Texte Libre

J’ai abandonné ce site initialement consacré à la philo depuis juin 2006 (pour faire dieuexiste.com).

Si je le laisse agoniser de cette manière, il va disparaître, le pauvre…

Je ne peux pas non plus continuer à l’alimenter avec des réflexions du même ordre que celles qui permettent à dieuexiste.com de vivre (je me disperserais).

 

    N’oubliez pas : dieuexiste.com

                           DIEUEXISTE.COM

Pour connaître l'histoire du petit miteny...

Vendredi 14 octobre 2005

Miky, Patriot.  

 

L’existence de Dieu (en tant que conscience infinie et éternelle) est seule à même d’expliquer l’existence de la conscience. Je vais essayer de décortiquer encore plus mon argumentation pour que les points de désaccord apparaissent clairement. Je suppose toujours que l’on m’a cloné à l’instant t.  

 

1. J’existe et j’ai un corps. La véracité de cette information dépend évidemment de la définition que l’on donne au mot « je ». Je sépare ici volontairement ma conscience et mon corps. « Je » renvoie donc à ma conscience. De plus il est plus juste de dire « j’ai un corps » que « je suis mon corps ». Car « je suis mon corps » est équivalent à « il existe « moi »= il existe mon corps ». Or «  il existe mon corps » est équivalent à « il existe moi et j’ai un corps ». 

Et dire « il existe moi = il existe moi et j’ai un corps » n’apporte aucune information. 

 

2. Mon clone et moi avons 2 corps en fonctionnement parfaitement identiques (c’est l’hypothèse). Il existe donc 2 corps de modèle M (M comme Miteny : ce Miteny s’identifie objectivement) en fonctionnement. Ces 2 corps peuvent chacun être frappé par un coup de règle sur les doigts. Appelons A la proposition : « un corps de modèle M en fonctionnement est frappé sur les doigts ». 

3. Si on me frappe suffisamment fort sur les doigts, j’ai mal : ce sentiment (avoir mal) est une réalité dont je ne peux douter. J’appelle cette réalité B. 

4. A-t-on A implique B ? Non, parce que si on frappe mon clone et pas moi, A est vrai, mais B est faux. Cela semble assez clair. 

Par conséquent : (5) la conscience que j’ai des choses (de la douleur, de moi) n’existe pas uniquement parce qu’un corps est en fonctionnement. Il y a donc une deuxième cause, une autre cause… qui ne se trouve pas dans le fonctionnement du corps. 

Cependant, si on appelle A2 la réalité « mon corps est frappé », alors on a bien B. A2 implique B. Cependant A2 sous-entend, encore une fois (avec l’expression « mon corps ») que d’une part j’existe et que d’autre part j’ai un corps, donc qu’il y a un lien entre les deux… mais pas que l’un est cause de l’autre. Dès que l’on utilise le pronom « mon », cela sous-entend l’existence de « moi », donc de ma conscience (ma conscience d’être moi).  

 

J’ai essayé d’être rigoureux. Je reconnais que ce n’est pas parfait, mais je n’ai pas eu trop de temps aujourd’hui. Néanmoins, j’espère être de plus en plus claire (sans doute pas suffisamment). Il ne me reste qu’à attendre vos remarques. 

 Sur quel point n’êtes vous pas d’accord ?

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mardi 11 octobre 2005

 Je croule sous les messages : je n’arrive plus à répondre à tous les commentaires, ni même à tous les lire. Je suis débordé, un peu comme quand je joue au foot en tant que latéral droit : l’attaquant adverse a réussi à passer et à centrer, la balle n’est plus dans mon camp. 

Je vais quand même essayer de réagir à quelques posts qui concernaient mon principal objectif à savoir : peut-on démontrer l’existence de Dieu ?  

 

A propos de mon clone et moi (encore !) : Une tierce personne ne pourra jamais faire la différence entre mon clone et moi tandis que moi, oui. Cela me paraît évident. On me répond la localisation spatiale. Mais encore une fois une tierce personne ne pourra pas faire la différence entre moi et mon clone même si nous sommes l’un à côté de l’autre : il verra simplement 2 êtres identiques. 

