Texte Libre

J’ai abandonné ce site initialement consacré à la philo depuis juin 2006 (pour faire dieuexiste.com).

Si je le laisse agoniser de cette manière, il va disparaître, le pauvre…

Je ne peux pas non plus continuer à l’alimenter avec des réflexions du même ordre que celles qui permettent à dieuexiste.com de vivre (je me disperserais).

 

    N’oubliez pas : dieuexiste.com

                           DIEUEXISTE.COM

Pour connaître l'histoire du petit miteny...

Mardi 21 mars 2006

Premier point. 

La science cherche à expliquer qu’est ce qui a provoqué tel ou tel état de fait ou situation. Je pense qu’on ne peut pas le nier. Par exemple la science explique l’apparition de l’homme, l’existence du soleil…

Êtes vous d’accord ?

 

Deuxième point. 

Une explication scientifique (hasard et nécessité) appelle une autre explication scientifique.

Je crois qu’il s’agit là d’un point délicat. Quelques exemples :

On peut expliquer l’apparition de l’homme par l’évolution. La réussite de l’évolution s’explique par le caractère unique de la Terre. Le caractère unique de la Terre s’explique par la formation du système solaire et ainsi de suite en passant par la formation des galaxies, le big-bang…

Après le big-bang, cela devient plus délicat. Néanmoins les hypothèses existent : multivers de niveau 1, 2, 3 et 4…

A ma connaissance, le multivers de niveau 4 est l’hypothèse qui va le plus loin. Mais ça ne change rien. Même cette explication appelle nécessairement une autre explication puisqu’on ne SAIT PAS ce qui a permis au multivers de niveau 4 d’exister. Un multivers de niveau 5 ? On ne fait que déplacer le problème.

Si quelqu’un nie ce que j’affirme ici, qu’il me trouve un contre-exemple. Qu’il me trouve une théorie scientifique qui ne soulève aucune nouvelle interrogation. Qu’il me trouve une description de l’Univers dont on puisse dire qu’elle ne demande aucun éclaircissement quant à son existence. 

 

Troisième point. 

Que l’Univers puisse abriter la vie, être fécond, ne va pas de soi. Voir II.

Or c’est un des buts de la science : expliquer ce qui a autorisé l’Univers à être fécond ?

Oui ou non ?

Je m’arrête là parce que je pense que c’est une étape importante à valider.

 

 A SUIVRE…

 

par Miteny publié dans : Le dessein intelligent.
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Mardi 21 mars 2006

2 choses sont à mon avis inexplicables. 

Premièrement, l’existence d’un univers fécond. J’ai eu, à ce propos, un différent avec Loïc sur la définition du mot pourquoi. Je vais essayer de préciser ma pensée demain (dans la catégorie « le dessein intelligent »). 

Ensuite, mon existence me paraît inexplicable. Vous êtes obligé d’admettre que chacun sait faire la différence entre sa propre personne et celle des autres. Il suffit de prendre l’exemple de la douleur. 

Tout observateur rationnel qui cherche à comprendre le monde se doit de l’accepter tel qu’il se présente à lui et non tel qu’il aimerait qu’il se présente à lui. Supposons que je me mette à la place de cet observateur rationnel. Les phénomènes que je constate peuvent se classer de la façon suivante :

-          Il y a d’abord moi. Toute personne a un moi, une conscience personnelle dont il fait directement l’expérience. Je suis une conscience. Je suis certain de ma propre existence. Je sais que si on me donne un bon coup de marteau, j’aurai mal. Je ressentirai ce mal directement. Appelons ce phénomène « moi ».

-          Il y a ensuite les autres. Les autres sont des semblables, des personnes comme moi mais dont il est impossible de ressentir directement les affects. Pour que je sache qu’un autre existe, il faut que je sois mis au courant. Si on donne un coup de marteau à un autre, je ne ressens rien. Appelons ce phénomène « conscience autre » que je ne peux raisonnablement pas confondre avec le phénomène « moi ».

-          Il y a enfin le monde avec le ciel, les animaux, la terre, les étoiles dont le fonctionnement est relativement bien expliqué par les scientifiques (je simplifie).

Examinons l’affirmation suivante : « L’existence d’un corps (avec le cerveau !) en fonctionnement est nécessaire et suffisant pour expliquer l’émergence de la conscience ». 

