mon erreur une petite somme d’argent (c’est ainsi que fonctionnent les paris, non ?).  Cette petite somme d’argent sera dans un premier temps remise en jeu (si j’ose dire). Par la suite (si je ne perds jamais mon pari), je pense éventuellement investir la somme gagnée dans le financement d’une école à Antanimora (sud de Madagascar).  

  

Article 1 : objet du pari.

L’objet du pari est la démonstration du caractère irrationnel de l’existence de la conscience de soi, bref que l’apparition de cette dernière peut être considéré comme un miracle. Mais, pour que cela soit bien compris, il me faut préciser les sens des termes « conscience » et « miracle » (entre autres). J’évoquerai ensuite en quelques lignes le corps de ma démonstration.

La conscience. La conscience peut se définir comme étant ce qui nous permet d’avoir des idées et de pouvoir dire « j’existe », de pouvoir ressentir ce sentiment si particulier (et si propre à chacun) qui est celui du « moi ». Bref, ce qui nous permet de nous différencier de « l’autre », de savoir que l’on existe.  

 

 

 

Le miracle. Le miracle est quelque chose (le plus souvent un évènement, un fait ou une réalité) que la science ne peut expliquer. Autrement dit, le miracle n’est pas modélisable, il n’est le résultat d’aucun système régi par des équations mathématiques qu’il soit physique, biologique, électronique… 

 

 Bref résumé de ma démonstration.  Je propose une démonstration par l’absurde. Supposons que la conscience soit modélisable, bref que les mouvements de matière et du cerveau soient les seuls processus à l’origine de cette conscience. C’est l’hypothèse fonctionnaliste. 

Or : 

1. Selon cette hypothèse, n’importe quel processus est le fait d’éléments physiques, biologiques ou électroniques qui sont mis en action. 

2. Si on a 2 exécutables (par exemple 2 moteurs) tout à fait semblables et si on les met en route de la même manière alors ils feront la même chose.  

 

Mon argument principale est le suivant : les mêmes éléments quand ils sont mis en route produisent les mêmes effets. Ce n’est pas ce que l’on constate par exemple avec moi et mon clone : moi, je reste moi, et mon clone un nouveau « quelqu’un d’autre ». 

 Nous débouchons sur une impasse.  

  

Article 2 : déroulement des débats.

Les débats se dérouleront de la façon suivante : je poserai des questions simples et celui qui se sera porté candidat devra proposer une réponse en moins de 15 minutes. La réponse devra être claire, argumentée et correspondre à la question posée. Les réponses hors sujet ne pourront pas être considérés comme des réponses (l’enjeu du pari me semble suffisamment clair). Les questions et les réponses seront écrites pendant le débat (pour ainsi constituer un compte-rendu qui sera signé et photocopié). 

 

 

En cas de désaccord majeur, le point de discorde sera soigneusement noté, en vue d’un éventuel procès. 

 Sont proscrits : les insultes, les violences (même verbales), la mauvaise volonté...  

 A l’issue des débats, deux alternatives sont possibles : 

1. le candidat reconnaît son échec ou décide d’abandonner. Il devra alors signer un document par lequel il reconnaît ne pas souhaiter poursuivre les débats et me verser la somme B. 

2. Je reconnais mon échec ou mon erreur. Je me verrai alors dans l’obligation de verser la somme A au candidat qui aura su mettre en évidence mon erreur (et de signer le document correspondant).

 Il faut bien comprendre que la décision d’abandonner est pour moi assimilable à un échec.

  Article 3 : profil des candidats retenus.

Je me réserve le droit d’accepter ou de refuser une candidature. Pour être retenu, il est préférable d’être un athée convaincu (en étant par exemple un fervent partisan du fonctionnalisme). Je ne veux en effet pas soutirer d’argent à des gens qui seraient soit croyant, soit trop peu sûr de leurs convictions et de leurs connaissances. 

 

 

Pour se porter candidat, il faudra au moins présenter ses principaux arguments sur ce blog. Pour l’instant, il n’est pas encore possible de se proposer. 

  Article 4 : enjeux financiers du pari.

La somme A sera généralement comprise entre 700 et 1000 Euros. B variera entre 70 et 150 Euros. Ces deux sommes seront précisées à la signature du règlement.   