 Mais de mon point de vue, nous ne sommes pas 2 êtres identiques. En effet, l’un est moi et l’autre est autre. 

Considérons l’affirmation suivante (1) : « L’existence d’un corps (avec le cerveau !) d’une certaine forme et avec une certaine histoire (souvenirs… je ne détaille pas) en fonctionnement est nécessaire et suffisant pour expliquer l’émergence de ma conscience ». 

Cette théorie est-elle validée par l’expérience ? Du point de vue « nécessaire » oui. Mais pas pour « suffisant ». En effet puisque je constate (avec mon clone) que l’existence d’un corps identique au mien n’est pas suffisant pour expliquer l’émergence de ma conscience. 

Donc l’affirmation (1) est fausse. Mes caractéristiques objectives (mon corps, mon cerveau, mon nom, mon histoire…) ne sont pas suffisantes pour expliquer l’émergence de ma conscience. 

Par conséquent il existe une autre cause, suffisante cette fois. Une cause qui ne se trouve pas « localiser » dans le cerveau ou dans le corps humain. Une cause qui se suffit à elle-même.

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mercredi 5 octobre 2005

Supposons que l’on puisse faire, à un instant t, un clone parfait de ma personne : même corps, mêmes souvenirs, même caractère… 

D’un point de vue extérieur, nous sommes équivalents, égaux, semblables. Après la date t, on pourra remplacer l’un par l’autre sans que personne s’en aperçoive. Néanmoins, que ce dernier existe ou pas, je peux savoir que je ne suis pas mon clone parce que d’une part j’ai la certitude d’exister en tant que conscience et que, d’autre part, ce « moi », cette conscience, n’est localisée que dans un seul corps : elle ne voyage pas d’un corps à l’autre.  

 

Je constate donc une différence entre mon clone et moi. Et cette différence doit avoir une explication. Etant cartésien, je me refuse à admettre qu’elle n’en a pas. C’est une différence que je constate et que je ne peux pas qualifier d’illusion. De plus, il est raisonnable de penser que tout le monde étant capable de s’identifier au « je » de ce discours, chaque être humain est en droit de se demander pourquoi il est lui et pas quelqu’un d’autre, pourquoi parmi tous les cerveaux qui existent, il n’y en a qu’un dont il peut faire l’expérience. 

Autrement dit, comment le fait d’exister, d’avoir conscience de moi, peut-il être uniquement du à l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas (6,5 milliards actuellement et 40 milliards environ depuis que l’espèce humaine est apparu) dont je ne ferai jamais l’expérience ? 

 

On me répond souvent : « la localisation spatiale ». Mais si je sais que je suis là et que l’autre est à côté, ou ailleurs, c’est bien parce que je sais que je suis moi, je sais que je ne suis pas l’autre, je sais qu’à cet instant je suis ici et pas ailleurs bref parce que j’ai conscience d’être moi.  

 

Sans la conscience de soi, il est impossible de savoir que l’on existe et que l’on est ici. La conscience et la pensée sont incontournables. 

Puisque la différence réelle entre mon clone et moi (c'est-à-dire la conscience de soi) ne peut pas être due à l’absence de différences entre les caractéristiques de mon cerveau et les caractéristiques du sien, comment s’explique-t-elle ? 

En fait un monde sans conscience, sans la Pensée chère à Hegel est une fiction, une vue de l’esprit : il ne peut pas exister. La Pensée , la conscience, existe nécessairement parce que c’est elle qui permet au mot exister d’avoir un sens. Et comme elle ne peut pas provenir de la matière (Spinoza considérait que c'était évident: « si 2 choses n’ont rien de commun entre elles, alors l’une ne peut pas être cause de l’autre ») elle est en quelque sorte cause d’elle-même.

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Mardi 27 septembre 2005

Je fais les hypothèses suivantes :  

 

1. la conscience est le produit d’un système biologique. 

2. L’informatique (ou la cybernétique) sera un jour assez évoluée pour reproduire le fonctionnement de n’importe quel système biologique. 

3. L’informaticien génial à l’origine des artefacts conscients connaît très bien son invention et peut copier les processus, les mémoires, les connexions de manière parfaite autant de fois qu’il le veut. Il peut arrêter et redémarrer un artefact aussi souvent qu’il souhaite.  