Dans cette phrase, le terme « conscience » recouvre à la fois les phénomènes « moi » et « autre conscience ». Une telle confusion ne paraît guère rigoureuse. Il serait donc plus juste d’écrire : « l’existence d’un corps en fonctionnement est nécessaire et suffisant pour expliquer le phénomène « moi » » et la même chose avec « autre conscience » à la place de « moi ».

Ces deux nouvelles assertions sont-elles vraies ? Visiblement pas. Si Dieu est une réalité incontournable pour moi, c’est parce que je trouve que mon existence est inexplicable.

Comment dire ?  

 

La probabilité que je naisse là où je suis né au moment où je suis né était au maximum d’environ 1 sur 40 milliards (nombre d’individus qui, paraît-il, ont déjà vu le jour depuis que Homo Sapiens Sapiens foule la Terre ) ! 

C’est loufoque. A l’école, je n’aimais que la physique et les mathématiques. J’aimais chercher à comprendre. Et là, voilà une énigme bien étrange et une probabilité d’exister bien faible (1 sur 40 milliards, j’ai encore moins de chance de gagner qu’à Euromillions : si ça, c’est pas un miracle !).

Vous ne pouvez pas dire que le « moi » est une illusion. C’est la plus puissante des réalités ! Je ne suis toujours que moi, quoique je fasse, quoique je pense. 

Le point de vue objectif est une fiction. C’est en discutant avec Loïc que j’ai appris ce concept de fiction. Etre totalement objectif, c’est se considérer soi-même comme un objet d’étude extérieur. J’aimerais parfois être ailleurs, être extérieur, mais c’est impossible !

 

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Vendredi 17 mars 2006

Je ne suis pas un vrai kamikaze. Je hais la violence (enfin surtout celle qui fait mal et qui tue). Mais, mais… je veux maintenant tout donner pour pouvoir démontrer l’existence de Dieu. C’est étrange, mais je ne sais pas pourquoi je fais ça. Suis-je fou ? Probablement un peu. Peut-être que Dieu m’ordonne d’agir ainsi ? C’est une hypothèse à creuser.

Quoiqu’il en soit, je persiste : je proposerai même de l’argent que je n’ai pas à celui qui sera capable de me prouver mon erreur.

 

Je me permets même de m’adresser ici à tous les extrémistes, à tous les terroristes (je suis un peu mégalo aujourd’hui) :

« Arrêtez de vous faire sauter la tronche, ça ne sert pas Dieu. Militez plutôt pour l’organisation de ce débat qui m’est si cher ! Il est indispensable que les athées aient le droit à la parole. Comprenez au moins ça ! Je veux même les payer pour qu’ils exposent leurs arguments. C’est en démontrant l’existence de Dieu dans un monde de totale liberté d’expression que l’on sert vraiment sa cause. »

par Miteny publié dans : Religion.
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Jeudi 16 mars 2006

J’aimerais organiser un débat dont le sujet serait l’existence de Dieu. Je m’imagine déjà en train d’argumenter et de contre-argumenter face aux sceptiques. Je pense qu’au bout de plusieurs heures de discussion, réparties peut-être sur plusieurs émissions, la conclusion finirait par se dessiner de plus en plus clairement : oui, Dieu en tant qu’être conscient et infiniment transcendant, éternel, qui a créé le monde en général et l’humanité en particulier, existe. 

Il faut que ce débat ait lieu une fois, deux fois, dix fois, cent fois ne serait-ce que pour lutter contre les superstitions et les dogmatismes des religions. N’en avez-vous pas marre de voir toutes ces guerres et tous ces massacres perpétrés au nom de prophètes et de religions plus ou moins obscures ? 

Je veux prouver que Dieu existe, qu’il veut que l’homme soit humble, avide de raison et vérité et que donc les religions n’étant ni humbles (puisqu’elles affirment en gros qu’elles possèdent Dieu et même qu’elles le contrôlent… ce qui est absurde), ni avides de raison et de vérité (puisqu’elles ne s’occupent même pas de chercher à prouver la légitimité de ses livres et de ses prophètes) sont à éviter comme la peste.

 

 

par Miteny publié dans : Mon idéal.
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Jeudi 16 mars 2006

Ces caricatures ne me paraissaient pas horribles. Elles me paraissaient même plutôt justes. Je ne vois pas pourquoi on interdirait à certaines personnes de se moquer d’une religion qui, dans les faits, incite des milliers, voire des millions de personnes à s’entretuer. 