 

 Article 5 : organisation.

Dès que j’ai accepté un candidat, nous nous fixons un rendez-vous dans un lieu public (café, parc …) de Toulouse, voire de Marseille, Paris, Mende ou Le Havre si je considère que le déplacement en vaut la chandelle. Une fois les présentations faites, chacun des deux protagonistes signe le règlement (en deux exemplaires). Les débats pourront alors commencer selon le schéma de l’article 2. Il est fortement conseillé d’amener au moins un témoin, aussi bien d’un côté que de l’autre.  

 

 

On va me trouver très orgueilleux ou alors absolument grotesque ou totalement inconscient, et on aura raison. Mais être payé pour ridiculiser un petit prétentieux, c’est l’idéal non ?

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Lundi 12 septembre 2005

Tu as écrit : 

 

« Ce qui n'empêcherait nullement que chacun d'entre vous, d'un point de vue phénoménologique (expérience privée, subjective), ayez une sensation d'unicité ! Cette sensation reposant simplement sur vos deux existences physiques séparées ! Capiche ? »

 J’ai répondu, fort logiquement : 

 

« 2 verres identiques ont deux existences physiques séparées mais pourtant aucun d'entre eux n'a (jusqu'à preuve du contraire) de sensation d'unicité! »  

 

Car c’est toi qui as écrit (voir extrait plus haut) : la sensation d’unicité repose sur nos deux existences séparées. Je ne voulais que mettre en évidence « l’absurdité » de cette phrase. Car si j’ai l’impression d’être unique, c’est parce que justement j’ai conscience de moi (or la question qui nous intéresse est « pourquoi ai-je conscience de moi ? »). Je sais que je ne suis pas quelqu’un autre, même si cet autre me ressemble parfaitement.

 Tu as également écrit : « Voilà l'erreur de ton argumentation : tu n'es pas capable de faire la différence (par la démonstration) entre ta conscience et celle de ton clone. Tout ce que tu fais effectivement, c'est revendiquer, en tant qu'existant séparé de ton clone, ton unicité. Ton clone, de son côté, peut faire exactement de même. Ce qui vous rend terriblement semblables. Sauf du point de vue phénoménologique où chacun a son expérience propre, en vertu de son existence séparée. Mais cette expérience est la même, d'un point de vue objectif. »  

 

Chacun a son expérience propre, non pas en vertu de son existence séparée mais parce qu’il a conscience de soi. Je sais quand même que je suis moi : je n’ai pas besoin de le démontrer. Peut-être qu’avec le temps, les gens arriveront à faire la différence entre moi et mon clone, mais moi, je sais que je suis moi dès le début. 

Et pourquoi suis-je moi et pas un de mes clones ? Les atomes, les connexions de mon cerveau ne savent pas pour qui ils « travaillent ». Ils font leur boulot de manière objective. 

Il pourrait exister des centaines de clones de ma personne, je ne ressentirai que les turpitudes d’un seul corps : le mien. Et pourquoi celui-là ? On me répondra parce que c’est le tien ! Mais ça n’est pas une réponse, on me renvoie simplement ma question. 

On m’a répondu une fois que cette question n’avait pas de réponse. C'est-à-dire que le raisonnement rationnel n’est pas capable de fournir une réponse à la question qui m’obsède : « pourquoi suis-je moi et pas quelqu’un d’autre ? » 

Est-ce à dire qu’on a atteint les limites du raisonnement rationnel ? Bref, pour bien faire, je ne devrais pas me poser de questions métaphysiques, je ne devrais pas avoir conscience de moi.

 

Très cordialement (il faut bien que je sois poli pour que l’on continue à supporter mes élucubrations).

 

 

 
par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Vendredi 9 septembre 2005

Petit questionnaire :  

 

Parmi ces 3 propositions, laquelle vous semble fausse ? 

 

1. Dans l’hypothèse fonctionnaliste, n’importe quel processus est le fait d’éléments physiques, biologiques ou électroniques qui sont mis en action. 

2. Si on a 2 exécutables (par exemple 2 moteurs) tout à fait semblables et si on les met en route de la même manière alors ils feront la même chose. 