 

Ensuite, j’imagine que je suis un de ces artefacts (l’artefact A1). Je vis. Parfois on m’arrête, on me redémarre. Jusque là aucun problème (étape 1). 

De temps en temps, l’informaticien me change de place. Il copie tous mes processus (qu’il faut lancer pour me mettre en route), ma mémoire, mes souvenirs, mes connexions, mon corps virtuel puis me redémarre. Il efface les anciens fichiers ou exécutables. De mon point de vue, il ne s’est rien passé (étape 2). 

 

Un jour, au lieu de faire une copie, il en fait 4 et redémarre les 4. De son point de vue, il y a 4 A1. Pour les différencier, il les nomme A11, A12, A13 et A14. Il met A11 dans un environnement virtuel ressemblant à l’arctique, A12 dans un environnement virtuel ressemblant à l’Amazonie, A13 dans un simulant le Sahara et A14 dans un reproduisant le Tibet. Ces 4 environnements virtuels ne sont pas reliés entre eux (étape 3).  

 

Il redémarre A11, A12, A13 et A14. Je dois donc me réveiller (hypothèses 1 et 2). Mais où ?  

 

Alternative A : je me réveille quelque part (Amazonie, Arctique, Sahara, Tibet). Pourquoi ? Pourquoi à un certain endroit et pas ailleurs ? Qui choisit l’endroit ? Pourquoi les autres ne sont plus moi ? (impossible si on a validé l’étape 2). 

Alternative B : je me réveille partout. C'est-à-dire que je suis capable de voir en même temps les 4 environnements. C’est impossible puisqu’il n’y a aucun lien entre eux. 

Alternative C : je suis mort. Impossible, si on a validé l’étape 2.  

 

Les 3 alternatives possibles sont absurdes. Une des hypothèses est donc fausse. Quelle est l’hypothèse fausse et pourquoi ?

 

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Lundi 26 septembre 2005

Le fait d’exister, d’avoir conscience de moi, n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas (6,5 milliards actuellement et 40 milliards environ depuis que l’espèce humaine est apparu) dont je ne ferai jamais l’expérience. 

 

Par conséquent, où rechercher l’origine de ma conscience ? On me dit que la matière est mystérieuse et que l’on ne connaît pas encore tous ses secrets. Donc la matière est magique. Mais là encore je ne suis pas satisfait parce que rien n’est expliqué. Pourquoi la matière serait-elle magique alors que rien de tel n’a été découvert par les scientifiques ? 

Selon moi, pour démontrer l’existence de Dieu, il faut imaginer un monde où il n’y a pas de conscience. Si on enlève Dieu, les esprits, que reste-t-il ? 

La matière, dont on connaît l’inefficacité à créer la conscience, puisqu’elle n’obéit qu’à des lois objectives. A moins que l’on me dise que la matière peut obéir à des lois subjectives, autrement dit qu’elle a conscience d’elle-même. Ce n’est donc plus que de la matière (au sens où on l’entend généralement). 

Sinon quoi d’autre ? Personnellement, je ne vois pas, mais je manque peut-être d’imagination.

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Vendredi 23 septembre 2005

Dans le mot « antéchrist », il y a le mot christ qui sous-entend religion. Et pour moi, effectivement, la religion (sous sa forme la plus répandue) correspond de fait à la notion d’antéchrist, parce qu’elle impose des croyances sans argumentation.

Il ne s’agit le plus souvent que de croire des dogmes dont le véritable sens échappe même à ceux qui les prescrivent (pape et autres marchands de superstition). A défaut de comprendre, ces « pharisiens » reprennent les bonnes vieilles méthodes qui ont toujours marché et dont le fer de lance est l’idolâtrie. Ils annulent la parole de Dieu par leur tradition, tout en se réclamant de lui. On ne peut trouver pire ennemi.