En fait, il faut critiquer les religions, c’est une nécessité, parce qu’elles imposent des coutumes et des dogmes sans apporter la moindre preuve. Les gens sont libres de croire n’importe quelle bêtise, mais il ne faut pas qu’ils cherchent à imposer leurs vues par la violence ou la mauvaise foi. 

Je veux que les religions disparaissent et qu’elles soient remplacées par l’humilité et l’amour de la raison et de l’idée de la vérité. Je suis profondément anti-clérical, comme Jésus d’ailleurs. Il s’est quand même fait tuer par les chefs religieux de sa propre religion ! (Je ne suis pas chrétien : pour moi, personne n’a encore démontré l’existence de ce Jésus). Je me fous des risques que je prends (puisque j’écris anonymement… mon courage est limité). 

Pour que les religions disparaissent, aidez-moi à organiser un débat à propos de l’existence de Dieu !

par Miteny publié dans : Religion.
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Lundi 23 janvier 2006

Parce que je pense que cet exemple montre bien la nature de mon interrogation. 

Supposons que la conscience soit le produit d’un système biologique. C'est-à-dire que l’existence d’un cerveau en fonctionnement soit nécessaire et suffisante pour expliquer l’émergence de la conscience de soi. Supposons également que l’informatique (ou la cybernétique) soit un jour assez évoluée pour reproduire le fonctionnement de n’importe quel système biologique. 

Il sera donc possible de fabriquer des ordinateurs conscients. Qui plus est, les concepteurs pourront certainement copier facilement les processus (les exécutables), les mémoires (les souvenirs humains correspondent à des sons, des images, des odeurs… tout ceci est parfaitement stockable sur un disque dur), les connexions autant de fois qu’ils le voudront. 

Ils pourront également arrêter et redémarrer un « système conscient » aussi souvent qu’ils le souhaiteront. Pour ce dernier, cela ne correspondra qu’à une phase de repos très profond (sans rêves) dont il ne se sera d’ailleurs même pas aperçu.  

 

Supposons enfin que je sois une de ces « machines » (A1 par exemple). 

 

De temps en temps, celui qui est chargé de l’entretien de mon environnement informatique virtuel (que j’appellerai Bob par souci de commodité) me change de place. Il copie tous mes processus (qu’il faut lancer pour me mettre en route), ma mémoire, mes souvenirs, mes connexions, mon corps virtuel puis me redémarre. Il efface les anciens fichiers ou exécutables. De mon point de vue, il ne s’est rien passé. 

En effet, puisque la configuration d’un système, l’enchaînement d’actions déterminées, l’existence d’une mémoire particulière sont supposées être nécessaires et suffisants pour que j’ai conscience de moi, peu importe qu’il s’agisse de copies ou d’originaux. En informatique un exécutable et sa copie font la même chose. Une image, un fichier mp3 ne se distinguent pas de leurs doubles. 

Un jour, au lieu de faire une seule copie, Bob en fait quatre et redémarre les quatre (son directeur a trouvé un nouveau financement, qui lui a permis de développer son parc informatique). De son point de vue, il y a désormais quatre « A1 ». 

Pour les différencier, il les nomme A11, A12, A13 et A14 (sans leur dire). Il met A11 dans un environnement virtuel ressemblant à l’Arctique, A12 dans un environnement virtuel ressemblant à l’Amazonie, A13 dans un simulant le Sahara et A14 dans un reproduisant le Tibet. Ces 4 environnements virtuels ne sont pas reliés entre eux.  

 

Il « relance » donc A11, A12, A13 et A14. Que se passe-t-il ?  

 

Trois possibilités : 

A. Je me réveille partout. C'est-à-dire que je suis capable de voir en même temps les quatre environnements. C’est impossible puisqu’il n’y a aucun lien entre eux (n’oublions pas que la conscience est supposée ici être d’origine matérielle). 

B. Je suis mort. Impossible puisque, selon ce qui a été dit précédemment, l’exécution de certains processus ou de leurs copies reliés à une certaine mémoire (ou à sa copie) provoque l’existence de ma conscience. Cela reste vrai même si quatre copies ont été faites. 