3. Si 2 choses n’ont pas de différences, alors je ne peux pas les distinguer l’une de l’autre. 

 

 Si ces 3 propositions vous semblent juste, que pensez-vous du raisonnement suivant ?

 a. Si l’hypothèse fonctionnaliste est valable, alors ma conscience et celle de mon clone sont le fait d’éléments physiques, biologiques ou électroniques exactement semblables. 

b. En vertu du principe 2, ma conscience et celle de mon clone sont donc semblables. On ne peut pas les différencier. 

 

c. Or je suis capable de faire la différence entre moi et mon clone.

Conclusion : l’hypothèse fonctionnaliste n’est pas valable.

 

 

 

 

 

 
par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Mercredi 7 septembre 2005

Loïc, mille excuses. Peut-être crois tu que je ne lis pas tes réponses. En fait, j’aimerais clarifier au maximum mes arguments avant de rediscuter (et je n’avais pas beaucoup de temps hier). C’est la raison pour laquelle il est possible qu’encore une fois tu aies l’impression que je néglige tes commentaires. Tu pourrais rétorquer qu’il n’était pas nécessaire que je « publie » ces brouillons. Mais bon, on ne sait jamais, ça peut aider.  

 

J’ai envie de reprendre l’exemple du clone. Je vis, on m’endort quelques instants, on fait une copie parfaite de ma personne avec la mémoire… (je préfère l’analogie informatique car il me semble que dans ce domaine les possibilités de manipulation soient bien plus importantes qu’en biologie, mais à la limite peu importe) puis on me réveille. Je devrais dire on nous réveille, puisque nous sommes deux : moi et mon clone. 

Tu dis qu’on ne peut pas copier la conscience : c’est vrai. Par contre, dans l’hypothèse fonctionnaliste on peut faire une copie parfaite, un clone, des éléments qui produisent le processus « conscience ». Lorsqu’on nous réveille (moi et mon clone), les mêmes éléments se remettent en route. 

Mon argument principale est le suivant : les mêmes éléments quand ils sont mis en route produisent les mêmes effets. Ce n’est pas ce que l’on constate avec moi et mon clone : moi, je resterai moi, et mon clone un nouveau « quelqu’un d’autre ».

 Ton raisonnement est le suivant : si on fait une copie de l’exécutable « cerveau » (je simplifie), on aura un autre exécutable qui sera donc à l’origine d’un autre processus. C’est étonnant car j’ai de mon côté appris que, dans le domaine physique et mathématique, les mêmes causes produisaient les mêmes effets. 

 

 Je te demande donc (encore une fois, mais pour me faire pardonner cette insistance, je dirais que les discussions par mail sont difficiles et ont, par nature, beaucoup plus d’inertie) de lire ces 2 propositions et de m’indiquer si tu es d’accord (dans un premier temps par oui ou par non, pour que ce soit bien clair).  

1. Dans l’hypothèse fonctionnaliste, n’importe quel processus est le fait d’éléments physiques, biologiques ou électroniques qui sont mis en action. 

2. Si on a 2 exécutables (par exemple 2 moteurs) tout à fait semblables et si on les met en route de la même manière alors ils feront la même chose.

 Je pense que cela pourrait constituer une bonne base de discussion.

 

 

 

 

 
par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Mardi 6 septembre 2005

Je veux faire ici un rapide résumé de mes arguments (je n’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui).

  1) Il est impossible de considérer sa propre conscience en tant que « chose extérieure ».  

 

Or la logique, la raison veut que les mêmes causes aient les mêmes effets. « La connaissance de la cause enveloppe celle de l’effet » dirait Spinoza. C’est un axiome logique aussi évident que si A implique B, alors non B implique non A. Par conséquent, si l’on suppose que toutes les consciences (sentiments d’exister) sont uniquement les produits de processus cérébraux mécaniques (c'est-à-dire qu’il est possible de mettre en équation et de modéliser), il faut admettre (en vertu du principe précédent) que les différences entre ces consciences ne sont explicables que par les différences de fonctionnement de ces processus.