D’ailleurs ceux qui ont crucifié le Christ, ce sont eux. Je n’ai pas envie de croire que Moïse, Jésus ou Mahomet ont existé. Parce que rien ne le prouve de façon certaine (même si on peut se demander pourquoi un livre censé rapporter des faits réels se mettrait à inventer un personnage). Leur existence est seulement très probable. De plus, qui n’a pas constaté que la parole des prophètes, souvent emprunt d’une grande sagesse, s’est trouvée très déformée par les institutions religieuses.

Elles ont enfermé la vérité dans une boîte, un discours fini, mort. Ils n’ont su qu’imposer des dogmes, des croyances au peuple avide d’explications faciles. Mais pourquoi la religion ou la politique devraient être « faciles » ! Le fonctionnement du corps humain est-il « facile » lui ! C’est pourquoi il faut se méfier de ceux qui prétendent posséder la Vérité, mais surtout de ceux qui, se pensant détenteurs de cette Vérité, se permettent de considérer les autres comme des sous êtres.

Il est évident que leur objectif n’est pas d’être aimé de Dieu mais d’être craint par les hommes, de prendre la place de Dieu en quelque sorte. Ils ont élevé des traditions d’hommes au rang de commandement de Dieu. Ils ont obligé les hommes à croire en leurs doctrines, leurs dogmes (cf. « la congrégation pour la doctrine de la foi » du Vatican). Mais qui peut prétendre être suffisamment « pur » pour juger ses semblables et leur imposer (sous la contrainte) des actions (et même des pensées) dénuées de sens. Même l’homme qu’il considère à tort comme un dieu ne se le permettait pas.

 La liste des martyrs de la « chrétienté officielle » est très longue (si Jésus était revenu au temps de l’Inquisition, ce n’est pas une crucifixion qu’il aurait subi mais plusieurs dizaines de tortures toutes plus raffinées les unes que les autres). Il y a eu beaucoup de sang versé parce que certains n’ont pas cru bon de dire en même temps que l’église « Jésus est ressuscité » ou « Marie était vierge quand elle a accouché de son premier fils ». Mais quelle importance peuvent avoir ces affirmations débiles ? Est-on sûr que Marie était vraiment vierge lorsqu’elle donna naissance à Jésus de Nazareth ? Je n’ai pas de preuve. Je ne vais pas me mettre à baser une foi, une croyance aveugle dans une religion ou dans un homme sur ce seul fait (au demeurant fort discutable). Ce serait idiot…

Et puis jésus n’a-t-il pas dit : « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. » Il faudrait que le pape (le fameux saint-père !) relise la bible.

Jésus disait à son époque : « Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s'adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. S'adressant à l'autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n'alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père? ». Pour moi, si les athées, les libres penseurs, les philosophes sont semblables au premier fils, c’est bel et bien les églises (en tout cas les officielles, celles qui rassemblent le plus grand nombre de « fidèles ») qui sont semblables au deuxième.

La religion est devenu un business de nos jours, alors il faut « croire ». Les marchands du temple sont vite revenus. C’est bien pratique de dire que Dieu est un truc inexplicable et sacré dont nous sommes les seuls représentants sur Terre. Si vous voulez être sauvé, vous devez passer par nous (et nous donner un peu de sou, par la même occasion). Quand ce musulman intégriste propose de l’eau bénite à 50 Euros le litre (pas cher… au fait, pour obtenir de l’eau bénite, achetez de l’eau minéral et crachez dedans – attention, ça ne marche que si vous êtes rabbin, imam, prêtre ou une connerie de ce genre) trouve-t-il normal de s’enrichir en exploitant la superstition des gens ? ("Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut de l'obscurité." disait Schopenhauer.)

Toutes les sortes d’extrémisme sont la conséquence logique des doctrines débiles de chaque religion. Si les textes sacrés sont vraiment sacrés, c’est parce que leur but était la recherche de la vérité et non pas parce qu’ils détiennent la Vérité, au mot près. Le cynisme de toutes ces sectes me feraient presque douter de l’existence de Dieu si je ne m’interrogeais pas sans cesse sur l’existence de ma conscience. Je ne peux m’empêcher de me dire que, probablement, l’esprit est éternel et que par conséquent, une partie de moi aussi est éternel.