C. Je me réveille quelque part : en Amazonie, dans l’Arctique, au Sahara ou au Tibet. Je suis donc A11, A12, A13 ou A14. Oui, mais pourquoi l’un et pas l’autre ? On revient à la question « pourquoi ne suis-je pas quelqu’un d’autre ? ». Si par exemple je suis A11, je constate que quelque chose n’a pas marché. En effet, lorsque Bob interrompait le fonctionnement d’un ensemble d’éléments informatiques puis le redémarrait, je me réveillais toujours. 

C'est-à-dire que l’existence de ma conscience, du fait que je sais que j’existe, était la conséquence logique et obligatoire du fonctionnement de cet ensemble ou de sa copie.

Or cette fois-ci, de mon point de vue, cette opération n’a pas fonctionné. En effet A12, par exemple, est une copie de cet ensemble, mais sa mise en route n’implique absolument pas l’émergence de ma conscience puisque, pour mon plus grand malheur, je me retrouve dans un milieu froid et hostile, l’Arctique, alors que j’aurai mille fois préféré me balader au milieu d’une Amazonie virtuelle. 

L’alternative C est donc elle aussi absurde puisqu’il existe au moins un point de vue (le mien dans cet exemple) pour lequel elle débouche sur une contradiction flagrante. Si elle avait été plausible, il aurait fallu qu’elle le fût pour tout le monde. 

En effet, pour qu’une théorie scientifique soit considérée comme vraie, il faut qu’elle soit vérifiable par tout le monde. Qu’elle soit fausse pour au moins une personne et elle doit être rejeter.  

 

Mes questions : 

Je pense que vous ne rejetterez pas mes hypothèses. Il n’y a rien d’extraordinaire à affirmer qu’un souvenir ou sa copie sont équivalents… même chose pour les exécutables. Mais si oui, pourquoi ? 

Excusez moi mais je vais un peu schématiser. 

J’appelle M, cet ensemble informatique « système conscient » qui, lorsqu’il est mis en route, est supposé me faire prendre conscience de moi-même. 

J’appelle E ma conviction d’exister, d’être moi et pas quelqu’un d’autre. E existe. 

Visiblement M implique E est faux, par conséquent il faut autre chose. M n’est pas nécessaire et suffisant à E. Il est seulement nécessaire. 

Je me demande où vous pouvez trouver une faille dans ce raisonnement, qui me semble pourtant, d’un point de vue mathématique, assez simple.

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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Lundi 23 janvier 2006

Pour Loïc. 

J’aimerais connaître ta définition du terme « pourquoi ». Pour moi, ce mot signifie « pour quelle raison » et non pas « dans quel but ». C'est-à-dire qu’il appelle une réponse exposant les causes (les faits) permettant d’expliquer un fait.

Si les mots pourquoi et comment deviennent gênants et si nous n’arrivons pas à nous entendre sur les définitions de ces termes, je propose que l’on ne les utilise plus et qu’on les remplace par « quelles sont les causes de… » 

De toute façon :

Il me semble bien que la science essaie de trouver les causes (des faits permettant d’expliquer un autre fait) de notre existence. 

Or il lui est impossible de trouver une raison au simple constat suivant : l’univers pris absolument (c'est-à-dire en incluant notre cosmos, les éventuels univers parallèles et autres multivers, bref tout ce qui existe de manière absolue) est capable d’engendrer la vie et la conscience.

Car il faut dire qu’un univers totalement infécond est mathématiquement cohérent. 

  Pour Christophe Moreau. 

Ma première question est la suivante : acceptes-tu qu’un univers totalement infécond soit mathématiquement cohérent. 

Exemples d’univers (pris absolument), totalement inféconds : 

-          un univers ne disposant que d’une seule dimension 

-          un univers où la matière et l’antimatière ont exactement les mêmes propriétés : une petite asymétrie a permis à la matière de gagner sur l’antimatière… mais cette asymétrie aurait très bien pu ne pas exister 

-          un univers ne disposant que d’un atome ou que d’une particule

 Pour ma part, il semble évident que, d’un point de vue mathématique, logique, ces modèles d’univers sont cohérents.

 J’ai une formation scientifique et lorsque je considère les choses d’un point de vue objectif, j’essaie de bien le faire c'est-à-dire en ne tenant compte QUE de ce que les particules, les espaces… sont capables de faire, en fonction de leur nature. un proton (ou un ensemble quelconque de particules) ne veut pas construire quelque chose de mieux. Il ne veut rien, il n’agit qu’en fonction de ses caractéristiques.