 Donc, si tous les processus fonctionnent de la même manière, toutes les consciences devraient être semblables. Ce qui est vrai, mais d’un point objectif. En effet, sa propre conscience ne peut pas être considérée comme un objet extérieur que l’on met au même plan que les autres. Pour chacun d’entre nous, elle est DIFFERENTE puisque c’est la seule dont on fait l’expérience chaque jour. Cette différence ne s’explique pas par les différences de fonctionnement des processus. Donc il y a autre chose.   

 

2) l’exemple « voulez vous un miracle ? »  

 

L’exemple de l’article « voulez-vous un miracle ? » me semble aussi intéressant. On me répond qu’il est impossible de copier les consciences. Je suis d’accord. Mais l’informaticien de cette fiction ne copie pas les consciences, mais simplement les outils concrets qui lui permettent de faire naître la conscience chez ses artefacts. Or un outil, un logiciel, une mémoire peuvent être copiés. Si j’exécute la copie 1 d’un logiciel ou la copie 2 (que l’on suppose parfaite), c’est exactement, puisque les réactions physiques, les équations mathématiques ne sont pas personnalisées.

En fait, cet article est bâclé mais je voulais écrire quelque chose aujourd’hui. Pour finir, je dirais que les problèmes que soulèvent ces arguments n’ont toujours pas trouvé de réponse.

 

 

 

 

 
par Miteny publié dans : Impressions diverses.
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Lundi 5 septembre 2005

Réponse à Loïc.

 Bonjour. J’espère que tu continueras à me répondre et à faire preuve avec moi d’autant de patience qu’auparavant. 

 

Premièrement, je n’ai en fait lu que « comment la matière devient conscience », et seulement en partie. Les auteurs de cet ouvrage admettent que seule la fabrication d’artéfacts conscients permettra un jour d’expliquer enfin clairement le processus « conscience » et de prouver, démontrer que la conscience est bien le produit du cerveau et uniquement du cerveau.  

 

Ensuite, je te demande de relire mon exemple « voulez vous un miracle ? » et de me dire où est l’erreur. Une de mes hypothèses principales est la suivante : l’informaticien génial qui a réussi à créer des artefacts conscients a une très grande connaissance de ce qu’il a inventé et peut copier à loisir les mémoires, les logiciels, les exécutables … L’argument de la complexité ne me paraît pas recevable. De plus, je dirais que être fonctionnaliste sans être computationnaliste revient à reconnaître que la nature a un don miraculeux que l’on n’explique pas et que même la civilisation la plus avancée ne pourra jamais posséder. Bref, c’est de l’animisme. 

Pour bien expliquer mon point de vue (ou mon problème logique) j’ai envie de prendre un autre exemple. Supposons donc qu’un informaticien génial crée une population de 5000 artefacts conscients tous identiques, tous nés en même temps. Considérons l’artefact 301. 

 

De son point de vue, le fait d’exister et d’avoir conscience de soi est un miracle. Pourquoi ? Parce que, bien que parfaitement identique à tous ses « compagnons », il existe, de son point de vue, une différence fondamentale.  Existe-t-il une cause rationnelle, physique à cet état de choses ? Non, car si elle existait, elle serait forcément, dans cette hypothèse, modélisable.  

 

Questions :

1) Existe-t-il une différence (que l’on peut qualifier de fondamentale, importante… ou ne pas qualifier du tout) entre l’ordinateur 301, et les 4999 autres ordinateurs ? De son point de vue, oui (lui c’est lui et les autres sont autres). 

 

2) Peut-il exister une cause rationnelle, modélisable à cette différence ? Si oui, quelle est-elle ? Les artefacts sont tous identiques. La raison veut donc qu’il n’y ait aucune différence entre eux. Pourtant il en existe. N’y a-t-il pas là une contradiction fondamentale ? 

 

J’aimerais, s’il te plaît, que tu répondes à mes questions.  

 

De plus tu as écrit : « en outre, je ne vois pas du tout en quoi le fait qu'une plateforme informatique soit facilement reproductible implique soudainement que la conscience soit un miracle ! ». Ma déduction n’est pas soudaine, mais logique. Relis « voulez vous un miracle ? ». Il faut que tu trouves une réponse rationnelle au problème posé par cet exemple.