Kant : "La religion, sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux. On croit servir Dieu lorsque, par exemple, on le loue ou célèbre sa puissance, sa sagesse, sans penser à la manière d'obéir aux lois divines, sans même connaître et étudier cette sagesse et cette puissance. Pour certaines gens, les cantiques sont un opium pour la conscience et un oreiller sur lequel on peut tranquillement dormir."

par Miteny publié dans : Religion.
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Vendredi 23 septembre 2005

Mais qu’est ce que la conscience ? La conscience nous permet de savoir que l’on existe, que l’on est là et pas ailleurs. La conscience permet de se rendre compte. Comment peut-on être sûr que l’on existe ? Que signifie exister ? 

Le fait d’exister, d’avoir conscience de moi, n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas dont je ne ferai jamais l’expérience. Comment expliquer cela ? 

Ma théorie peut se résumer de la façon suivante : un système ne possédant aucun élément ayant conscience de lui-même ne peut pas donner naissance à la conscience. Autrement dit la conscience ne peut être créée que par une autre conscience. 

Je définis Dieu de la façon suivante : une conscience absolument infinie et éternelle, cause d’elle-même, limitée par sa seule nature. Si Dieu n’existe pas, je suis obligé de croire que ma conscience, ma sensation d’exister est issue d’une conscience qui n’est même pas capable d’expliquer sa propre existence, ce qui est absurde.

Tout le problème de ma théorie réside donc dans l’affirmation suivante : un système ne possédant aucun élément ayant conscience de lui-même ne peut pas donner naissance à la conscience. Pour prouver que c’est vrai, il faut procéder de la façon suivante : supposer qu’il existe un système ne possédant aucun élément ayant conscience de lui-même mais qui pourtant est capable de faire émerger la conscience et tenter de trouver une contradiction, une absurdité, découlant de cette supposition. 

Mais comment se comporte un élément n’ayant pas conscience de lui-même ? Soit de façon aléatoire, soit en fonction de lois rationnelles, physiques et/ou mathématiques. On peut d’ores et déjà exclure les éléments qui se comportent de façon aléatoire : comment pourrait-il donner naissance à un système intelligent ?

 A SUIVRE…

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Vendredi 23 septembre 2005

Entre l’animisme cosmique et le mythe théogonique, on oscille, accordant un peu plus à l’un ou à l’autre, selon les objections que l’on rencontre…  

Certains préfèrent dire que la vie et la conscience étaient déjà présentes dans la matière, d’une manière cachée, occulte, de tout temps : ils se heurtent à la science positive de la matière. La vie apparaît, en fait, lorsque la matière est organisée. Dire que la vie préexistait, d’une manière virtuelle ou potentielle, dans cette multiplicité que sont les nuées d’hydrogène ou d’hélium, c’est se payer de mots. C’est transformer notre concept positif de matière en une notion théosophique. 

Les savants, qui, comme par exemple Oparin, reconnaissent que la vie est réellement apparue à un moment donné, et qu’elle ne préexistait pas, se heurtent à la seconde difficulté : ils ont à expliquer comment la matière, qui est le premier être, le seul être initial, n’ayant pas en elle la vie ni la conscience, a su cependant produire, en s’organisant elle-même, des êtres vivants et pensants. La matière est devenue historiquement plus et autre chose qu’elle n’était primitivement et cela par ses ressources propres, puisqu’elle est, par hypothèse, le seul être. 

Pour se tirer d’affaire, dans cette pénible impasse, certains théoriciens, marxistes ou non, essaient de réduire le plus possible, de minimiser, au moins dans les formules, la réalité originale que constitue la vie, puis la pensée. Certains théoriciens marxistes, nous l’avons vu, définissent la vie comme étant « une forme particulièrement compliquée du mouvement de la matière ». 

Mais, nous l’avons noté aussi, cette définition est insuffisante, et par ailleurs, dans leurs travaux scientifiques, ces mêmes savants le reconnaissent implicitement et décrivent fort bien ce qui constitue l’irréductible originalité et spécificité du vivant. De même l’apparition d’un être capable de penser le monde et de se penser lui-même n’est pas seulement une « qualité » nouvelle du « mouvement » de la matière. C’est bien autre chose : l’acte de connaître ne peut être réduit à un « mouvement » de la matière. En tentant de réduire le plus possible la spécificité de la vie et de la pensée, ces formules nous ramènent en fait au matérialisme « vulgaire », prémarxiste, mécaniste. […]

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Jeudi 15 septembre 2005

Supposons que l’on puisse fabriquer des artefacts informatiques conscients.  