 D’autre part, j’ai envie de repréciser ici des choses qui me paraissent logiques. Je considère que tous les être humains sont semblables et qu’il est très facile de trouver quelqu’un qui nous ressemble tant que nous aurions pu être lui. Ma question est : « pourquoi je suis moi ? »

 J’aurais très bien pu être quelqu’un d’autre.  J’ai déjà expliqué maintes fois quelque chose qui me paraît évident : la matière n’obéit qu’aux lois de la physique (et de la logique, puisque la physique est logique) : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ainsi, si nous prenons au hasard 2 ordinateurs naturels, 2 cerveaux (le mien et celui d’un voisin par exemple), les mêmes processus devraient aboutir aux mêmes résultats. C’est d’ailleurs effectivement ce que l’on constate, à une nuance près : pourquoi est-ce que je ne ressens que le fonctionnement de mon cerveau, de l’ordinateur qui est dans MA tête ? Ce dernier doit avoir une particularité que les autres cerveaux (qui sont faits comme le mien, c’est universellement admis) n’ont pas.

 

 

 

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Réponses et commentaires.
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Mardi 3 janvier 2006

I. « Si on exclut l’existence d’une intelligence organisatrice, on est obligé de trouver une explication à tout ce qui existe en évoquant uniquement le hasard et la nécessité. » 

En effet, en l’absence de force de création, les particules, les éléments qui constituent l’univers pris absolument n’obéissent qu’aux lois de la physique déterminées par leurs natures et la nature de leur environnement. C’est ce qu’on appelle la nécessité.

Cependant, souvent, cette dernière ne suffit pas. En effet, certaines coïncidences sont la plupart du temps indispensables (par exemple, la taille du soleil et de la Terre …) qui s’expliquent par le très grand nombre de solutions disponibles (les systèmes stellaires en l’occurrence).

Dans une perspective athée, il n’y a pas d’autres « forces » que le hasard pour les conditions initiales et la nécessité (détermination des évènements selon les lois de la physique) à la disposition du scientifique.

 

 

 

II. « Mathématiquement ou physiquement, les solutions « chaotiques » sont envisageables. » 

En effet, un univers chaotique (annihilation continuelle de la matière par l’antimatière par exemple) aurait pu exister, seul. C’est mathématiquement plausible.

Un monde sans possibilité de vie est peut-être une fiction, une vue de l’esprit mais il est tout à fait cohérent. Au point que d’éminents scientifiques (Sakharov par exemple) ont eu les plus grandes peines à comprendre comment la matière a réussi à échapper à l’inexistence.

 

 

 

III. « La question « comment est-ce possible » est toujours pertinente, quelque soit l’explication scientifique (hasard, nécessité) proposée. » 

 Il s’avère qu’à chaque fois qu’une explication scientifique est donnée, il est toujours possible de poser encore et toujours la même question : mais comment cela a-t-il été possible ? (Big-bang, multivers…) Les astrophysiciens ne connaissent pas tout : rapidement ils n’ont plus que des théories pour répondre.

Mais peut-on imaginer une théorie à laquelle je ne puisse pas rétorquer : « d’accord, mais qu’est ce qui explique que cet état de choses (répondant à ma première question) ait pu exister ? »

 IV. « Conclusion : il est absurde d’exclure l’existence d’une intelligence organisatrice. »

Dans une perspective athée, d’après II, que l’univers puisse abriter la vie ne va pas de soi. Donc la question « mais comment cela a-t-il été possible ? » (1) est légitime. Il faut lui trouver une solution.

Si la science peut y répondre ce ne sera qu’en utilisant le hasard et la nécessité (I). Or d’après III, une réponse de ce type n’existe pas. Cependant, d’après I, l’inexistence d’une intelligence organisatrice implique l’existence d’une réponse à la question (1) ne prenant en compte que le hasard et la nécessité.

Conclusion inévitable : postuler l’inexistence d’une intelligence organisatrice (ou d’un dessein intelligent) est absurde. 

 

En fait, la science ne peut pas répondre à la question « comment se fait-il que nous existions ? ». Contrairement aux apparences, ce type d’interrogation n’a même rien à voir avec son domaine d’activité.

par Miteny publié dans : Métaphysique.
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Jeudi 27 octobre 2005

Voilà à quoi ressemblait le monde (du moins d’après les scientifiques) il y a 20000 ans. La température moyenne du globe était inférieure de 5 degrés à celle d’aujourd’hui. 