 

 

 

 
par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Mardi 30 août 2005

Je n’aurais jamais quitté Le Havre si la nature avait gardé tous ces droits dans la région. Imaginez, la baie de Seine serait alors peuplée de baleines franches, de marsouins, de dauphins, de rorquals peut-être. 

J’aurais alors investi dans un petit bateau en bois pour aller voir ces superbes animaux. Peut-être aurais-je plongé pour nager avec eux. Peut-être même m’auraient-ils aidé à pêcher les quelques poissons nécessaires à ma survie. 

Sur la côte, j’aurais pu admirer des phoques, des pygargues. Le mieux aurait été bien sûr l’estuaire, plein de vie, d’oiseaux, d’animaux (grues, martin pêcheur, canards, rapaces, loutres…). A l’intérieur des terres, des forêts, peuplés de loups, de cerfs, de castors, de sangliers mais aussi d’élans (surtout au niveau des marais), voire de bisons, d’ours. 

Alors qu’en fait, dans la vraie vie, il n’y a plus que les porte conteneurs, la pollution, les bagnoles, les immeubles gris et tristes, les gens taciturnes, les champs monotones saturés d’engrais et de pesticides… Où est passée la liberté ? Les gens partagent leur existence entre une vie professionnelle frustrante dans la journée, une télévision débilitante le soir et un hypermarché surchargé le week-end. Ils rêvent de vacances dans un pays tranquille et sauvage, dont ils ne pourront profiter que 2 à 3 semaines par an, dans le meilleur des cas (et encore).

Une vie heureuse et confortable est, à mon avis, compatible avec le respect de la nature et des animaux. L’homme n’avait pas besoin de saccager la Terre pour ses besoins. Pendant des milliers d’années, les êtres humains ont vécu en harmonie avec leur environnement. Sans doute que leur vie était plus rude (moins joyeuse ? … c’est loin d’être sûr). 

Puis la science est arrivé, des prodiges plein les poches. Les hommes ont voulu conquérir, gagner de l’argent, se multiplier plus que de raison. Le résultat est-il une réussite ? Permettez moi d’en douter. 

Une économie de subsistance, respectueuse de l’environnement, voilà le vrai bonheur.  

 

PS : Quelques 200 000 rorquals bleus peuplaient autrefois les océans du monde, alors qu’aujourd’hui, ils sont au bord de la disparition. Quelle tristesse. Quel intérêt a l’homme de saccager la Terre  ?

 

 

 

 

 
par Miteny publié dans : Mon idéal.
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Jeudi 18 août 2005

Je ne comprends pas pourquoi la compétition, c’est bien. Faire du sport oui. Moi j’en fais tout le temps : courir, faire du vélo, jouer au foot, nager. Je passe aussi beaucoup de temps devant la télé à regarder le tour de France, l’athlétisme etc.… Mais au bout d’un certain temps passé avachi devant ce spectacle peu enrichissant, je ne peux m’empêcher de me poser la question suivante : à quoi ça sert ? Comment font ces gens pour trouver un tel intérêt à être meilleur que les autres ? 

Battre mes copains en vélo ou marquer un but, d’accord, c’est amusant, mais de là à en faire une obsession, je suis perplexe. De plus, je suis choqué quand je constate le parti pris nationaliste des commentateurs sportifs (coupe du monde, jeux olympiques, championnats). Comment peut-on croire que ces évènements, dont le seul souci semble être de réveiller le sentiment d’appartenance à une patrie, soient vraiment capables d’augmenter l’amitié entre les peuples ? 

A mon avis, leur principale utilité est le renforcement du sentiment patriotique, dont l’Etat a besoin pour renforcer son pouvoir. Et l’Etat, c’est sacré de nos jours (et depuis longtemps). On tue, on torture, on pollue, on vend des armes pour la « raison d’Etat », laquelle est totalement irrationnelle à mon sens puisque il m’apparaît évident que je suis avant tout un être humain, avant d’être syldave, bulgare ou n’importe quoi d’autre (cf la chanson de Brassens « les imbéciles heureux qui sont nés quelque part »). 

Du coup, on comprend l’intérêt d’abrutir les gens en les faisant adorer le dieu « sport » (il ne faudrait pas qu’ils se mettent à réfléchir).

 

 

 
par Miteny publié dans : Actualités.
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