 

Supposons que je sois un de ces ordinateurs qui a conscience de lui-même. L’informaticien qui m’a créé, sait exactement comment fonctionne sa « machine » : il y a plusieurs exécutables, des milliers de connexions, de grandes capacités mémoire. 

Or un jour, il décide de me changer d’ordinateur (celui sur lequel je suis installé est déjà vieux). Il suspend provisoirement mon fonctionnement, puis fait une copie des exécutables, de la mémoire, sur deux autres ordinateurs. 

Les deux artefacts conscients qui seront relancés penseront être moi, puisqu’ils auront le même caractère, les mêmes souvenirs que moi. Mais moi, lequel serai-je ? Je ne peux pas être l’un des deux. Car enfin, pourquoi l’un et pas l’autre ? 

Je dois donc être mort. Mais pour quelle raison ? On suppose que l’informaticien sait très bien ce qu’il fait et est capable de recopier parfaitement tous les éléments qui me servaient à fonctionner. 

Selon moi, la seule réponse satisfaisante est la suivante : il est impossible que la conscience de soi soit un phénomène produit par un exécutable, une machine totalement impersonnelle, qu’elle soit biologique ou électronique. 

On tente de réduire la conscience à quelque chose de purement mécanique, mais il ne faut pas oublier que les atomes, les molécules, les particules ont par définition un comportement très basique, qu’il est possible de représenter (plus ou moins simplement) par l’intermédiaire des mathématiques.

par Miteny publié dans : Science.
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Mercredi 14 septembre 2005

Ma question est-elle légitime ? Je ne sais pas, mais je vais essayer de la préciser ici. 

Je ne constate que peu de différences entre les être humains. Nous sommes tous assez semblables. Lorsqu’on regarde cette immense foule (désormais plus de 6 milliards de personnes), et son comportement relativement homogène, on ne peut que se dire que, finalement, nous sommes tous assez communs. Personne ne se distingue vraiment, et surtout pas moi (je n’ai en effet aucun talent particulier). 

L’humanité est comparable à une fourmilière dont les soldats (très performants, je ne dis pas le contraire) se comptent par milliers de millions. Jusqu’ici tout va bien. Mais quand je me pose la question « aurais-je pu être quelqu’un d’autre », rien ne va plus.  

Car, la réponse est oui. En effet, on peut me définir de deux façons : 

D’une part en tant que français né dans les années 70, ayant vécu à tel endroit, se nommant untel etc.… ce sont mes caractéristiques objectives qui n’existent que pour que l’on puisse me reconnaître, me distinguer des autres. 

D’autre part, je peux me définir en tant que conscience de soi, qui sait qu’elle existe. C’est la partie la plus importante de ma personnalité, je pense. Car peu importe que je sois né ici ou ailleurs, je sais que j’existe. Ce sentiment d’exister ne dépend pas de l’endroit ni de la date de ma naissance.  

Par conséquent, j’aurais pu être quelqu’un d’autre. Ce « je » aurait pu se trouver dans la peau d’une autre personne, en France ou dans un autre pays. J’aurais même pu ne pas exister. Car je ne connaîtrai jamais la vie personnelle de milliards de personnes. En d’autres termes, le fait d’exister n’a apparemment aucun lien avec l’existence d’un corps et d’un cerveau puisqu’il en existe des tas dont je ne ferai jamais l’expérience. 

Conclusion ? L’existence, la conscience est pour moi un miracle, un don de Dieu… ou parfois, dans les moments difficiles, une malédiction mais en tout cas, ne s’explique pas rationnellement.

Que faire avec ce cadeau dont j’ai parfois envie de me débarrasser ? Je ne sais même pas à quoi je sers. Si je suis heureux ou malheureux, à quoi cela sert-il ? Je pourrais très bien considérer que ma vie n’a pas d’importance. Pourquoi en aurait-elle une ?

 

 

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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