 De gigantesques glaciers recouvraient l’Amérique du nord, l’Europe, le Tibet, une partie de la Sibérie. Les glaces de l’Arctique et de l’Antarctique étaient beaucoup plus épaisses mais aussi beaucoup plus étendues. Le niveau de la mer était 120 mètres plus bas qu’à notre époque. Si bien que la Manche n’existait pas : c’était une plaine parcourue par les mammouths, les lions, les rhinocéros laineux… Regardez l’emplacement de l’actuelle Indonésie : une gigantesque forêt devait probablement recouvrir ces terres maintenant submergées. 

Il n’y avait pas de mer de Chine, pas de golfe Persique, la mer Noire n’était qu’un lac (d’ailleurs l’inondation de cette région a peut-être été à l’origine du mythe du déluge), pas de mer de Béring. L’Australie, la Nouvelle-Guinée et la Tasmanie étaient reliées entre elles. La péninsule coréenne n’était pas encore une péninsule. La Floride était beaucoup plus large, ainsi que l’Amérique du Sud (en tout cas il me semble, surtout au niveau de la Patagonie ). 

A quoi ressemblera le monde lorsque la température du globe sera supérieure de 5 degrés à celle d’aujourd’hui ? On est en droit de s’attendre à des changements aussi importants que ceux qui ont transformé la terre du paléolithique.

De plus ils surviendront beaucoup plus rapidement. Ils auront aussi un impact beaucoup plus fort puisque les humains sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux. 

Personnellement, je m’attends à vivre une catastrophe sans nom, avec encore plus de catastrophes naturelles (cyclones, sécheresses, incendies…), plus de guerres (déplacement de population, épidémies…). Une sorte d’apocalypse engendrée par la folie des hommes.

 

 

 

 

par Miteny publié dans : L'avenir.
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Lundi 17 octobre 2005

Miky, patriot.

 Puisque je n’ai rien compris semble-t-il, je vais simplement vous demander de me dire où est l’erreur (on se place toujours dans l’hypothèse clone). 

 

 

  

En m’adressant à l’un de vous : 

Si quelqu’un te frappe, est-il possible que tu aies mal ? Si oui, tu sais ce que signifie avoir conscience de la douleur. Donc la phrase B « tu as mal » a un sens. (1)

 Soit A la phrase suivante : « un corps de modèle P ou M (P si je m’adresse à patriot et M si je m’adresse à Micky) en fonctionnement normal est frappé très fortement ». A implique B est faux (exemple du clone). (2)

 Supposons (C) néanmoins que quelque chose (que l’on nommera K) de matériel, de concret (qui peut être simple ou très complexe, qui peut être aussi tout le corps) « fabrique » ta conscience de la douleur. Puisque ce quelque chose existe physiquement, il est obligatoirement localisé dans ton corps (et plus probablement dans ton cerveau). (3)

 Cela implique qu’il fait partie de n’importe quel corps de type P (hypothèse initiale du clonage parfait). (4) 

 Dans ce cas là on aurait effectivement A implique l’activation de K qui implique B (par définition de K) (5), soit A implique B, ce qui est faux. La supposition C est donc fausse. 

 

 

Je vous demande simplement de m’indiquer où mon raisonnement est faux. 

PS : Miky, j’ai lu certains des articles que tu m’as donnés. Et je n’ai pas tout compris. Je doute donc de la clarté de la pensée de leurs auteurs (j’ai lu Dokic plusieurs fois : je n’ai toujours pas compris ce qu’il voulait dire). Peut-être ai-je tort. Mais alors, dans ce cas là, je te demande humblement te m’expliquer où est mon erreur et de ne pas me dire « tu te trompes, c’est écrit dans l’article de machin » : c’est simple, il n’y a que 5 points. 

Je ne cherche qu’à comprendre. 

Et puis Jérôme Dokic ne dit-il pas lui-même : « Ma conclusion générale est que la notion de perception interne n’est pas foncièrement incohérente, et que la critique du langage privé laisse ouvertes certaines options ontologiques, des options qui relèvent de l’ontologie de l’esprit ».

 

 

 

 

 

par Miteny publié dans : Démonstration.
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